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Donneur de sрегmе

Sujet de discussion : Donneur de sрегmе
  • textoo Légende urbaine
    textoo
    • 22 avril 2013 à 19:20
    Bonsoir à toutes et à tous,


    Seriez-vous donneur de votre sрегmе et sous quelle condition ?


    Si le sujet vous intéresse, un article ci joint :

    Parce qu’ils n’ont accès ni à la Fécondation In Vitro (FIV), ni à la Procréation Médicalement Assistée (PMA) ou aux 23 CECOS (centres de dons de sрегmе) de France, les femmes célibataires et les couples homosexuels désirant enfanter sont de plus en plus nombreux à s’orienter vers les solutions alternatives d’insémination. Certains partent à l’étranger mais, face aux prix demandés par les cliniques privées (plusieurs milliers d’euros), ceux dont les moyens financiers sont limités se tournent aujourd’hui vers des solutions alternatives.

    Il y a la coparentalité, un système où différents géniteurs (homosexuels ou hétérosexuels) se rencontrent et concluent un accord pour donner la vie à un enfant et l’élever ensemble ; en se partageant les droits et les responsabilités parentales, sans pour autant former un ménage commun.

    Mais, surtout, il y a le don de sрегmе sauvage. Une pratique qui consiste à s’injecter la semence d'un homme dans le vаgіп, par la méthode dite "artisanale" (avec une seringue) ou par la méthode dite "naturelle" (un rapport sехuеl), afin de provoquer une grossesse. Sur Co-parents.fr, un site ouvert en 2008 afin de mettre en lien des candidats à la coparentalité, on comptait 11 000 membres en Juillet 2012. Contre 74 352 aujourd’hui – une explosion qui correspond à peu près aux débuts du débat public sur le mariage gay et la PMA.

    Parmi ces nouveaux inscrits, une écrasante majorité d’hommes se présentant comme « donneur bénévoles ». Ils proposent d’offrir gratuitement leur sрегmе et de disparaître ensuite dans la nature ; la plupart n’affichant aucune autre motivation que celle de « rendre service ».

    La réalité est différente. « En 2012, j’ai échangé des mails avec énormément d’hommes. Beaucoup plus que les années précédentes » raconte Louison*, une assistante de direction parisienne de 43 ans qui en paraît 30, et qui cherche un donneur depuis 2008. « Dans leurs annonces, ils clamaient tous vouloir faire un don artisanal mais, en privé, invariablement, disaient préférer la méthode « naturelle ». J’ai tout de même accepté de rencontrer cinq hommes qui me semblaient de confiance mais, parmi eux, il y avait quand même un chômeur de 28 ans qui réclamait 2000 € pour coucher avec moi ».

    Les « donneurs bénévoles » sont nombreux à vouloir profiter du désir d'enfanter pour satisfaire leurs propres епvіеs. Certains hommes fапtаsmеnt sur le trophée de s’être « fait » une lesbienne, d’autres pensent trouver un vivier de « соuрs ԁ’uп sоіг » faciles. « Mon don est gratuit » disent-ils, « mais il faut accepter de coucher avec moi ». Au fil des années passées sur Internet, des amitiés virtuelles se sont nouées entre Louison et d’autres demandeuses de sрегmе. « Certaines finissent par consentir à avoir une relation sехuеllе » affirme–t-elle, « lasses d’avoir à chercher l’introuvable donneur parfait ».

    D’autres donneurs demandent de l’argent. Jusqu’à fin 2012, il existait un groupe de quatre hommes qui se présentaient comme des cadres de haut niveau, pères de famille de 30 à 40 ans venus de France, de Belgique et du Luxembourg. Ils proposaient « gratuitement » leur semence en échange d’une seule « compensation » allant de 200 à 300 € afin de rembourser le déplacement et la journée de travail perdue. Ils privilégiaient la méthode “naturelle” dans la majorité des cas, « pour des raisons pratiques, de rapidité et surtout de réussite » – arguments n’ayant jamais été prouvés scientifiquement mais qu’ils avancent sur leur site internet. Leur courriel (ԁопԁеsрегmе@hоtmаіl.fг) est aujourd’hui désactivé.

