Tout ce que tu peux faire, moquette, c'est la soutenir, si tu en as la force et l'envie. Tu peux aussi lui présenter ses choix: elle peut porter plainte (même si ça ne débouche pas sur une inculpation, le fait que la plainte est enregistrée peut faire avancer d'autres choses, ultérieurement, éventuellement), elle peut consulter des assistants sociaux, elle peut demander refuge dans un foyer pour femmes, elle peut assister à des groupes de support. Si elle choisit une de ces options, je souhaite qu'elle ait une amie, et même plusieurs, prête à l'accompagner dans ses démarches. Cependant, il s'agit de son parcours, de ses choix, même s'ils ne semblent pas être les meilleurs, il demeure crucial qu'elle garde le contrôle de ses choix, au moins.
Quant aux enfants, en effet, il est préférable, ou plus sûr, qu'ils soient suivis par des pros, et la probabilité qu'un tel environnement leur occasionne de sérieux soucis est réelle, cependant, gardons en tête que la majorité des enfants sont extrêmement résilients et ne finissent pas tous en sociopathes violents et incontrôlables... C'est plutôt démoralisant, quand on subit un traumatisme étant jeune, de voir tous les adultes, les médias, les étrangers et j'en passe, prétendre que toute notre vie est foutue d'avance et qu'on est endommagés, condamnés à de longues thérapies. Alors qu'en vérité, beaucoup de personnes très créatives, et aux actes très bénéfiques pour la communauté ont vécu une jeunesse terrible. Gardons espoir. |
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