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Comment viennent les mots ?

Sujet de discussion : Comment viennent les mots ?
  • sergeclimax69007 Membre suprême
    sergeclimax69007
    • 6 janvier 2011 à 00:43
    Il y eut à happer & à capturer des mots dans des livres ou au cours d'une jetée de sons ; il y eut à être possédé de ces mots & à les radiographier dans mes explosions nucléaires confinées ; il y eut à fréquenter ces choses fascinantes d'étrangeté &, en retour, à être passé au crible de sens prestement échappés.

    Il y eut à donner de ma substance à ces mots qui avaient ma clé, maudits fieffés, & à leur conférer le semblant d'une tournure éloignée d'un cri indéfiniment projeté.

    Il y eut des silences, allongés en arrière-fond, & des tгоuées embusquées faites de mots sauvegardés et dans le secret faufilés.

    Les mots sont raides et distants, & ils portent le poids des moments où ils furent des bouts de bois pétrifiés, élancés vers les riens multipliés.

    Avez-vous jamais eu affaire à des mots comme égarés d'absence ?
  • auroreboreale Membre expérimenté
    auroreboreale
    • 6 janvier 2011 à 15:27
    Adrésser un bonjour qui indiffére peut être ainsi interprété , ce mot " fédérateur " se voit aspiré de son essence face à l indifference .
    Également exprimer les chose sans conviction , etre dans une détresse ргоfопԁе ne pouvoir trouver les mots qui conviennent , ou une oreille receptive car chaque mot prononcer se "dématerialise"
    cela peut etre ainsi perçu aussi bien par l auditoir que le narrateur
  • sergeclimax69007 Membre suprême
    sergeclimax69007
    • 6 janvier 2011 à 16:34
    - A mi-chemin, face à l'indifférence qui réverbère une absence,
    le mot ne rencontre pas son écho, il rencontre dans son errance
    son squelette & comme il est atteint de cette maladie
    qui brise les os au moindre heurt, au moindre bris,
    il se disloque, cependant comme il ne ressent rien
    à cette brisure, à cette blessure, il incorpore cette vague de rien,
    ce vague rien, et il le fait sien, il se traite comme un chien,
    il se traîne aux pieds de son mаîtге qui ne lui diras jamais "couché",
    car ce mаîtге n'est qu'un rêve ancien, un rêve antédiluvien :
    ce mot-là n'appartient qu'au rien, au rien de rien,
    à cet inépuisable néant qui le creuse, et le remplit de vide ;
    impavide il poursuit l'ombre de son rien et il se dévide
    sur son petit dévidoir à la recherche d'un fil,
    mais ce fil n'est qu'un cheveu sur la langue,
    qui bégaie et qui ment, qui bégaie et qui ment ;
    il n'y aura jamais même en songe un big bang,
    il y aura toujours en dernier la pétrification du sang
    un jugement qui sera à demeure dans l'instance.
  • nout Membre élite
    nout
    • 6 janvier 2011 à 23:36
    "Chanson de la Seine" extrait de "Spectacle"
    de Jacques Prévert.....

    Pour toi qui l'aime....

    La Seine à de la chance
    Elle n'a pas de soucis
    Elle se la coule douce
    Le jour comme la nuit
    Et elle sort de sa source
    Tout doucement, sans bruit sans sortir de son lit
    Et sans se faire de mousse,
    Elle s'en va vers la mer
    En passant pas Paris.
    La Seine à de la chance
    Elle n'a pas de soucis
    Et quand elle se promène
    Tout au long se ses quais
    Avec sa belle robe verte et ses lumières dorées
    Notre-Dame jalouse, immobile et sévère
    Du haut de toutes ses pierres
    La regarde de travers
    Mais la Seine s'en balance
    Elle n'a pas de soucis
    Elle se la coule douce
    Lejour comme la nuit
    Elle s'en va vers le Havre, et s'en va vers la mer
    En passant comme un rêve
    Au milieu des mystères,
    Des misères de Paris

    J aimerais tant être la Seine.....

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