Cher Serge,
Je ne suis pas d'accord sur le terme utilisé pour qualifier ces personnes, parce que leur attitude est de type comportemental. Le mépris c'est l'indifférence, c'est l'ignorance. Il ne s'agit pas de dédain parce que les individus dont tu parles ne se désintéressent pas de toi. Au contraire. S'agissant du premier, il suffit de se référer à la chanson de Brel , car certains "vieux", si ce n'est plusieurs (l'âge??) n'aiment plus la vie parce qu'ils n'aiment pas les jeunes. Seraient-ils jaloux? Leur hargne est donc tournée vers les autres qu'ils agressent par le regard, le comportement. Je dirais qu'en agissant ainsi ils affirment leur présence, ils revendiquent leur part dans l'espace et leur attachement au temps. Ce que tu appelles indifférence est un appel, une revendication. Par ailleurs, je ne crois pas que le fait d'avoir vu ton compagnon soit la cause de ce regard réprobateur. Il est possible qu'il soit un homosexuel refoulé ou qui aimerait y goûter. Donc c'est à toi de mépriser au sens propre du terme en suivant l'adage américain qui dit "forget it" dans le sens de considérer qu'il n'existe pas et non d'oublier. Quant au réparateur c'est un type malhonnête qui n'est pas digne de ton mépris puisque son attitude est vénale.
Bises
--- Baroudeur, je ne crois pas être d'accord avec ta définition du mépris ; dans les trois cas il y a volonté de nuire ; le vieux voisin est un homophobe de première qui lors de la venue de pompiers (dont un gay que connaissait mon compagnon), pour dénicher des abeilles, n'avait rien de plus pressé que de clamer à tous ces (beaux) gars "Il se passe des choses bizarres ici", avec un ton de sous-entendu lourd ; ce n'est pas de l'indifférence, c'est асtіf, c'est ce que -moi- j'appelle du mépris ; les premiers, des étudiants dits "normaux", proprets sur eux, dans mon souvenir se foutaient ouvertement de ma gueule, parce qu'ils sentaient forts d'être en groupe & forts de mon handicap qui me fermait la porte de leur empathie, de leur connivence générationnelle, et ce souvenir reste marqué comme du mépris ; quant à mon voisin qui installe sa роmре à сhаlеuг n'importe comment et attend les coups de semonce du syndic pour l'arrêter, il fait preuve du mépris ordinaire envers ceux que l'on croit sans recours, car si je n'avais pas sainement réagi d'une juste agressivité par des courriers, il poursuivrait.
--- Autre chose, Baroudeur, est de me ronger pour ça : tu as raison.
--- Il y a un moment où l'explication des processus psychiques en œuvre chez les autres peut soulager, puisque l'on "comprend" (apparemment) les motifs de leurs comportements (qui ne sont PAS VIDES D'AFFECTS DIRIGES CONTRE...) ; et il y a un autre moment où il faut se dire que le mépris existe, quelles que soient ses racines, et qu'il mérite d'être qualifié comme tel.
HÉLAS !!!