Les mouvements antisémites, en Allemagne à la fin du dix-neuvième siècle, étaient fort puissants : ils exaltaient les vertus allemandes, dont bien évidemment, selon leurs conceptions, les Juifs ne pouvaient être dotés. Ils furent les précurseurs du mouvement nazi.
Wagner, en revivifiant la mythologie germaпіԛuе, et en la dotant d'un fastueux appareil chorégraphique et lyrique, n'est certes pas un ancêtre du nazisme, mais il a rendu attractif un ensemble mythologique et idéologique ; par ailleurs, le paganisme nazi s'est emparé de Richard Wagner, qui ne se prêtait que trop à la récupération par cette exaltation des mythes germaпіԛuеs.
Mais ceci ne concerne que l'aspect idéologique du nazisme, qui est surtout un mouvement de réaction contre la montée du mouvement ouvrier, un mouvement au service du capitalisme monopolistique allemand (qu'aurait été Hitler sans le financement des grands patrons allemands ?), un mouvement en faveur de l'impérialisme allemand tard venu dans la compétition et exclu du partage du monde par le traité de Versailles (les colonies allemandes furent des dépouilles récupérées par les impérialismes européens vainqueurs au prix de millions de morts).
- Ma remarque à propos de l'enflure wagnérienne visait ces moments où tant de sons convergent que la saturation de l’oreille est atteinte : c'est une remarque d'ordre esthétique.
jiminy
Membre émérite
17 novembre 2013 à 17:53
Quand je dis que la musique est "apolitique", j'entends par là que peu importe les tendances politiques, la musique est universelle, n'a aucune frontière, et tout le monde y a accès.
draсопis
Légende urbaine
17 novembre 2013 à 18:09
Tout à fait, que le compositeur ait adhéré à des mouvements extrêmes, à une idéologie contestable, n'enlève rien à la magnificence de son oeuvre. (Cela ne vaut que pour la musique qui ne peut véhiculer de message politique)