Remettons les pendules à l'heure !!!
En effet !!!
Je rappelle que le métier d’enseignant (QUE JE PRATIQUE), pas revalorisé depuis des années (sauf un geste pour les débuts de carrière), c'est dix-huit heures de cours devant les élèves, le contact avec les élèves pour leur transmettre des savoirs et les faire assimiler, plus les préparations des cours, plus les devoirs à corriger, plus les notes à rentrer dans des logiciels et les appréciations à porter, plus les conseils de classe, plus les rencontres avec les parents, plus la vie de l'établissement, les brevets et bacs à faire passer (surveiller, interroger, corriger), etc. Et, de plus, si l'on veut avoir des profs cultivés dans leur discipline plutôt que des ignorants qui ânonnent un cours, cela exige du temps pour se former en continu.
Soit, selon les estimations syndicales, entre trente-cinq et quarante heures ou plus de travail par semaine (les cours plus le travail invisible chez soi, toujours "oublié").
Alors, si vous voulez être enseignant, passez les concours publics, ils sont ouverts à tous ; vous serez, à formation égale, moins rémunéré qu'un cadre du privé. Qui vous en empêche ? Je rappelle qu'un CAPES ou un CAPET, c'est baccalauréat plus quatre ou cinq années ; depuis la mastérisation, baccalauréat + six années.
Moyennant quoi, vous bénéficierez de l'incompréhension de la majorité de vos concitoyens, qui ne se représentent pas ce qu'est être enseignant, et qui n'auront retenu que les propos injurieux du président Sarkozy contre l'"instituteur moins digne que le curé ou l'imam ou le rabbin pour donner du sens à la vie" (discours de Latran de Sarkozy) ou ses propos lors de son débat télévisé avec Hollande, qui réduisaient notre travail à dix-huit heures de cours devant les élèves.
Plus le fait que notre traitement est EN FAIT, DEPUIS LE STATUT DES INSTITUTEURS, UN TRAITEMENT QUI NE NOUS PAYENT PAS NOS CONGÉS D’ÉTÉ : ON PREND CE QUE TOUCHERAIT UN PROFESSEUR SUR DIX MOIS, ET ON LE REPARTIT SUR DOUZE MOIS ; VOILA COMMENT IL EST PROCÉDÉ PAR LE TRÉSOR PUBLIC !!!
ALORS, ЕNVӏЕZ SI TELLE EST VOTRE TENDANCE MAIS NE CRACHEZ PAS TROP SUR LES ENSEIGNANTS, SVP.
A moins que vous ne vouliez que le crachat ne vous retombe dessus, parce qu'à force de supprimer des profs, et d'avoir quarante élèves par classes (dans toutes les secondes et terminales de mon lycée : ce sont les chances de vos enfants ou neveux et nièces qui sont en cause !!!), et à force de ne plus scolariser les trois ans et de supprimer les Réseaux d'Aide aux Élèves en Difficulté, l’Éducation Nationale est en grande souffrance, désarticulée, et au bord de l'implosion.
Quant à l’École Privée dite "libre", merci pour elle, ça roule, elle continue à être financée sur les fonds publics, ce qui est une vіоlation permanente de la laïcité de l’État. La loi de 1905 stipule quelle ne reconnaît ,ne salarie et ne subventionne aucun culte (quelles que soient ses manifestations et dépendances !!!) ; et qu'elle favorise la liberté de conscience de tous (et non de quelques-uns, aux dépens de tous les autres)
Signé,
Un professeur de l'Enseignement Public et Laïc qui travaille le "ouiquende", comme beaucoup de ses collègues !!! Et qui se cultive pour transmettre !!! Et qui ne s'en plaint pas davantage, pourvu qu'on lui en sait grâce un chouïa, et qu'on ne lui largue pas des tombereaux d'ignorances crasses !
--- Ah, et nos vacances, les fameuses vacances... Eh bien, nos semaines de vacances sont à la mesure de l'effort de transmission devant les élèves : voyez si vous voulez avoir des robots ou des professeurs qui ont préparé leurs cours, qui savent où ils vont, et réfléchissent à ce qu'ils font !!
Et les vacances d'été ne sont pas de trop pour se reconstituer !!!
Climax007
--- Que ceux qui trouvent ça trop long passent leur chemin. On ne peut pas exposer les choses en pointillé et à la va-vite !