- Dans les haines de Schopenhauer, il y a son intelligence qui s'interpose, et qui l'empêche d'être un simple homme qui éructerait de ses rancœurs recuites en son cœur et prêtes à être servies brûlantes aux gosiers des victimes de ses ardeurs.
Cet esprit rigoureux, imbu de protestantisme, et donc comme tout surgeon du protestantisme férocement anticlérical, travaillé par le "problème du mal" -qui donne & a donné tant de fil à retordre aux théologiens du christianisme- est d'un abord difficile ; et j'ai toujours reculé devant "Le monde comme volonté et comme représentation" [j'espère ne pas écorcher le titre de son œuvre princeps], devant l'épaisseur de l'ouvrage, et devant le peu d'affinités que je ressens envers cet homme & sa pensée, d'instinct.
Aussi, plutôt que comme un "digest" de la pensée de Schopenhauer, je vais prendre ces "Insultes" de Schopenhauer, ainsi que Volodia, comme un recueil de pointes, de formules acérées destinées à faire mouche & à provoquer -chez les inefficace visés- des protestation d'innocence, alors qu'à lire les quatre exemples de Volodia, nous avons affaire à une pensée qui incite, en sa brièveté, à penser par soi-même, ferions-nous partie des catégories visées : ce qui est une rareté, à tout prendre ; on incite, bien peu, le lecteur à exercer sa propre pensée et on lui assène -la plupart du temps- des pavés qui nécessitent l'estomac d'un autruche pour les digérer.
--- Et un de plus que j'inscris sur mes tablettes, un chez un bon éditeur, soigneux, dans une collection estimable, où les livres ne sont pas imprimés à la va-vite.
Merci, Volodia
