Connexion :

Avez-vous jamais été méprisés ?

Sujet de discussion : Avez-vous jamais été méprisés ?
  • sergeclimax69007 Membre suprême
    sergeclimax69007
    • 7 décembre 2010 à 02:37
    -- Je me rappelle un Serge adolescent, accablé de tics, désarticulé, faisant rire les gens bien portants, au Restaurant Universitaire ; montré du ԁоіgt et désigné au rire qui sanctionne le ridicule d'une présence incongrue ; doté d'une pathologie incompréhensible et bizarre (dyskinésie avec torticolis) qui prêtait à rire alors que j'avais les plus grandes peines à me mouvoir et à concentrer le faisceau de mon esprit sur une continuité de pensées ; obstiné à poursuivre des études pour ne pas laisser mourir ce que j'étais et suis devenu.

    --- Dernièrement, j'ai de nouveau rencontré le mépris... dans la personne d'un vieux Monsieur dans mon immeuble, qui se redresse en me voyant et fait porter son regard au-delà et au travers de moi, et grommelle, qui ne me dit pas "bonjour" & à qui je persiste maintenant à dire "bonjour", parce que ne pas le dire à un voisin est du mépris ; il ne me dit pas bonjour parce que nous différons politiquement (certes) mais, surtout, parce que je vivais avec un compagnon, sans me dissimuler, compagnon que j'aimais vraiment malgré tout, malgré mes défauts et sa personnalité difficile. "Péché" impardonnable & signe à ses yeux d'une chose incompréhensible !!!

    --- Et tout récemment, j'ai rencontré le mépris dans l'installation d'une роmре à сhаlеuг par mon voisin immédiat, sans les silencieux et autres dispositifs qui -paraît-il- "atténuent les bruits" : et pendant un mois et demi, jusqu'à ce que le propriétaire de mon logement avertisse la régie de travaux de percement de murs de façade sans autorisation, j'aurai vécu la fragmentation et la destruction de mes soirées par un souffle рéпétгапt -par son bruit- dans mon logement.

    Le mépris consiste en ce que ce voisin, voulant économiser, a mis à fonctionner son installation incomplète (et dont je doute qu'elle soit vivable dans un immeuble d'habitation collective), a été averti par moi du caractère insupportable de cette installation dans ses conséquences, troublant tout le calme d'une arrière-cour, d'abord verbalement puis par lettre recommandée, et qu'il a fallu la sacro-sainte notion de propriété, de copropriété mise en action par le proprio de mon logement pour que je sois "entendu".

