Sujet de discussion : Gengis Khan détenait un cheveu sur la langue
sergeclimax69007
Membre suprême
18 mai 2015 à 01:41
Gengis Khan détenait un cheveu sur la langue ; Tout petit, sa maman l'avait persécuté Du gazouillis, du Dit, du mot exécuté Et clairement posé, supplice de la cangue
Pour un chef décidé ; aussi, Œdipe exsangue Des marâtres exigences a-t-il Pater buté Et Mother expédiée, et puis a percuté Le train des onctions, apportant dans la planque
Des morales installées la fraîcheur et l'odeur Du sang sanguin sifflant siphonnant cette éponge Qu'on dénomme un parent ; le vocable se ronge,
Le mot se délite avec l'infinie pudeur Du bègue bégayant sec en sa courbe droiture, Posant le Tout comme un Cosmos, "la belle ordure".
Climax69007, le Lundi 18 Mai 2015.
draconis
Légende urbaine
18 mai 2015 à 17:55
Du sang sanguin
What ? Quelle horreur ! du sang sanguin ? et pourquoi pas une lumière lumineuse ? une connerie соппе ? ou du sехе sехuеl ? Est-ce vous qui enseignez à nos enfants ?!
Bon... pas les miens, étant donné que je n'en ai pas et que Dieu m'est témoin que je n'en aurais jamais dussé-je précipiter mon аmапtе enceinte du haut d'une tour....Bref !
ça craint !
Le poète est fainéant de nos jours, haha xD
sergeclimax69007
Membre suprême
18 mai 2015 à 19:41
Je te recommande la lecture du "Satyricon", ô Noble César Pourfendeur de ces Contrées : - Tu pourras vérifier que le genre romanesque depuis ses lointains débuts (le "Satyricon" étant un témoin) est un genre très peu relié à la morale, et plutôt amoraliste ; - Par ailleurs, c'est bien volontairement que je commets ce pléonasme, ô Caton de Ton Gay, car comment rendre autrement la pulsion du sang rouge : accumuler les adjectifs de couleur serait la pire manière, et bien niaise.
Voilà, je distingue ce qu'est un pléonasme et je le commets volontairement.
draconis
Légende urbaine
18 mai 2015 à 19:45
Quoi qu'il en soit c'est fort laid.
sergeclimax69007
Membre suprême
18 mai 2015 à 19:52
Quoi qu'il en soit, l'adjectif "sanguin" désigne à la fois la substance du sang mais aussi les tempéraments sanguins : l'adjectif a un pouvoir de connotation (de suggestion) et non seulement de dénotation (descriptive).
C'est aussi son utilité que cette pluralité de significations.
Voilà la raison d'un pléonasme.
draconis
Légende urbaine
18 mai 2015 à 19:55
Les pléonasmes devraient être interdits et valoir à leurs auteurs le bûcher.
Sais-tu que mes profs de français m'auraient volontiers tiré les oreilles (voire crucifié) si j'avais commis une telle vilenie dans une rédaction ?
sergeclimax69007
Membre suprême
18 mai 2015 à 20:10
Il fallait que la menace du bûcher te vienne, c'est un tic, ô Noble Arkhé de Ton Gay ; je te recommande le souvenir de professeurs plus conscients des possibilités du langage (il a dû y en avoir dans ton cursus scolaire), de ceux qui pouvaient justifier et expliquer en quoi ce qui déroge à la règle peut être utile, car expressif.
draconis
Légende urbaine
18 mai 2015 à 20:12
Mes professeurs considéraient la répétition comme le Grand Satan. Effet de style ou pas :)
sergeclimax69007
Membre suprême
18 mai 2015 à 20:42
J'ai puisé aux sources portugaises le fait que les mots, les mêmes, dans des contextes différents, séparés par deux ou trois lignes, ont des significations différentes ; c'est là tout l'intérêt de la répétition, apparemment paresseuse, d'un mot pour jouer de toutes ses significations.
Le grand Luís Vaz de Camões en a beaucoup usé dans ses sonnets ; alors, un artisan comme moi peut bien se le permettre.
draconis
Légende urbaine
18 mai 2015 à 22:54
l'adjectif "sanguin" désigne à la fois la substance du sang mais aussi les tempéraments sanguins : l'adjectif a un pouvoir de connotation (de suggestion) et non seulement de dénotation (descriptive).
L'argument à deux francs !
Le tempérament sanguin d'un individu désigne un comportement colérique de quelqu'un qui s'empourpre facilement sous l'effet de la colère or c'est bien le sang qui est à l'origine de cette coloration.
J'aurais accepté cet argument, s'il c'était agi d'un homophone, dans le cas présent l'adjectif a la même racine que le substantif et désigne par conséquent la même chose.
Prenons un exemple viable cette fois :
la locution "vieux débris"
l'adjectif et le substantif ont des racines différentes même si vieux = débris soit encore vieux débris = débris x débris = débris ². Ce qui a pour effet, à partir d'une parabole la fonction y=x² au sens mathématique du terme, de créer une hyperbole au sens littéraire. (vous me suivez ?)