Il n’y eu jamais de temps, De longues heures à attendre le printemps, C’était l’hiver quand j’avais dix ans. Une saison froide sur un cœur innocent.
Bien sur j’entendais les cris. Des heures ! à entendre des enfants qui rient. C’était la solitude dans mon abri. Des moments sourds à tous mes bruits.
Autour de moi, mon père, la brave pomme, Égaré entre sa naissance et son automne, Criait dans ses ivresses qu’on le pardonne De n’être pas un père, de n’être plus un homme.
Ma mère qui tant de fois s’est sоumіsе À rire que tant de gens fassent la méprise De confondre un bleu que l’on déguise Avec un sombre aveu qui nous paralyse.
Il n’y eu jamais de répit Ni chez ce piètre curé et son dépit Ni chez ma famille qui porte des épis De prières, en échappant !!! un mépris.
Bien sûr je gardais l’espoir, Comme un soupçon de feu dans le noir Qu’arrive un jour, tombé sur le trottoir Celui qui par amour échapperait à mon histoire.
À l’école je marchais la tête basse Épuisé des cris et des rêves qu’on ramasse J’étais le différent, celui devant qui l’on passe, Le pédé, l’étranger, la créature que l’on chasse.
…
Il me reste un souvenir et parfois Quand je songe à cet autrefois J’ai епvіе de le serrer contre moi
Un ciel clair dans un pré lavé Par la rosée. Un après midi сhаuԁ où l’été S’est déposé. Moi ma mère à rire d’une libellule Piégée dans une bulle. J’ai le souvenir de cette canicule De cet « avant le crépusсule ».
distrust
Membre expérimenté
2 octobre 2009 à 02:31
Trés beau
choubaka59
Membre pionnier
2 octobre 2009 à 02:44
Trés jolie texte continu
helios13
Membre expérimenté
2 octobre 2009 à 07:24
J'ai lu ces mots touchants que tu as écrit... Éclats brillants...
J'aime bien ton poème cher poète. Merci de ce partage.
Amicalement.
lylyyopinet
Membre habitué
2 octobre 2009 à 07:56
Magnifique !!!!!
winipec
Membre élite
2 octobre 2009 à 10:23
Très beau
profil2
Membre habitué
5 février 2010 à 20:12
Tu es peut etre un poete dans l'ame
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