    --- Ceci pour faire pendant à mes réflexions sur la destruction du système de santé, des services publics (dont la Poste) dans un "post" voisin : un témoignage sur ce qu'est le mépris, sous diverses formes, à diverses époques ; un témoignage sur ce qui me touche en tant qu'individu singulier & non en tant que citoyen (c'est en tant que citoyen que je suis touché par ce que l'on a fait des services publics dans les pays de l'Union Européenne, dont la France).
  • atros666 Membre élite
    atros666
    • 7 décembre 2010 à 06:24
    Ben dis donc ta pas la peche toi en ce moment.....
  • baroudeur Membre expérimenté
    baroudeur
    • 7 décembre 2010 à 07:04
    Cher Serge,
    Je ne suis pas d'accord sur le terme utilisé pour qualifier ces personnes, parce que leur attitude est de type comportemental. Le mépris c'est l'indifférence, c'est l'ignorance. Il ne s'agit pas de dédain parce que les individus dont tu parles ne se désintéressent pas de toi. Au contraire. S'agissant du premier, il suffit de se référer à la chanson de Brel , car certains "vieux", si ce n'est plusieurs (l'âge??) n'aiment plus la vie parce qu'ils n'aiment pas les jeunes. Seraient-ils jaloux? Leur hargne est donc tournée vers les autres qu'ils agressent par le regard, le comportement. Je dirais qu'en agissant ainsi ils affirment leur présence, ils revendiquent leur part dans l'espace et leur attachement au temps. Ce que tu appelles indifférence est un appel, une revendication. Par ailleurs, je ne crois pas que le fait d'avoir vu ton compagnon soit la cause de ce regard réprobateur. Il est possible qu'il soit un homosexuel refoulé ou qui aimerait y goûter. Donc c'est à toi de mépriser au sens propre du terme en suivant l'adage américain qui dit "forget it" dans le sens de considérer qu'il n'existe pas et non d'oublier. Quant au réparateur c'est un type malhonnête qui n'est pas digne de ton mépris puisque son attitude est vénale.
    Bises
  • baroudeur Membre expérimenté
    baroudeur
    • 7 décembre 2010 à 07:21
    Pour répondre à ta question qui interroge ton interlocuteur . A-t-il été méprisé? En ce qui me concerne, je ne pense pas avoir prêté attention à cette manifestation de la souffrance. C'est un complexe, car il s'agit bien de complexe, donc d'un sentiment d'infériorité refoulée ou de supériorité mal exprimée, les deux se confondant. Pour conclure je dirai celui qui affiche cette attitude hostile souffre plus que cet autre qui est l'objet de son agressivité, si toutefois on peut la juger ainsi.
  • so18 Membre élite
    so18
    • 7 décembre 2010 à 08:43
    Pour répondre à ta question qui interroge ton interlocuteur . A-t-il été méprisé? En ce qui me concerne, je ne pense pas avoir prêté attention à cette manifestation de la souffrance. C'est un complexe, car il s'agit bien de complexe, donc d'un sentiment d'infériorité refoulée ou de supériorité mal exprimée, les deux se confondant. Pour conclure je dirai celui qui affiche cette attitude hostile souffre plus que cet autre qui est l'objet de son agressivité, si toutefois on peut la juger ainsi.

    Je suis assez d'accord, et effectivement, je souhaite de trouver la paix, très belle journée à toi.
  • titange55 Membre élite
    titange55
    • 7 décembre 2010 à 08:47
  • sergeclimax69007 Membre suprême
    sergeclimax69007
    • 7 décembre 2010 à 21:14
    Ben dis donc ta pas la peche toi en ce moment.....

    Oh, ce ne sont pas le sujets prétendument "gais" qui témoignent d'une bonne santé ; je me sens, au contraire une "pêche" d'enfer.

    Et mes hauts, puis mes bas ne sont pas pires que d'habitude. Entre deux tranches de musique, un petit retour à quelques épisodes de vie vécue peut -heureusement- susciter chez quelques-uns des remarques.
    Et puis, nous ne sommes pas là pour -toujours- alimenter l'insouciance chez les autres.

    Il y a des variations musicales.

    La plupart du temps, ici, on varie sur l'homophobie.

    Moi, je fais quelques variations sur ce que j'englobe dans un mépris s'adressant ou s'étant adressé à moi, outre l'homophobie. Je serais Noir Américain, et forcément descendant d'еsсlаvеs, et ayant de ce fait à traîner une longue chaîne de mépris et de rabaissements que je vous en ferais part, tout pareillement.
  • sergeclimax69007 Membre suprême
    sergeclimax69007
    • 7 décembre 2010 à 21:34
    Cher Serge,
    Je ne suis pas d'accord sur le terme utilisé pour qualifier ces personnes, parce que leur attitude est de type comportemental. Le mépris c'est l'indifférence, c'est l'ignorance. Il ne s'agit pas de dédain parce que les individus dont tu parles ne se désintéressent pas de toi. Au contraire. S'agissant du premier, il suffit de se référer à la chanson de Brel , car certains "vieux", si ce n'est plusieurs (l'âge??) n'aiment plus la vie parce qu'ils n'aiment pas les jeunes. Seraient-ils jaloux? Leur hargne est donc tournée vers les autres qu'ils agressent par le regard, le comportement. Je dirais qu'en agissant ainsi ils affirment leur présence, ils revendiquent leur part dans l'espace et leur attachement au temps. Ce que tu appelles indifférence est un appel, une revendication. Par ailleurs, je ne crois pas que le fait d'avoir vu ton compagnon soit la cause de ce regard réprobateur. Il est possible qu'il soit un homosexuel refoulé ou qui aimerait y goûter. Donc c'est à toi de mépriser au sens propre du terme en suivant l'adage américain qui dit "forget it" dans le sens de considérer qu'il n'existe pas et non d'oublier. Quant au réparateur c'est un type malhonnête qui n'est pas digne de ton mépris puisque son attitude est vénale.
    Bises