    Catholique non pratiquante, Louison, elle, n’a jamais accepté ni de payer, ni de coucher. Par principe, et parce qu’elle est de toute façon incapable d’avoir une relation sехuеllе à cause d’un vіоl subi à l’âge de quinze ans. Elle souhaite quand même avoir un enfant car c’est, à ses yeux, le seul moyen de pouvoir « accomplir son devoir de femme sur Terre » et de partir avec le sentiment de n’avoir rien raté dans sa vie.

    Mais, Louison ne cherche pas le premier géniteur venu : celui-ci doit correspondre à des critères bien précis. Avoir de grandes valeurs morales, être cultivé, avoir à peu près son âge, « et des origines asiatiques si possible ». Et, surtout, accepter d’être présent pour l’enfant. « J’adorerais pouvoir construire une relation d’amitié avec le donneur ». Mais la plupart des femmes qui font appel au don de sрегmе sauvage ne sont pas comme elle: beaucoup ne veulent pas que le donneur ait un quelconque rôle dans la vie de l’enfant.

    Abus, demandes d’argent, reconnaissance de l’enfant : c’est principalement à cause de ces raisons que Philippe, un Québécois de 48 ans, a autant de succès parmi les demandeuses de sрегmе. Ce grand gaillard élancé au crâne dégarni, ingénieur en génie électгіԛuе, se présente comme « donneur vocationnel » sur son site internet « Saint-Joseph Immaculée Conception ». Il donne son sрегmе depuis trois ans ; et se trouve être, aujourd’hui, le père de 41 enfants. Dont 38 issus de ses dons sauvages.

    Les débuts de ce donneur prolifique - et bénévole - remontent à 2008. Suite à un divorce, Philippe se retrouve à feuilleter les petites annonces de rencontres lorsqu’il tombe sur l’appel au don d’un couple de lesbiennes. « Après avoir permis à ces femmes d’enfanter, j’ai continué. Le Ьоuсhе-à-oreille et Internet ont fonctionné, et je continuerai d’aider d’autres personnes pendant encore un an ou deux.»

    Le mode opératoire est toujours le même. Une première rencontre dans un lieu calme – de préférence la bibliothèque municipale - où il présente les résultats de ses tests médicaux (HIV, Hépatites, MST, diabète, anémie falciforme …). Il explique en détail la procédure, fournit gratuitement quelques tests d’ovulation, est rappelé lorsque la femme ovule et, souvent, fait lui-même le déplacement chez ses « clients » - un terme qu’il utilise lui-même, en dépit de la gratuité de ses services.

    « Une fois chez eux, je sors une seringue (sans aiguilles) de son emballage stérile sous leurs yeux, et je vais dans la salle de bain me mаstuгЬег. Les premières fois, j’avais peur que le stress me bloque mais cela se fait généralement très rapidement. En cas de pannes, j’ai mon Ipad avec moi. »

    Il transfère ensuite le sрегmе dans la seringue, s’en va, laisse le couple procéder à l’insémination dans l’intimité. Il n’a jamais utilisé la méthode « naturelle » pour enfanter : « je chéris ma vocation de donneur et je n’ai pas eu de relation sехuеllе depuis le 11 avril 2008. »

    Après le don, Philippe se fait un devoir d’être disponible au moins une fois pour chaque enfant devenu adolescent si les parents le demandent, pour aider sa progéniture dans la construction de son identité personnelle. « Par contre, je ne souhaite pas recevoir de photos ou de nouvelles des enfants : cela laisserait entendre un souci que je n’ai pas. »

    Le côté « professionnel » est apprécié, et les demandes sont nombreuses. « J'ai reçu 75 demandes d'information en 2012. 15 d'entre elles sont allées jusqu'à un accord de principe, et il y a eu 8 grossesses. La moitié des demandes vient de couples lesbiens, un quart vient de femmes seules, et un quart vient de couples hétérosexuels. » Pourquoi un tel dévouement ? « L’idée de rendre utile un sрегmе de bonne qualité et d’avoir de nombreux descendants portant mon code génétique me plait et me rend fier ».

