Connexion :

Besoin de parler... (page 2)

Sujet de discussion : Besoin de parler...
  • jakou61 Membre élite
    jakou61
    • 23 décembre 2011 à 16:27
    "Syndrome du bébé secoué" ? C'est une maladie répertoriée, ça existe ?

    Qu'est-ce que cela veut dire, d'après ce que je crois comprendre, sinon qu'un père a secoué son enfant jusqu'à le faire mourir ?

    Je crois que les choses doivent être appelées par leur nom : c'est pour le moins un homicide, volontaire ou involontaire ; et j'espère que la justice s'en mêle, parce que, ce qui importe dans cette histoire, ce n'est pas seulement la fragilité de la constitution d'un enfant, mais au-delà la fragilité de toute vie humaine.

    Si un père peut donner la mort à son enfant, et que l'on masque cela par une formule médicale, un euphémisme, il y a un mensonge social, et il n'y a plus de limites qui protègent la vie humaine.

    Peut-être que commencer à parler des "choses", douloureuses et difficilement formulables, consiste en l'évacuation et en l'élimination de ces formules qui relativisent, qui rendent indolore, parce qu'elles masquent par un euphémisme et une formule d'apparence médicale un acte de violence ?

    Je ne suis pas l'ami de ton amie ; je ne suis pas le père qui a secoué son enfant ; mais - vu de loin - il me semble que le premier devoir est celui de la vérité ; et la vérité est liée à l'emploi des mots justes : un enfant est mort d'avoir été maltraité, tels sont les mots justes et cruels.

    Et la vérité n'est jamais gaie ; elle implique une prise de position : prendre le parti de la netteté.

    Bon courage dans ces moments difficiles !

    que de compation c'est affolant. pour l'auteur du post.....
  • jakou61 Membre élite
    jakou61
    • 23 décembre 2011 à 16:59
  • biibou Membre pionnier
    biibou
    • 23 décembre 2011 à 16:59
    "Syndrome du bébé secoué" ? C'est une maladie répertoriée, ça existe ?

    Qu'est-ce que cela veut dire, d'après ce que je crois comprendre, sinon qu'un père a secoué son enfant jusqu'à le faire mourir ?

    Je crois que les choses doivent être appelées par leur nom : c'est pour le moins un homicide, volontaire ou involontaire ; et j'espère que la justice s'en mêle, parce que, ce qui importe dans cette histoire, ce n'est pas seulement la fragilité de la constitution d'un enfant, mais au-delà la fragilité de toute vie humaine.

    Si un père peut donner la mort à son enfant, et que l'on masque cela par une formule médicale, un euphémisme, il y a un mensonge social, et il n'y a plus de limites qui protègent la vie humaine.

    Peut-être que commencer à parler des "choses", douloureuses et difficilement formulables, consiste en l'évacuation et en l'élimination de ces formules qui relativisent, qui rendent indolore, parce qu'elles masquent par un euphémisme et une formule d'apparence médicale un acte de violence ?

    Je ne suis pas l'ami de ton amie ; je ne suis pas le père qui a secoué son enfant ; mais - vu de loin - il me semble que le premier devoir est celui de la vérité ; et la vérité est liée à l'emploi des mots justes : un enfant est mort d'avoir été maltraité, tels sont les mots justes et cruels.

    Et la vérité n'est jamais gaie ; elle implique une prise de position : prendre le parti de la netteté.

    Bon courage dans ces moments difficiles !

    que de compation c'est affolant. pour l'auteur du post.....

    Pourquoi ?
    Je suis entièrement d'accord avec ce que dit Climax.
    Il utilise ses propres mots pour s'exprimer sur le sujet, qui ne sont peut-être pas compris par tous, mais sa réponse reste tout à fait correcte et pertinente !
  • laratathor Membre expérimenté
    laratathor
    • 23 décembre 2011 à 17:45
    "Syndrome du bébé secoué" ? C'est une maladie répertoriée, ça existe ?

