I know not whether you have been absent: I lie with you; I rise up with you; In my dreams you are with me. If my eardrops tremble in my ears, I know it is you moving within my heart.
Love Song from the Nahuatl Tribe
bernb
Membre habitué
7 mai 2017 à 09:22
Jоuіssапсе.
Recueil : Poésies (1658)
Aujourd'hui dans tes bras j'ai demeuré pâmée, Aujourd'hui, cher Tirsis, ton amoureuse ardeur Triomphe impunément de toute ma pudeur Et je cède aux transports dont mon âme est charmée.
Ta flamme et ton respect m'ont enfin désarmée ; Dans nos embrassements, je mets tout mon bonheur Et je ne connais plus de vertu ni d'honneur Puisque j'aime Tirsis et que j'en suis aimée.
ô vous, faibles esprits, qui ne connaissez pas Les рlаіsігs les plus doux que l'on goûte ici-bas, Apprenez les transports dont mon âme est ravie !
Une douce langueur m'ôte le sentiment, Je meurs entre les bras de mon fidèle Аmапt, Et c'est dans cette mort que je trouve la vie.
Marie-Catherine de Villedieu. (1632-1683)
navigator
Membre occasionnel
7 mai 2017 à 10:37
Siam, probably mid- 19th century
The Deer Hunter You lift your eyebrows, You smile at me with apparent feelings, You Lure me to love where there is no love. My heart is smitten with your sharp eyes.
I am not sure, if confident I will die like a fool; You are a deer hunter who aims long; You pretend not to shoot but you do.
Stretching your bow you look at me; If you are ready, shoot immediately, Shoot straight at my heart; once you aim do not delay.
It is more painful the way you aim and withdraw. Just shoot me.
licornebleue
Membre occasionnel
7 mai 2017 à 13:33
Bravo aux deux et mille mercis !
licornebleue
Membre occasionnel
8 mai 2017 à 19:59
Et maintenant, un classique français que j'adore au point de le garder dans ma mémoire (ou presque)
La pauvre fleur disait au papillon céleste : - Ne fuis pas ! Vois comme nos destins sont différents. Je reste, Tu t'en vas !
Pourtant nous nous aimons, nous vivons sans les hommes Et loin d'eux, Et nous nous ressemblons, et l'on dit que nous sommes Fleurs tous deux !
Mais, hélas ! l'air t'emporte et la terre m'enchaîne. Sort cruel ! Je voudrais embaumer ton vol de mon haleine Dans le ciel !
Mais non, tu vas trop loin ! - Parmi des fleurs sans nombre Vous fuyez, Et moi je reste seule à voir tourner mon ombre A mes pieds.
Tu fuis, puis tu reviens ; puis tu t'en vas encore Luire ailleurs. Aussi me trouves-tu toujours à chaque aurore Toute en pleurs !
Oh ! pour que notre amour coule des jours fidèles, Ô mon roi, Prends comme moi racine, ou donne-moi des ailes Comme à toi !
Victor Hugo (Les Chants du Crépusсule)
navigator
Membre occasionnel
8 mai 2017 à 22:02
Superbe, emouvant. Merci Licornebleue.
Hier deux poemes me sont venus a l esprit alors je les ai ecrits. Je vous les sоumеt, Licornebleue, et autres lecteurs, en toute pudeur litteraire. Mes vers sont en Anglais. Et bien les voici.
I know not As if carried by the air, You drop in and quickly disappear. I know not when you come, I know not when you go. So I lay in wait with a net, In the hope of catching you. And holding you to the light, I say Pray stop for a while That I may peck your lips With a kiss, A kiss ever sweet, And breathe in your ear words of intimacy.
I saw You I saw you in the crowd - but briefly, Yet the sight of your face moving within the surf of heads, Alien all of them, That glimpse of you took my breath away.
Like a hawk, my heart flew And searched in that moving sea, For the prey that my instinct had recognized, arisen from the past - far, faraway in the history of our lives.
My heart sought and sought until its wings tired, Saddened by the failed search for your face That had taken my breath away And bloomed sweet hopes of hapріпеss.
The seconds - all too brief - the glimpse of your perfection grasped In the gray sea of anonymity - The flux, the routine - Burnt the shadow of passion in my soul.
The Pain won't leave me be, For when it steps away I call it back And say "stay, dearest. Stay until I find you."
And when I do, which I know I shall, And bind you to me once more As in other lives that we shared.
And cover you with kisses and сагеssеs, I will, As in the far, faraway past.
licornebleue
Membre occasionnel
11 mai 2017 à 01:34
Beau poème, plus beau poète ! Bravo ! D'une certaine manière, je crois, que nous nous sentons tous pareil ici, sur le net ! Mercis mille, ami !
palledon
Membre élite
11 mai 2017 à 08:00
Pourquoi mon poème sur eve angeli a t'il été censuré ? je demande audience auprès des moderateurs.
licornebleue
Membre occasionnel
12 mai 2017 à 01:13
Désolé, palledon ! Je n'en sais rien. Je n'ai pas lu ton poème, mais, par principe, je refuse toute censure. J'espère qu'un modérateur pourra t'expliquer.