Des vers amoureux - Page 2 - Forum Littérature & poésie

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Auteurs: Messages:
licornebleue
licornebleue
7 Mai 2017 à 00:39

Navigator, le poème sioux, net et simple comme la nature ; ça mà plu. Merci
Et, Bernb, quelle belle traduction ! Merci !
Voici un autre poète, un autre siècle mais le même sentiment :

Un relámpago apenas

Besas como si fuese a comerme.
Besas besos de mar, a dentelladas.
Las manos en mis sienes y abismadas
nuestras miradas. Yo, sin lucha, inerme,

me declaro vendido, sin vencerme
es ver en ti mis manos maniatadas.
Besas besos de Dios. A bocanadas
bebes mi vida. Sorbes, sin dolerme,

tiras de mi raíz, subes mi muerte
a flor de labio, Y luego, mimadora,
la brizas y las rozas con tu beso.

Oh Dios, oh Dios, si para verte
bastara un beso, un beso que se llora
después, porque ¡oh, por qué! no basta eso.


Blas de Otero (1916-1979)

navigator
navigator
7 Mai 2017 à 00:44

I know not whether you have been absent:
I lie with you; I rise up with you;
In my dreams you are with me.
If my eardrops tremble in my ears, I know it is you moving within my heart.

Love Song from the Nahuatl Tribe

[ édité le 7 Mai 2017 à 00:45 par navigator ]
bernb
bernb
7 Mai 2017 à 09:22

Jouissance.

Recueil : Poésies (1658)

Aujourd'hui dans tes bras j'ai demeuré pâmée,
Aujourd'hui, cher Tirsis, ton amoureuse ardeur
Triomphe impunément de toute ma pudeur
Et je cède aux transports dont mon âme est charmée.

Ta flamme et ton respect m'ont enfin désarmée ;
Dans nos embrassements, je mets tout mon bonheur
Et je ne connais plus de vertu ni d'honneur
Puisque j'aime Tirsis et que j'en suis aimée.

ô vous, faibles esprits, qui ne connaissez pas
Les plaisirs les plus doux que l'on goûte ici-bas,
Apprenez les transports dont mon âme est ravie !

Une douce langueur m'ôte le sentiment,
Je meurs entre les bras de mon fidèle Amant,
Et c'est dans cette mort que je trouve la vie.


Marie-Catherine de Villedieu.
(1632-1683)

navigator
navigator
7 Mai 2017 à 10:37

Siam, probably mid- 19th century

The Deer Hunter
You lift your eyebrows,
You smile at me with apparent feelings,
You Lure me to love where there is no love.
My heart is smitten with your sharp eyes.

I am not sure,
if confident I will die like a fool;
You are a deer hunter who aims long;
You pretend not to shoot but you do.

Stretching your bow you look at me;
If you are ready, shoot immediately,
Shoot straight at my heart; once you aim do not delay.

It is more painful the way you aim and withdraw. Just shoot me.

licornebleue
licornebleue
7 Mai 2017 à 13:33

Bravo aux deux et mille mercis !

licornebleue
licornebleue
8 Mai 2017 à 19:59

Et maintenant, un classique français que j'adore au point de le garder dans ma mémoire (ou presque)

La pauvre fleur disait au papillon céleste :
- Ne fuis pas !
Vois comme nos destins sont différents. Je reste,
Tu t'en vas !

Pourtant nous nous aimons, nous vivons sans les hommes
Et loin d'eux,
Et nous nous ressemblons, et l'on dit que nous sommes
Fleurs tous deux !

Mais, hélas ! l'air t'emporte et la terre m'enchaîne.
Sort cruel !
Je voudrais embaumer ton vol de mon haleine
Dans le ciel !

Mais non, tu vas trop loin ! - Parmi des fleurs sans nombre
Vous fuyez,
Et moi je reste seule à voir tourner mon ombre
A mes pieds.

Tu fuis, puis tu reviens ; puis tu t'en vas encore
Luire ailleurs.
Aussi me trouves-tu toujours à chaque aurore
Toute en pleurs !

Oh ! pour que notre amour coule des jours fidèles,
Ô mon roi,
Prends comme moi racine, ou donne-moi des ailes
Comme à toi !

Victor Hugo (Les Chants du Crépuscule)

navigator
navigator
8 Mai 2017 à 22:02

Superbe, emouvant. Merci Licornebleue.

Hier deux poemes me sont venus a l esprit alors je les ai ecrits. Je vous les soumet, Licornebleue, et autres lecteurs, en toute pudeur litteraire. Mes vers sont en Anglais. Et bien les voici.

I know not
As if carried by the air,
You drop in and quickly disappear.
I know not when you come,
I know not when you go.
So I lay in wait with a net,
In the hope of catching you.
And holding you to the light, I say
Pray stop for a while
That I may peck your lips
With a kiss,
A kiss ever sweet,
And breathe in your ear words of intimacy.

I saw You
I saw you in the crowd - but briefly,
Yet the sight of your face moving within the surf of heads,
Alien all of them,
That glimpse of you took my breath away.

Like a hawk, my heart flew
And searched in that moving sea,
For the prey that my instinct had recognized,
arisen from the past - far,
faraway in the history of our lives.

My heart sought and sought until its wings tired,
Saddened by the failed search for your face
That had taken my breath away
And bloomed sweet hopes of happiness.

The seconds - all too brief - the glimpse of your perfection
grasped In the gray sea of anonymity -
The flux, the routine -
Burnt the shadow of passion in my soul.

The Pain won't leave me be,
For when it steps away I call it back
And say "stay, dearest. Stay until I find you."

And when I do, which I know I shall,
And bind you to me once more
As in other lives that we shared.

And cover you with kisses and caresses, I will,
As in the far, faraway past.

licornebleue
licornebleue
11 Mai 2017 à 01:34

Beau poème, plus beau poète ! Bravo ! D'une certaine manière, je crois, que nous nous sentons tous pareil ici, sur le net !
Mercis mille, ami !

palledon
palledon
11 Mai 2017 à 08:00

Pourquoi mon poème sur eve angeli a t'il été censuré ?
je demande audience auprès des moderateurs.

licornebleue
licornebleue
12 Mai 2017 à 01:13

Désolé, palledon ! Je n'en sais rien. Je n'ai pas lu ton poème, mais, par principe, je refuse toute censure. J'espère qu'un modérateur pourra t'expliquer.

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