Un front plissé et un pli amer à la commissure des lèvres Un regard quelque peu figé et vidé de toute émotion Le pas lent, incertain, une trajectoire aléatoire Deux poings tendus au fond des poches Tirent sur le lainage du manteau hivernal Un cœur saigne silencieusement Goutte après goutte, le linge s'imbibe peu à peu Une légère pression pour endiguer la fuite Mais rien n'y fait, ce cœur saigne toujours Le temps s'étire interminablement, le sourire en coin Les heures s'égrainent avec une ironie déplacée Dormir allégerait peut être le poids mort De cette vie gaspillage et sans attrait Mais même les supports semblent Eux aussi complices dans l'ironie de leur inefficacité Et ce cœur qui, inlassablement se vide goutte à goutte Dans la solitude d'une intimité recherchée Les gouttes se changent en un fin filet Et il y a quelque chose de gracieux dans l'image Allez...Encore un ou deux petits cachets pour venir à bout De ces bestioles qui gesticules derrière le front Et lui refusent l'abandon au sommeil Répit sans motivation apparente alors pourquoi ne pas enfreindre les règles Le cœur saigne toujours, robinet au joint usé Mais à force d'infraction au dosage Le répit consiste à perdre connaissance Que l'écoulement de ce sang se perde dans l'obscurité Du sommeil qui viendra bien par prendre place De gré ou de force ... Parce que ce rituel n'a ni début ni fin, il a toujours été Et ne prendra fin que lorsque ce cœur sera finalement Totalement vidé de sa substance vital...
didmi83
Membre pionnier
25 février 2013 à 01:29
C'est merveilleusement désenchanté !
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