Dans le cadre du système de production capitaliste, la publicité n'a pas de limites ou de retenue : des anonymes réduites à un corps vепԁеnt leur pouvoir de séduction apparent, tout comme, chaque jour, sauf l'armée de réserve des chômeurs (fruit de la destruction des forces de production humaines par la recherche du profit maximal, recherche dévoratrice qui entraîne la disqualification et le rejet vers l'inexistence sociale de millions de personnes), nous vепԁons notre force de travail pour obtenir un salaire, sur le "marché du travail".
Dans ce cadre-là, une entreprise de cercueils polonaise, pour attirer le chaland, fait poser des femmes à demi-пuеs sur ses produits ; la mort, ainsi, en deviendrait plus sеху, plus courtoise, plus proche, voire aguicheuse, au point qu'on en reprendrait presque une portion.
"Mon fils a eu l'idée de créer un calendrier de l'entreprise pour que nous puissions, d'une manière moins sérieuse, plus jolie et colorée, montrer nos produits. La beauté des jeunes femmes polonaises et la beauté de nos cercueils s'accordent bien.", déclare la gérante de l'entreprise, qui ne concourt à aucun prix dédié à l'humour noir
Madame Zbigniew Lindner ajoute et puis se questionne : "Nous voulons monter qu'un cercueil est un produit et non un symbole religieux. Pourquoi est-ce que les gens ont peur des cercueils, et non des costumes, des cosmétiques ou des bijoux ?"
On ne rit pas ; il y a un "marché du travail" ; il y a un "marché de la mort" ; combinons les deux, dans ce que l'on appelle pudiquement "l'économie de marché", il y a un "marché de la main-d’œuvre pour vепԁге des cercueils".
Je vous renvoie à un lien vers un journal portugais, où en descendant, vous avez ce qu'en bon franglais on appelle la vidéo du "making of" : la manière dont s'est fabriqué le calendrier de cette année. Vidéo en anglais.
http://www.dn.pt/inicio/globo/interior.aspx?content_id=2864989&seccao=EuropaA la bonne vôtre.