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Aux paysans italiens de Fontamara - Littérature & poésie

Sujet de discussion : Aux paysans italiens de Fontamara
  • sergeclimax69007 Membre suprême
    sergeclimax69007
    • 22 septembre 2012 à 18:24
    ["Fontamara" est un grand roman d'Ignazio Silone, de l'année 1934, sur les "péquenots", les paysans dépourvus de toute terre fertile et dont un latifuпdiaire (un grand propriétaire) détourne jusqu'au ruisseau qui irrigue leurs maigres champs, sous le régime de Mussolini.]

    Crevassées sont les mains, entassées
    Les maisons, qui se blottissent au noir
    D'un soleil d'effroi ; il reste à boire
    Les poussières épandues et vannées

    Des grains qui sont maigres et concassés
    Sur l'aire où pleut la sueur d'espoir
    D'une autre levée, d'un autre soir
    Où viendrait en corolle une année

    En son entier un chant de pinson
    Se dressant en volutes, éclatante
    A la fraicheur d'une onde où il vente

    Une brise-étourneau, un sillon
    De ce vent qui défend de ces larmes,
    Et ne jette au cœur aucune alarme.
  • sergeclimax69007 Membre suprême
    sergeclimax69007
    • 22 septembre 2012 à 23:01
    En hommage aux paysans pauvres, les "cafoni", de Fontamara.


    Noire est la nuit et le Ciel n'a pas de fenêtre
    Par où ce Dieu prêché aurait pu décevoir
    La fourbe, les роmреs et les brûlants ostensoirs,
    L’appareil de pourpre où des prêtres à des êtres

    De puissance et de gloire en viennent à paraître
    De simples ustensiles offerts à leurs pouvoirs ;
    Noire est la nuit sans fond, et dorment en leurs manoirs
    De terre recuite une théorie de spectres

    Avant l'aube levés, à la lumière allés,
    Un crouton frotté d'ail dans leur sac tгапspercé,
    Le courage repris aux forces de la nuit,

    Pour mettre un pied devant l'autre dessus les sentes ;
    Et à leurs côtés marchent , effleurant, qui les hantent,
    Ceux qui les précédèrent, et ceux qui ont suivi.
  • lefablio Membre élite
    lefablio
    • 23 septembre 2012 à 01:25
    Pas une fenêtre pour crier dieu
    Que le labeur est rude
    sur ce sentier de la mort....
    Dieu n'est plus, dieu n'est pas,
    s'esclaffe le latifuпdiaire...
    Dieu c'est moi, j'al le droit de vie, de mort.....
    Creusez , creusez...votre ornière...

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