Et j'aurai vu le fleuve luisant par ton regard - 7
Sujet de discussion : Et j'aurai vu le fleuve luisant par ton regard - 7
sergeclimax69007
Membre suprême
9 juillet 2016 à 06:17
J'ai éprouvé ton corps - mais était-ce le tien -, Ce lieu désaccordé, cette épine dorsale Ramenant au squelette, dans la montée de Lisbonne, Dans le retrait des chairs, dans ton éloignement ?
Au fil de mon regard je passais vides et creux, Il gonflait un amour, pour la première fois Toi et le Portugal occupiez un espace Et j'étais l'іпіtіé de ce qui est à toi,
Ta lumière et ta langue, déroulant près du Tage, Ses engloutissements, j'étais ton prisonnier Remarquant la brûlure, relevant le sourire, Et niant une approche, dans cet hôtel pas cher
Le déjeuner copieux faisait racler ta gorge, On t'avait enlevé les glапԁes à diffusions Cancéreuses, et l'operсule tu ressentais Stockant les aliments à étrangler un chien,
D'un ԁоіgt les cicatrices tu montrais des ganglions Œil errant au plafond , vaguement et défait Tu flottais dans la faim, tu montais dans l'absence Vers l'abandon de toi, mais tu restais le mien
- Mon Portugal Amour -, et j'aurai vu le fleuve Luisant devant ta face, je t'ai vu récolter L'histoire millénaire et les biens tutélaires, Les lueurs fragmentées par les azulejos,
Les pépiements roulants du parler portugais, A Praça do Comércio, A Feira da Ladra, A Praça de Camoens, O Mar de Palha, A Baixa, Belém, O Rossio, O Chiado,
Tu me faisais le don de m'ouvrir ton pays Qui devenait le nôtre, pour ton dernier voyage Les lueurs et les formes, l'histoire et le présent Dissimulaient encore l'avenir de la mort !
draconis
Légende urbaine
11 juillet 2016 à 16:44
Cool, c'est très dark, tu es le seul poète à faire des rimes avec tumeurs cancéreuses, mort , Ebola, toussa, toussa ... Moi je trouve ça chouette :)
sergeclimax69007
Membre suprême
11 juillet 2016 à 22:34
Cool, comme tu dis ! Le "seul poète", ciel Draсопis me propulse poète, je vais faire un malaise et je vais vous épargner le petit gif de Christine Boutin tombée dans les pommes !
Bon, allez, reprends donc, ô terreur de ces lieux, un peu de Charles Baudelaire ! Ou lis des romanciers comme Pierre Guyotat !
Ou vois ce que la perte de son épouse inspire à Paul Bowles !
Trois conseils de lecture : les mots ressentis ; les mots du corps ; le chagrin derrière le haut chant ("Next to nothing") !
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