Ce débat existe depuis bien longtemps, et formulé selon ces franches oppositions, avec des termes qui apparemment s'excluent, il inaugure le plus souvent, pour le plus grand délice des amoureux et amoureuses, des débats sans fin
Oui, traditionnellement, l'amour est sourd, mais, vois-tu, je ne crois pas à l'abdication, volontaire ou irraisonnée, de notre capacité de jugement.
Je n'y crois pas, dans le sens où c'est une sauvegarde, et parce que les aveuglements de l'amour, notre capacité sans fin à être amoureux en tournant à notre détriment, en nous amenant sur des chemins de folles souffrances (cela en arrive à ce point quelquefois) nous font nous aviser que l'abandon total et sans réserve de soi n'est qu'une aliénation, c'est-à-dire un oubli de soi, l'oubli de cette partie de nous-même qui nous désengage de l'idéalisation (extravagante) de l'autre.
Le plus sûr instrument est de s'en remettre à la perception que nous avons de nos souffrances lors d'une relation, et à moins d'être dévoué à notre auto-destruction (cela peut arriver aussi), ce que nous appelons la raison revient au premier рlап, et en force.