Sujet de discussion : Dans ma solitude interconnectée
sergeclimax69007
Membre suprême
22 avril 2011 à 23:02
Dans ma solitude interconnectée, Étrangère et ténue réalité, Où ne déplie son éventail ma voix, Et où s'est tue la bienvenue : "Toi,
Te voici qui vient d'un fertile pas ; Et chaque avance est le nom d'un émoi ; Ce qui arrive est brun comme un été, Où monte une blondeur d'or pailletée."
Que le rêve est bon, mais c'était naguère, Quand le large je prenais pour Cythère ; Je perds le souffle et tâtonne du pied ;
Au passé embourbé je suis lié, Comme un homme qui s'arme de sa peine, Pour la rendre davantage sereine.
Un petit aperçu de mon humeur du moment & après quelque un mois et demi d'abstinence de "tongay.com".
Je découvre la nouveauté qui veut que les membres sans photographies sont relégués vers la fin du peloton (tongay a donc rejoint la pente, facile et ԁоmіпапtе, du tout-à-l'image) & que les membres n'apparaissent plus, ainsi, selon l'ordre chronologique de la connexion.
Ceci dit : Salut à tous et à toutes !!!
sunshine1111
Membre expérimenté
23 avril 2011 à 09:10
Je trouve cette phrase magnifique, Dans la solitude interconnectée il y a l'état et son contraire... Être à la fois seul et interconnecté... La solitude qui est généralement absence totale de connexion, est ici interaction de connexions multiples... Le sublime est ce qui nous renvoie au delà des apparences...
sunshine1111
Membre expérimenté
23 avril 2011 à 09:46
Je trouve cette phrase magnifique, Dans la solitude interconnectée il y a l'état et son contraire... Être à la fois seul et interconnecté... La solitude qui est généralement absence totale de connexion, est ici interaction de connexions multiples... Le sublime est ce qui nous renvoie au delà des apparences...
En fait, ce qui semble une solitude ne l'est pas en réalité, ou bien que l'auteur aspire à en sortir... L'interconnexion me renvoie aux neurones... on est seul, certes, mais nullement dans sa tête...
wild_blackberry
Membre occasionnel
23 avril 2011 à 11:33
Cela traduit surtout sa déception et l'acceptation de cette dernière, il est triste de la tournure des évènements et l'on sent un certain fatalisme mais ce fatalisme il le ressent également face à lui même par rapport à ses émotions notamment son passé auquel il fait référence. Personnellement j'ai l'image d'un tendre blasé à l'humeur aigre-douce.
sergeclimax69007
Membre suprême
23 avril 2011 à 21:09
Il y a la tendresse émue de n'être plus Qu'un souvenir mort-né et rentré dans la gorge ; Il y a les mots qui se dressent comme l'orge Et deviennent muets, empirant dans leur pus ;
Il y a les saisons déçus dans leur errance Soutenue, dans leurs ors devenus mordorés ; Il y a cet éclair autrefois adoré Qui m'endiablait l'âme et le cœur d'une danse ;
"Tout n'est rien et n'est que souffle de néant" Susurre de la mort vécue à chaque instant La voix qui se ravit dans son fil diaphane ;
Une autre voix se lève et le cuir me tanne D'une trentaine d'années qui me poursuit Et veut me précéder avant ma propre nuit.
sunshine1111
Membre expérimenté
23 avril 2011 à 21:49
Il y a la tendresse émue de n'être plus Qu'un souvenir mort-né et rentré dans la gorge ; Il y a les mots qui se dressent comme l'orge Et deviennent muets, empirant dans leur pus ;
Il y a les saisons déçus dans leur errance Soutenue, dans leurs ors devenus mordorés ; Il y a cet éclair autrefois adoré Qui m'endiablait l'âme et le cœur d'une danse ;
"Tout n'est rien et n'est que souffle de néant" Susurre de la mort vécue à chaque instant La voix qui se ravit dans son fil diaphane ;
Une autre voix se lève et le cuir me tanne D'une trentaine d'années qui me poursuit Et veut me précéder avant ma propre nuit.
C'est à la fois beau et complexe ! Il faut s’armer de trois tasses de café pour l'analyser, comme lorsque l'on s’apprête à lire Jacques Lacan...
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