Pas de nouvelles pendant une semaine. Seulement des messages parsemés sur 7jours. Au 8ème elle se décida à venir me voir. L'interphone sonne, je la laisse patienter 1minute. Ce n'était pas trop me faire désirer pour retarder le verdict... 4mois que nous étions ensemble, c'était déjà trop pour elle. Pour un être volage, sans besoin d'appui, ni de passion à long terme. Notre histoire est un enfant mort-né et ma douleur, comparable à celle d'une mère qui se croyait stérile.
Elle ouvre la porte que j'avais laissé entre-ouverte. J'avais opté pour une position décontractée. Adossée à la table du salon les bras fermés, je ne pouvais rien lui dire que mon silence ne parlait mieux. « Tu vas bien...? » Son regard puait la culpabilité. Avec du recul, tout me déconcertait dans son attitude. Un « Tu vas bien? » mal placé, elle ne fit pas un pas pour m'embrasser. Et elle qui est si sur d'elle n'avait pas enlevé ne serait-ce que sa veste. Pourquoi rendre les choses si difficile C.? Pour la 1ère fois tu avais honte, tu n'avais pas de tact, tes lèvres criaient aux regrets toutes les peines du monde. «_Je ne compte pas te faciliter la tâche. _ C'est à dire? _ Tu vas te démerder pour me dire ce que tu ressens, ce que tu as foutu Samedi soir dernier, et me plaquer tant bien que mal la tête haute. _ Ce n’est pas si simple tu sais. _ Si ça l'est. Tu ne comprends pas que ça m'est égal. Je me fous que tu m'ais trompée, avec une Ex ou une соппаssе de passage. Seulement c'est fini. Et ne me parle pas de deuxième chance, je sais que les deux premières semaines ont été risibles aussi. Mais je t'ai laissé le bénéfice du doute et je ne t'ai rien dit. _ A moi ça me fait du mal. Réfléchis. »
Réfléchir voilà qui était le plus abominable. Je devais réfléchir... «_ Pourquoi au début ça m'était égale d'aller voir ailleurs et plus maintenant? _ Parce que cette fois tu as des sentiments pour l'autre. _ Non.» Je ne disais rien. Cela m'agaçait, je n'allais tout de même pas devoir jouer aux questions/réponses dans un moment aussi tragique.
C. finit par poser son sac par terre m'encercler tendrement la taille en adossant ses mains sur la table. Elle glissait sa tête près de mon oreille pour me murmurer le fatal : «Je t'aime». J'eus beaucoup de peine à cacher ma surprise, mais je gardais un visage impassible. Ses larmes fuyaient en silence dans une atmosphère d'absurdité. D'une main je serrais son visage avant de me laisser serpenter sur sa joue. J’essuyais de l'eau salée.
Nous nous abandonnions dans un dernier Ьаіsег de cinéma. Puis elle est repartie comme une rumeur, laissant toute son amertume sur mes lèvres.
Dans la logique des choses j'avais donc une semaine pour lui dire qu’elle était le coup de cœur de ma vie.
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