    En France, les CECOS manquent cruellement de donneurs de bonne qualité : il n’y a pas assez de sрегmе pour répondre à toutes les demandes des couples hétérosexuels, pour l’instant seuls bénéficiaires de la PMA. Mais, pour Lionel, un photographe de 40 ans marié et père d’une fille de neuf ans, hors de question de passer par ces institutions médicales pour faire un don.

    « Je trouve ces centres froids et dénués d’humanité. Ca me glace, et je ne peux pas. Pour moi, les enfants nés de mes dons sont une façon de transmettre de l’amour et de l’affection à des couples en difficulté. Pas quelque chose d’anodin qu’on sort d’une mаstuгЬаtіоп ». Lui, propose une méthode d'insémination "semi-artisanale": toutes les options sont possibles suivant le profil de la demandeuse.

    Lionel estime que faire un enfant est d’abord une forme de fierté vis-à-vis de soi-même. « Mégalo ? Il y a probablement un peu de ça. Récemment, lorsque j’ai vu la photo d’un papy néerlandais qui avait 120 petits-enfants, j’ai ressenti … comme un énorme vide en moi. Et je me suis dit que ça devait être formidable de savoir qu’après son passage sur Terre, tous ces enfants seront encore là. »

    Il n’a encore jamais fait de don, mais envisage de répondre favorablement à deux demandes reçues la semaine dernière. Si le sрегmе se révèle être fécond, il souhaiterait pouvoir suivre toutes les étapes de la naissance, sans pour autant s’immiscer dans le couple. « Il faudra garder une certaine distance de 'sécurité' mais je serai toujours présent si les parents le souhaitent ». Moins physiquement que par le biais de courriers et de mails ; mais il se promet d’être là. « Mais, comment savoir si leur vie se passe bien ? Que faire s’ils ont des problèmes ? Est-ce que ce sera à moi d’intervenir ? ». Remords qui sont une autre raison de ne pas passer par un CECOS, qui n'autorisent pas les donneurs à avoir des informations sur leur possible progéniture. « Notre société comprend plutôt bien le souhait des enfants nés sous X de connaître leur géniteur ; mais l'inverse met mal-à-l'aise alors que, dans mon cas, il s'agit d'un vrai problème moral ».

    Pour Lionel, un jour, le moment d’arrêter de donner viendra - « et je saurai le reconnaître ». Un jour, le poids sera trop important ; et l’attachement, peut-être trop grand. « Un jour, j’aurai peur de perdre les enfants que je donne. »


    Merci de donner votre avis,

    bonne soirée
  • draсопis Légende urbaine
    draсопis
    • 22 avril 2013 à 19:58
    Le problème de ces donneurs réguliers et plutôt prolifiques, à destination de couples divers, c'est le risque de voir des demi-frères / soeurs se rencontrer un jour, quid du brassage génétique dans ce cas, un donneur devrait être limité à un certain nombre, qui reste à définir, d'inséminations. Maintenant, côté donneur, avoir des dizaines d'enfants et n'en connaître aucun, cela me semble plutôt étrange, mais je ne jouerais pas à mon tour les "antis", faites comme vous voulez, toutefois on peut toujours "dépanner" une copine
  • grifounet Membre élite
    grifounet
    • 22 avril 2013 à 19:59
    Il existe des:

    -= Donneurs de leçons

    -= Donneurs de voix

    -= Donneurs de sang

    -= Donneurs de gifles

    -= Donneurs de sрегmе...


    Ils font tous un choix.

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