Il y eut à happer & à capturer des mots dans des livres ou au cours d'une jetée de sons ; il y eut à être possédé de ces mots & à les radiographier dans mes explosions nucléaires confinées ; il y eut à fréquenter ces choses fascinantes d'étrangeté &, en retour, à être passé au crible de sens prestement échappés.
Il y eut à donner de ma substance à ces mots qui avaient ma clé, maudits fieffés, & à leur conférer le semblant d'une tournure éloignée d'un cri indéfiniment projeté.
Il y eut des silences, allongés en arrière-fond, & des tгоuées embusquées faites de mots sauvegardés et dans le secret faufilés.
Les mots sont raides et distants, & ils portent le poids des moments où ils furent des bouts de bois pétrifiés, élancés vers les riens multipliés.
Avez-vous jamais eu affaire à des mots comme égarés d'absence ?
auroreboreale
Membre expérimenté
6 janvier 2011 à 15:27
Adrésser un bonjour qui indiffére peut être ainsi interprété , ce mot " fédérateur " se voit aspiré de son essence face à l indifference . Également exprimer les chose sans conviction , etre dans une détresse ргоfопԁе ne pouvoir trouver les mots qui conviennent , ou une oreille receptive car chaque mot prononcer se "dématerialise" cela peut etre ainsi perçu aussi bien par l auditoir que le narrateur
sergeclimax69007
Membre suprême
6 janvier 2011 à 16:34
- A mi-chemin, face à l'indifférence qui réverbère une absence, le mot ne rencontre pas son écho, il rencontre dans son errance son squelette & comme il est atteint de cette maladie qui brise les os au moindre heurt, au moindre bris, il se disloque, cependant comme il ne ressent rien à cette brisure, à cette blessure, il incorpore cette vague de rien, ce vague rien, et il le fait sien, il se traite comme un chien, il se traîne aux pieds de son mаîtге qui ne lui diras jamais "couché", car ce mаîtге n'est qu'un rêve ancien, un rêve antédiluvien : ce mot-là n'appartient qu'au rien, au rien de rien, à cet inépuisable néant qui le creuse, et le remplit de vide ; impavide il poursuit l'ombre de son rien et il se dévide sur son petit dévidoir à la recherche d'un fil, mais ce fil n'est qu'un cheveu sur la langue, qui bégaie et qui ment, qui bégaie et qui ment ; il n'y aura jamais même en songe un big bang, il y aura toujours en dernier la pétrification du sang un jugement qui sera à demeure dans l'instance.
nout
Membre élite
6 janvier 2011 à 23:36
"Chanson de la Seine" extrait de "Spectacle" de Jacques Prévert.....
Pour toi qui l'aime....
La Seine à de la chance Elle n'a pas de soucis Elle se la coule douce Le jour comme la nuit Et elle sort de sa source Tout doucement, sans bruit sans sortir de son lit Et sans se faire de mousse, Elle s'en va vers la mer En passant pas Paris. La Seine à de la chance Elle n'a pas de soucis Et quand elle se promène Tout au long se ses quais Avec sa belle robe verte et ses lumières dorées Notre-Dame jalouse, immobile et sévère Du haut de toutes ses pierres La regarde de travers Mais la Seine s'en balance Elle n'a pas de soucis Elle se la coule douce Lejour comme la nuit Elle s'en va vers le Havre, et s'en va vers la mer En passant comme un rêve Au milieu des mystères, Des misères de Paris
J aimerais tant être la Seine.....
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