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Insultes - Arthur Schopenhauer

Sujet de discussion : Insultes - Arthur Schopenhauer
  • volodia Membre habitué
    volodia
    • 22 décembre 2010 à 18:05
    [Image introuvable]

    Edition : Arléa - Prix 14 euros - EAN 9782869599116

    Les autres parties du monde ont des singes : l'Europe a des Français. Cela se compense.

    Les religions sont comme les vers luisants : pour briller, il leur faut l'obscurité.

    Il semble que le bon Dieu ait créé le monde au profit du diable : il aurait mieux fait de s'abstenir.

    Ce livre d'aphorismes intitulé Insultes a pour principale finalité de présenter la pensée de Schopenhauer sous ses modes d'expression favoris : l'apostrophe, l'imprécation, l'insulte.

    On verra que, derrière la drôlerie apparente de ce choix d'insultes, perce la pensée sombre du philosophe sur les hommes et sur le monde, et sa gaieté de façade, à chaque instant relayée par un rire exerminateur, ne doit pas nous faire oublier l'inguérissable désespoir de ce grand pessimiste.


    Mon avis :

    J'ai une prédilection pour ce genre de pensées énoncées en peu de mots, mais faisant mouche sinon à chaque fois, souvent. Quelle classe, que cette mise à mort d'un adversaire, d'un rival, d'un qu'on jalouse, dans le cas de schopenhauer. Et avec quel dextérité les mots sont employés. C'est tout de même autre chose que tu m'........ non ?
  • sergeclimax69007 Membre suprême
    sergeclimax69007
    • 22 décembre 2010 à 21:42
    - Dans les haines de Schopenhauer, il y a son intelligence qui s'interpose, et qui l'empêche d'être un simple homme qui éructerait de ses rancœurs recuites en son cœur et prêtes à être servies brûlantes aux gosiers des victimes de ses ardeurs.

    Cet esprit rigoureux, imbu de protestantisme, et donc comme tout surgeon du protestantisme férocement anticlérical, travaillé par le "problème du mal" -qui donne & a donné tant de fil à retordre aux théologiens du christianisme- est d'un abord difficile ; et j'ai toujours reculé devant "Le monde comme volonté et comme représentation" [j'espère ne pas écorcher le titre de son œuvre princeps], devant l'épaisseur de l'ouvrage, et devant le peu d'affinités que je ressens envers cet homme & sa pensée, d'instinct.

    Aussi, plutôt que comme un "digest" de la pensée de Schopenhauer, je vais prendre ces "Insultes" de Schopenhauer, ainsi que Volodia, comme un recueil de pointes, de formules acérées destinées à faire mouche & à provoquer -chez les inefficace visés- des protestation d'innocence, alors qu'à lire les quatre exemples de Volodia, nous avons affaire à une pensée qui incite, en sa brièveté, à penser par soi-même, ferions-nous partie des catégories visées : ce qui est une rareté, à tout prendre ; on incite, bien peu, le lecteur à exercer sa propre pensée et on lui assène -la plupart du temps- des pavés qui nécessitent l'estomac d'un autruche pour les digérer.

    --- Et un de plus que j'inscris sur mes tablettes, un chez un bon éditeur, soigneux, dans une collection estimable, où les livres ne sont pas imprimés à la va-vite.

    Merci, Volodia

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