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"Grândola, Vila Morena" - de José Afonso

Sujet de discussion : "Grândola, Vila Morena" - de José Afonso
  • sergeclimax69007 Membre suprême
    sergeclimax69007
    • 29 octobre 2012 à 14:32
    Elle est de retour, la chanson, interdite par le régime clérical et corporatiste de Salazar, "Grândola, Vila Morena", qui le jour du 25 Avril 1974, sur les ondes de "Rádio Renascença", à 00h30, donna le signal du coup d’État des colonels et fit débuter le processus de la "Révolution des Œillets", à laquelle participa intensément tout le peuple portugais, afin de mettre à bas le plus ancien régime apparenté au fascisme en Europe.

    Chanson que José Afonso chanta en Galice, il y a 37 ans, pour la première fois quant aux terres d'Espagne.

    Elle est de retour, non pas seulement au Portugal, mais sur les lèvres des manifestants espagnols de ce week-end contre le Budget National prévu pour 2013. Avant la grève générale pan-ibérique qui se prépare contre les deux gouvernements au service de l’appauvrissement permanent pour les salariés.

    Le Budget National espagnol prévoit, comme en France, mais à une échelle majeure, des coupes sombres dans les services publics, notamment les hôpitaux publics, pour mieux payer les banquiers qui ont fait faillite.

    Des coupes sombres en application du Traité dit de Stabilité, de Coopération et de Gouvernance - TSCG voté par l'UMP et le PS comme un seul homme en France ce mois-ci - ; et en vertu d'une prétendue dette qui n'appartient pas aux peuples d'Espagne, à ses travailleurs, à ses retraités.

    Il y a en Espagne, fruit de la bulle spéculative immobilière explosée, et fruit de la lucidité immense des gouvernants, 25% de la population active au chômage ; la faim ressurgit : la misère est là.

    http://www.tvi24.iol.pt/aa---videos---internacio/zeca-afonso-espanha-manifestacao-grandola-vila-morena-videos-tvi24/1387737-5798.html

    Continuité et persistance d'un chant de fraternité qui n'est pas du folklore !

    Voilà une Union Ibérique de bon aloi : celle de la colère raisonnée des classes populaires, qui s'organisent pour atteindre à l'efficacité, contre les vampires qui mangent tout, pour paraphraser une chanson de José Afonso, que je vous rajoute aussi, après "Grândola, Vila Morena" interprétée par Amália Rodrigues et l'interprétation de la même chanson par Zeca [surnom d'affection pour José Afonso, l'auteur de la chanson], lors de son concert d'adieu au "Coliséu " de Lisbonne.






    "Les vampires mangent tout, et ils ne laissent rien."



  • sergeclimax69007 Membre suprême
    sergeclimax69007
    • 30 octobre 2012 à 14:57
    Le premier résultat de la résistance qui s'organise est :

    - la crise politique au Portugal, qui agite la coalition gouvernementale (dont je rappelle que l’assise parlementaire est inférieure au total de l'abstention lors des dernières élections législatives) sur les moyens d'appliquer au classes laborieuses portugaises davantage de misère, pour leur faire payer une prétendue dette qui est celle des banquiers ;

    - les déclaration de divers politiciens, dont ceux du Parti socialiste portugais (qui a signé avec la "troïka" internationale FMI-BCE-Commission européenne le рlап "'d'aide", c'est-à-dire d'austérité permanente pour les salariés, рlап qu'applique l'actuel gouvernement de droite), politiciens rappelant comme le grand poète et piètre homme politique Manuel Alegre que les portugais, exaspérés, ont, en d'autres temps, tué un roi, son fils, les fondateurs de la République, et que le peuple peut être de retour ;

    - les déclarations de Manuela Ferreira Leite, ancienne Première-Ministre social-démocrate (PSD, droite), selon laquelle le budget 2013 ne pourra pas être tenu ou de Félix Bagão, ancien Ministre des Finances (CDS, droite chrétienne) disant que sont anticonstitutionnelles les mesures dirigées contre les retraités ;

    - les grandes manœuvres, pour la changer, autour de la Constitution portugaise, établie en 1974 après la liquidation du régime corporatiste de Salazar et Caetano, Constitution qui grave dans le marbre le fait que le service de santé doit être dans sa tendance essentielle public et gratuit, ce qui est bien évidemment le contraire de la privatisation du Service National de Santé portugais que mène l'actuel gouvernement aux ordres de la troïka internationale Fonds Monétaire International-Banque Centrale Européenne-Union Européenne.

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