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19 novembre 2007 - Dernier ajout 19 novembre 2008
par Max
Le 20 novembre de chaque année se célèbre le « Transgender Day of Remembrance » (Journée de la Mémoire Transgenre), ou TDoR, journée internationale à la mémoire des personnes transgenre (transsexuéEs, travestiEs, « gender variant »…) assassinées dans des crimes de haine.
Cette journée a été іпіtіéе en 1999 par Gwendolyn Ann Smith, une militante transgenre de San Francisco, qui entretient un site Web de recensement des crimes de haine commis contre des personnes transgenre aux Etats-Unis et de par la planète :
http://www.rememberingourdead.org/
http://www.rememberingourdead.org/day/
Site qui nous rappelle à quel point la haine transphobe violente est quotidienne et omniprésente dans la vie des personnes transgenre.
Si cette violence est relativement bien documentée, par le travail constant des militantEs, sur le territoire des Etats-Unis, elle concerne néanmoins tous les pays.
Sources :
Atelier et projection transphobie Support Transgenre Strasbourg (STS).
Liens :
http://les-epines.over-blog.com/archive-11-5-2007.html
http://lezstrasbourg.over-blog.com/categorie-10635950.html
Gueulante
« Veuillez ôter VOTRE sехе de MA carte d’identité ».
« Haal UW geslacht af van MIJN identiteitskaart ».
Pour cette occasion afin de nous remémorer cette journée et afin de discuter de la thématique, Genres Pluriels organise une gueulante en collaboration avec Genres d’à côté. On parlera de l’abolition de la mention du sехе sur les documents administratifs.
Nos actions
20 novembre 2006 : Lettre ouverte à l'État Français,
et notamment à ses administrations sanitaires et médicales
Ministère de la Santé : un mauvais coup se trame contre les Trans...
Communiqué de presse commun (Entraide Transgenre Tours, Support Transgenre Strasbourg, Trans Aide)
Lettre ouverte à l'État Français, et notamment à ses administrations sanitaires et médicales
Aujourd'hui, le 20 novembre, on fête la Journée Internationale à la Mémoire des Personnes Transgenre Assassinées, aussi appelée TDoR, célébrée par des centaines de commémorations à travers toute la planète. Nous, personnes transgenre de France, nous souvenons aujourd'hui de nos confrères et сопsœurs assassinéEs dans des crimes de haine, mais nous
nous souvenons aussi des conditions qui les ont forcéEs à vivre une vie dangereuse : discriminations, exclusion, précarisation, conditions dans lesquelles les États ont une très grande partie de responsabilité, par leur refus systématique d'accepter notre différence dans des conditions dignes des Droits de l'Homme.
En France, ce sont tout particulièrement les administrations sanitaires et médicales de l'État qui participent à la mise au ban des personnes transgenre : on nous traite de « malades mentaux », on nous impose illégalement des « protocoles » médicaux relevant d'une véritable maltraitance autant psychiatгіԛuе que physique, on refuse, en toute illégalité, de prendre en charge nos soins médicaux, on nous force à l'exclusion sociale par le refus de changer nos numéros de Sécurité
Sociale en fonction de notre identité sociale visible... Démarches ouvertement discriminatoires qui sont la cause directe d'un énorme taux de précarité sociale parmi les personnes transgenre de France.
Et comme par hasard, aujourd'hui même, le 20 novembre 2006, se tient en région parisienne une rencontre « convoquée » par la Haute Autorité pour la Santé (HAS, ex-ANAES), où les « parcours » d'un panel de « patients » transgenre sont « examinés » par des soi-disant spécialistes, ceci sans aucun doute afin d'en tirer des recommandations de « protocoles » médicaux
à nous imposer dans le futur. Cette rencontre s'est préparée quasi en secret et dans l'opacité la plus totale quant à la sélection des personnes que la HAS veut bien condescendre à « examiner » (p.ex. exclusion d'office des responsables des groupes d'entraide transgenre de France) : voilà une opération de type « nuit et brouillard » dont les dés
sont à l'évidence рірés d'avance et dont le résultat devrait donc être sans surprise car connu d'avance par la HAS, et par elle seule. Bref, il s'agit une fois de plus d'une marque de pur mépris de l'État Français face à ses citoyenNEs transgenre en besoin de soins et de reconnaissance sociale, citoyenNEs dont le nombre est tout de même estimé à au moins 60000 à travers le pays. Et imposer comme date de cette rencontre le 20 novembre, le seul jour de l'année où les personnes transgenre ont
l'occasion de parler d'une seule voix internationale de leurs souffrances et besoins de vie en liberté, relève d'un cynisme grotesque, perçu comme une provocation par toutes les personnes transgenre de France.
Au nom des victimes transgenre, et au nom de toutes les personnes transgenre qui vivent ici et maintenant dans la souffrance sociale et l'exclusion, nous exigeons d'urgence de l'État Français :
- d'abolir immédiatement toute psychiatrisation imposée, en toute illégalité, aux personnes transgenre, ainsi que tous les « protocoles » médicaux ou « standards de soins » imposés à leur encontre ;
- de poursuivre pénalement tout abus, autant psychique que physique ou sехuеl, commis par un médecin lors de soi-disant « expertises » de personnes transgenre, p.ex. lors de leur procédure de changement d'état
civil ;
- de garantir le libre choix de nos médecins, tel que défini par la Loi en vigueur ;
- de garantir l'application du remboursement croisé des soins entre l'étranger et la France, tel que défini par la Loi en vigueur ;
- de décréter le changement du numéro de Sécurité Sociale sur simple demande, afin de ne plus exclure les personnes transgenre du marché de l'Emploi ;
- de décréter, pour la même raison, le changement d'état civil sur simple auto-déclaration, sans procédures médicales ou juridiques imposées, procédures contraires aux Droits de l'Homme ;
- de prendre, en accord avec les groupes d'entraide transgenre de France, des mesures de formation des professions médicales et paramédicales à l'accueil des personnes transgenre ;
- d'instaurer enfin une vraie collaboration entre autorités et groupes d'entraide transgenre, et ceci directement au niveau ministériel, pas à des niveaux subalternes ;
- de mettre enfin en place une vraie politique de prévention de la Haine de la Différence, contre la transphobie autant que contre l'homophobie, afin que cessent les agressions et assassinats de personnes transgenre et homosexuelles.
Il y va de la santé et de la vie de bon nombre de citoyenNEs. Il y va du respect de la déontologie médicale, actuellement bafouée très régulièrement dès qu'il s'agit de personnes transgenre. Il y va de la lutte contre l'exclusion dont nos éluEs parlent tant sans pourtant agir.
Et il y va aussi de la crédibilité d'un État qui se veut républicain et qui se proclame « pays de Droits de l'Homme » : ces droits commencent par le droit des citoyenNEs à l'auto-détermination, et par la protection, et non pas discrimination, de toutes les minorités sociales.
Mesdames et messieurs les éluEs et fonctionnaires, assumez les responsabilités de vos fonctions ! La Loi vous oblige à rendre des comptes aux citoyenNEs, et les citoyenNEs vous jugeront sur vos actes.
Le 20 novembre 2006
Support Transgenre Strasbourg (www.sts67.org)
Trans Aide (www.trans-aide.com)
Entraide Transgenre Tours (ett37.sts67.org)
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