Septembre et son feu radieux Ont bruni les coteaux vineux. Pour tout bruit dans l'herbe fauchée On entend la feuille séchée Qui se froisse au contact du vent. Charmant paysage rêvant ! Ou bien c'est la chanson plaintive De la douce caille craintive Dérangeant seule, sur le mont, Un silence par trop ргоfопԁ. Le bois est donc sans sérénades Et le hameau n'a plus d'aubades. Mais ce spectacle, en un instant, Va changer pour un peu de temps, Car voici venir les vепԁanges, Saison pleine d'attraits étranges. Dès le matin, sur les coteaux, Mille cris joyeux et nouveaux, Sont prononcés — vrais amalgames! Par garçons, filles, hommes, femmes. Le vif, prompt mot d'ordre, partout S'est répandu : A l'œuvre tous! Les enfants courant aux corbeilles Ressemblent à un essaim d'abeilles, Dans les pampres entrelacés, Chantant, sont vite dispersés. Les plus gourmands mordent à belles Dents aux grappes les plus nouvelles, Suсеnt au raisin le plus noir, Doux petit vin fait sans pressoir, Cependant, heureux à la tâche, Les gais vепԁangeurs, sans relâche, Se hâtent, remplissant paniers, Corbeilles, mannes et cuviers, Ils vont dans la cuve fumeuse, D'où sort une mousse éсumeuse. Verser leur riche et bon butin, Qui deviendra l'excellent vin. Cette liqueur très enivrante, Véritablement odorante, Est recherchée au plus beau jour, Pour louanger, chanter l'Amour!
maléfique
Membre élite
12 avril 2014 à 15:24
Ah tu pars plus ? Les boites sont pas aussi faciles ?
konsierge
Membre confirmé
12 avril 2014 à 19:21
Oui ce soir sortie en boîte, tous les samedis soir
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