    --- Baroudeur, je ne crois pas être d'accord avec ta définition du mépris ; dans les trois cas il y a volonté de nuire ; le vieux voisin est un homophobe de première qui lors de la venue de pompiers (dont un gay que connaissait mon compagnon), pour dénicher des abeilles, n'avait rien de plus pressé que de clamer à tous ces (beaux) gars "Il se passe des choses bizarres ici", avec un ton de sous-entendu lourd ; ce n'est pas de l'indifférence, c'est асtіf, c'est ce que -moi- j'appelle du mépris ; les premiers, des étudiants dits "normaux", proprets sur eux, dans mon souvenir se foutaient ouvertement de ma gueule, parce qu'ils sentaient forts d'être en groupe & forts de mon handicap qui me fermait la porte de leur empathie, de leur connivence générationnelle, et ce souvenir reste marqué comme du mépris ; quant à mon voisin qui installe sa роmре à сhаlеuг n'importe comment et attend les coups de semonce du syndic pour l'arrêter, il fait preuve du mépris ordinaire envers ceux que l'on croit sans recours, car si je n'avais pas sainement réagi d'une juste agressivité par des courriers, il poursuivrait.

    --- Autre chose, Baroudeur, est de me ronger pour ça : tu as raison.

    --- Il y a un moment où l'explication des processus psychiques en œuvre chez les autres peut soulager, puisque l'on "comprend" (apparemment) les motifs de leurs comportements (qui ne sont PAS VIDES D'AFFECTS DIRIGES CONTRE...) ; et il y a un autre moment où il faut se dire que le mépris existe, quelles que soient ses racines, et qu'il mérite d'être qualifié comme tel.
    HÉLAS !!!
  • sergeclimax69007 Membre suprême
    sergeclimax69007
    • 7 décembre 2010 à 21:56
    Pour répondre à ta question qui interroge ton interlocuteur . A-t-il été méprisé? En ce qui me concerne, je ne pense pas avoir prêté attention à cette manifestation de la souffrance. C'est un complexe, car il s'agit bien de complexe, donc d'un sentiment d'infériorité refoulée ou de supériorité mal exprimée, les deux se confondant. Pour conclure je dirai celui qui affiche cette attitude hostile souffre plus que cet autre qui est l'objet de son agressivité, si toutefois on peut la juger ainsi.

    Tu évoques, Baroudeur, une intéressante genèse du mépris, prenant racine dans le fait de l'avoir subi, et -dans une identification au "méprisant"/agresseur, passant du раssіf à l'асtіf, devenir soi-même méprisant.
    Il est certain qu'afficher du mépris envers autrui, ou le pratiquer, n'est pas le signe que l'on va pour le mieux.
    -- Merci pour ce dialogue je reviendrai à ce que tu as écrit plus tard, quand ça sera moins сhаuԁ pour moi !!!
  • plumedange Membre pionnier
    plumedange
    • 8 décembre 2010 à 16:53
    Je ne sais pas ci un jour j'ai deja etait meprisé mais par contre moi je meprise beaucoup de gens qui je pensent le meritent
    dans ce monde il est difficile de supporter tout le monde

Pas encore inscrit ? Crée ton profil en quelques clics seulement !