    Qu'est-ce que cela veut dire, d'après ce que je crois comprendre, sinon qu'un père a secoué son enfant jusqu'à le faire mourir ?

    Je crois que les choses doivent être appelées par leur nom : c'est pour le moins un homicide, volontaire ou involontaire ; et j'espère que la justice s'en mêle, parce que, ce qui importe dans cette histoire, ce n'est pas seulement la fragilité de la constitution d'un enfant, mais au-delà la fragilité de toute vie humaine.

    Comment peut-on ignorer qu'un bébé ne tient pas sa tête, qu'il n'en a pas la capacité musculaire, que ses membres sont délicats ? L'ignorance est criminelle ; et on peut y avoir recours pour cacher les résultats d'une exaspération due aux cris d'un enfant que l'on veut faire taire...

    Si un père peut donner la mort à son enfant, et que l'on masque cela par une formule médicale, un euphémisme, il y a un mensonge social, et il n'y a plus de limites qui protègent la vie humaine.

    Peut-être que commencer à parler des "choses", douloureuses et difficilement formulables, consiste en l'évacuation et en l'élimination de ces formules qui relativisent, qui rendent indolore, parce qu'elles masquent par un euphémisme et une formule d'apparence médicale un acte de violence ?

    Je ne suis pas l'ami de ton amie ; je ne suis pas le père qui a secoué son enfant ; mais - vu de loin - il me semble que le premier devoir est celui de la vérité ; et la vérité est liée à l'emploi des mots justes : un enfant est mort d'avoir été maltraité, tels sont les mots justes et cruels.

    Et la vérité n'est jamais gaie ; elle implique une prise de position : prendre le parti de la netteté.

    Bon courage dans ces moments difficiles !

    Je suis d'accord avec toi, il faut appeler les choses tels qu'elles sont, mais par moment donner un autre nom permet de ne pas trop déballer le sujet et éviter des souffrances qui ne sont que deja trop nombreuses. alors oui le pere l'a tué...
    il sera également condamné, mais nos coeur ne cicatriseront jamais...

    Sinon merci arnaudusud tu m'as fais pleurer avec la musique
  • sergeclimax69007 Membre suprême
    sergeclimax69007
    • 24 décembre 2011 à 16:24
    Je sais bien que des périphrases - comme le dit l'auteur du sujet ci-dessus - servent à envelopper les choses, et à les mettre à distance, parce qu'elles sont trop vives et cruelles.

    Le but de ma réflexion concernant la nécessité de se défaire de ces périphrases visait, simplement, à la recherche nécessaire de la vérité : faire la lumière sur une mort tragique, pour que les non-dits, les non-formulés intérieurs et l'hypocrisie sociale ne viennent pas miner, biaiser, pourrir la possibilité d'une vie après.

    La compassion est d'abord, certes, de ne pas se faire violence avec des mots qui seraient prématurés, mais elle consiste aussi dans le dévoilement progressif de la vérité. Par exemple :

    Cet enfant est-il mort d'une ignorance de son père quant à la fragilité des bébés ? Ce père est-il donc pardonnable ?

    Il me semble que ce que l'on appelle "le travail de deuil" (travail, parce que c'est laborieux, long et douloureux) ne peut s'appuyer que sur la franchise à l'égard des évènements, sinon l'on s'expose à porter en son for intérieur & pour toujours une mort tragique, et à devenir mélancolique.

    Hélas, penser ce qui est cruel ne peut s'éviter, et la lumière crue est cruelle.

    Et penser ce qui est cruel est d'autant plus nécessaire lorsque l'on en est à porter, comme un cerveau auxiliaire, comme un double supportant une peine trop grosse, un chagrin qui appartient d’abord à une amie.

    Alors, à compassion, compassion et demie par le devoir de vérité qui, seul, pourra saper les fondements d'un chagrin qui menace de s'installer, et de saisir et de contaminer les choses de la vie.

Pas encore inscrit ? Crée ton profil en quelques clics seulement !