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A ma moitié (Métaphore) - Littérature & poésie

Sujet de discussion : A ma moitié (Métaphore)
  • alison-emma Membre pionnier
    alison-emma
    • 14 janvier 2014 à 08:00
    J'avais besoin de toi. J'espérais ta présence
    Et pourtant n'osais plus affronter ton regard.
    Je maudissais mon cœur, ma honte et ton silence
    Deux mots, tenacement, battaient mon front : trop tard !

    Ton appel est venu. Et devant ce message
    Pleine d'un bouillonnement secret, mystérieux,
    Je n'ai pu retenir mon âme davantage
    Tout mon être attendait l'épreuve de tes yeux.

    Je me souviens : La rue était froide, inhumaine,
    La foule était sans forme, indifférente, ailleurs,
    La nuit, lourde de bruits, se fermait à ma peine
    Et le monde était laid, gris à travers mes pleurs.

    Soudain, tu apparu, mon sang battit plus fort.
    Ton nom croisa le mien, tous deux se reconnurent
    Gauchement, j'embrassais ta joue, et ton accord
    Me surprit et m'émut bien plus que des injures.

    La rue nous emporta, ce n'était plus la même,
    Ma main tremblait de peur sur ta main retrouvée.
    Tu posais des questions. Je répondais : je t'aime
    Notre vie s'arrêta : elle était arrivée.

    Ce que nous avons dit après n'a plus de sens.
    Les mots, tout émoussés d'amour, ne blessaient plus.
    Si nous avons parlé, ce fut avec nos sens.
    Des mots, ah ! Nos Ьаіsегs en disaient beaucoup plus.

    Ta voix m'enveloppait, tes yeux baignés de larmes
    Étaient d'une douceur à se mettre à genoux.
    Jamais, Ô mon amour, tu n'eus autant de сhагmеs,
    Jamais instant ne fut plus terrible et plus doux.

    J'aurais voulu donner le reste de ma vie
    Ou suspendre le temps pour payer de retour
    Un don si merveilleux. Il me venait l'епvіе
    De rester dans tes bras pour y mourir d'amour.

    Nous sommes retournées à la petite auberge
    Où nous avions passé le premier rendez-vous.
    Nous n'avons rien mangé. Le destin comme un cierge
    Veillait le dernier soir que nous avions à nous.

    Tu luttais contre toi, contre notre tendresse.
    L'air était tout chargé d'un immense désir
    Tu cherchais mon Ьаіsег en craignant ta faiblesse,
    Tu me tendais les mains en cachant ton рlаіsіг.

    Tu regardas ta montre, méchante bête sourde,
    Tu dis : il faut partir et je compris soudain
    Que jamais, plus jamais, ma pauvre tête lourde
    Ne viendrait reposer sur ton sеіп.

    Je n'ai pas fait de cris, je n'ai pas eu de larmes,
    Mon esprit était vide et mon cœur était mort.
    Stupide et consentante, j'ai rendu les armes,
    Vaincue par ton amour plus que par mes remords.

    Je te quittais. La nuit se referma sur toi.
    Et je suis restée seule dans l'ombre et dans l'oubli.
    … Alors sont remontés d'un coup du fond de moi
    Tous les sanglots et les regrets et les plaintes de l'infini.

    J'ai gémi aux étoiles comme une enfant perdue,
    Rompue, brisée, meurtrie d'une invisible chaîne.
    J'ai pleuré mon bonheur enfui, cassé, perdu
    Dans l'abîme inconnu d'une impossible haine.

    J'ai touché le plus creux de la douleur offerte.
    Et là, dans l'agonie et le déchirement
    De la chair et du cœur, mon âme, découverte,
    A su que notre amour, racheté de ma perte
    Durerait éternellement.

    Alison Emma
  • nigivir Membre élite
    nigivir
    • 14 janvier 2014 à 10:16
    C'est magnifique! Merci!
  • arthurdu31 Membre habitué
    arthurdu31
    • 14 janvier 2014 à 14:39
    C'est triste tout sa... Mais tellement beau
  • alison-emma Membre pionnier
    alison-emma
    • 15 janvier 2014 à 08:12
    Merci Hasbenn et je sais que quelque part dans ta vie cela te parle...

    Mais non Arthur faut pas te briser le coeur ! La fin ne finit-elle pas sur une formidable note d'espoir ?
  • misscerise--x3 Membre occasionnel
    misscerise--x3
    • 16 janvier 2014 à 19:26
    Moi meme, ecrivant des poemes, je trouve celui ci magnifique :)

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