Ensuite, un deuil normal ça dure en moyenne 1an, il faut généralement passer la date d'anniversaire du drame... C'est normal de souffrir, mais s'il se prolonge c'est un deuil pathologique et là aussi il faut pas hésiter à aller consulter.
Un truc m'interpelle ... ça existe vraiment un "Deuil normal" ? ou est-ce que c'est une connerie sortie tout droit des banalités usuelles à dire quand on ne sait pas ....
Non... je dis ça je dis rien. Alors Ô mon dieu que mon Deuil est long ... 5 ans dans 3 jours ! J'tape dans le world record là !
Un deuil c'est pour moi quelque chose qui doit prendre le temps qu'il faut, et qui dépend de la manière de chacun à le vivre, l'endurer dans les limites qui lui sont propres en terme de douleur et de ressenti.
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Après de ce qui est mon expérience certes sans doute beaucoup moins impressionnante, Colibiri. J'ai pu compter sur les gens que j'aime. Mais le plus dur est encore là. Ce manque, cette brutalité dans la disparition d'une personne. Ces évènements clés.
Et le pire, seul sans occupation fermer les yeux et revoir cet évènement qui nous mine.
Je t'apporte tout mon soutien, et bien que je sois à des lieues de ressentir ce que tu as eu à subir, je t'épaule !
Bisous ...
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PS : et puis les psys ............ VOILA hein
Parlons-en... C'est mon expérience propre et désastreuse avec la psychiatrie.
Mon médecin traitant suite au décès de mon homme m'avait préscrit quelque chose "pour dormir" un anxiolytique, que je prenais déjà régulièrement du fait de ma maladie. Bref. On m'a retrouvé une nuit endormi ргоfопԁémепt suite à la prise de ce médicament et on m'a enfermé en psychiatrie fermée pour "tentative de suicide" alors que ce n'en était pas une. S'en est suivie toute une période d'enfermement forcé de prendre toutes sortes de cocktails anti-dépresseurs et autres. Alors que je ne pouvais pas vraiment faire mon deuil celui-ci ayant été diagnostiqué comme dépression nerveuse catatonique grave... un deuil quoi ...
J'ai finalement réussi à m'en sortir de la psychiatrie a force de prendre sur moi, pour enfin faire en sorte de m'alléger le traitement que je puisse agir de la sorte à paraître bien, "jouer le bonheur" pour qu'on me laisse sortir. Une fois sorti j'ai pu recommencer ce que j'avais du achever pour sortir de mon hôpital. Recommencer le deuil, 6 mois plus tard... Je vous dis pas le regard des gens, je vous dis pas non plus le regard sur vous-même. J'étais rien ... une loque sociale... plus rien du tout.
Le plus long est venu en suite, mettre des mots sur l'indicible. Mettre des mots sur la connerie des amis qui ont cru bon de me faire interner (ces mots étaient en l'occurrence "toxique" et "gourmande") pour m'avoir ralenti dans mon cheminement.
J'ai arrêté bien rapidement mes traitement anti-dépresseurs en les vidant dans le siphon de mon évier. Cela ne m'aidait pas. Tout s'est améliorer grâce au soutien des vrais amis qui m'entouraient. Et que j'ai pu entreprendre grâce au long et sinueux chemins de la construction sociale : avoir un travail, avoir une situation sociale, des amis, des collègues...
La psychiatrie n'aide pas tout le monde. Et je ne suis pas d'accord de dire que mon deuil est pathologique comme le disait mon psychiatre que je vois encore pour le fun et faire рlаіsіг aux gens. Il est juste ce qu'il doit-être. Et je tiens encore à ajouter que CHACUN A SON RESSENTI. Et ce n'est certainement pas à nous/vous tous de juger de ce qui est "normal" ou "bien" ... on peu donner des pistes, des idées, mais pas juger...
Bisous à tous !
