Pour moi cette année c'est assez partculier.les autres années je passe les fêtes chez mon frère,mais un drame à endeuillé notre famille au mois d'aout.nous avons perdus 4 membres ,dans un accident de la route..
C'est l'aspect le plus troublant de ces fêtes dites "familiales".
Ceux que l'on a perdu, irrévocablement, se glissent, comme des ombres autour de la table.
Et lorsqu'un deuil est très récent, leur absence est d'autant plus présente.
Navré d'enfiler des banalités, les unes à la suite des autres.
Pour moi, cette année, je suis en train de prendre la résolution de ne passer les congés de Noël avec aucun des membres de ma famille, très dispersée (une mère en Bretagne, une sœur en Normandie, une autre sœur vers les Pyrénées, la seconde femme de mon père vers Saint-Étienne), et de parachever des travaux intellectuels en cours depuis trois années.
Je sais que j'aurai un coup de blues, à considérer ma solitude ; je vais pleurnicher ; mais il y a un moment, dans la vie, où il faut constater les distances qui séparent, les vies qui se disjoignent, les tâches prioritaires à accomplir ; un moment où, décidément, je ne pourrai pas satisfaire au doux et сhаuԁ rituel d'une réunion familiale, à laquelle il a toujours manqué plus de la moitié de MA famille, celle que je suis le seul à recomposer idéalement.
