Connexion :

J'en apprends tous les jours !

Sujet de discussion : J'en apprends tous les jours !
  • grifounet Membre élite
    grifounet
    • 15 mai 2013 à 12:03
    J'en apprends tous les jours !


    Si vous êtes comme moi, - vous priant de bien vouloir m'excuser de parler encore de moi - un amoureux de la lecture, vous devez un jour ou l'autre, apprendre des choses intéressantes.

    Eh bien, les ami(e)s, ce matin, c'est par la radio que j'en ai appris une qu'il faudra classer au palmarès des âneries, pour ne dire autrement.

    Figurez-vous que la France a une croissante négative ! !

    Alors j'ai essayé avec mon bagage d'intellectuel de prof sénior, de comprendre sans succès.
    Le mot croissance , je vois ce qu'il signifie: il évoque une idée positive.
    Le mot négative , j'en saisis le sens, mais avec une idée contraire !

    Alors associer les deux termes, c'est incompréhensible car nous sommes en présence d'une antinomie (opposition de mots).

    Le plus grave, c'est que cette information émane de spécialistes économiste de l'observatoire du … et patati,… et patata.

    Ils nous prennent toujours pour des сопs, se croyant super intelligents. Mais heureusement qu'à la fin, leur mayonnaise indigeste, ne prend plus !

    Grifounet
  • just_somebody_toy Membre expérimenté
    just_somebody_toy
    • 15 mai 2013 à 12:21
    Ce que tu dis n'est pas faux. Mais, j'ai une remarque : tu dois vraiment t'ennuyer pour faire un sujet sur cela. Les journalistes sont des incultes, on le sait tous. Mais, au lieu de t'intéresser au coeur du problème, tu épilogues sur leur sémantique.
  • johnstan Membre habitué
    johnstan
    • 15 mai 2013 à 12:56
    Mon très cher Grifounet ...

    Je me permets de réagir et d'apporter une petite correction par rapport à ce que tu exprimes. Je vais donc voler, avec mes quelques connaissances, au secours du prof senior que tu es ...

    Vu que tu dresses une analyse sémantique de l'expression "croissance négative", il faut être précis.

    Après réflexion, la définition du mot "antinomie", telle que je l'ai trouvée dans le Larousse et Le Robert, ne correspond pas à l'idée que tu en donnes. Même dans une perspective étymologique, "nomos", en grec, signifie la loi, le droit, ...

    En fait, une "antinomie", comme figure de style, est plutôt une opposition entre deux idées ou entre deux thèses au sеіп d'une phrase ou d'un discours et non dans un même syntagme.

    Si tu veux vraiment associer une figure de style à cette expression, il faudrait à mon sens plutôt chercher du côté de l'oxymore (même si les termes ne sont pas directement contraires ... c'est discutable), ou alors de l’euphémisme , beaucoup utilisé en politique, pour adoucir l'idée et exprimer ainsi plus facilement une réalité pénible.

    Et puis, comme l'a dit Schneizel, en dehors du débat sémantique (qui moi, m'intéresse), il serait aussi fort intéressant d'évoquer le fond du problème. Mais les débats sur la situation économique actuelle virent souvent à la pure confrontation idéologique ou encore à une succession de réflexions caricaturales (les riches, les pauvres, tous pourris, les élites nous manipulent, ...) dépourvues souvent d'arguments fondés et réfléchis ...
  • grifounet Membre élite
    grifounet
    • 15 mai 2013 à 13:43
    Ce que tu dis n'est pas faux. Mais, j'ai une remarque : tu dois vraiment t'ennuyer pour faire un sujet sur cela. Les journalistes sont des incultes, on le sait tous. Mais, au lieu de t'intéresser au coeur du problème, tu épilogues sur leur sémantique.

    Merci pour tes remarques.

    Je te prie de croire que je ne m'ennuie nullement. J'ai pris ce sujet ce matin, qui m'a "occupé" près d'une dizaine de minutes, pas plus.
    Quant au problème, je n'ai pas de solution à apporter; quand bien même, je la possèderais, rien ne dit qu'elle soit entendue et encore moins appliquée.

    Croissance négative = Récession.
  • grifounet Membre élite
    grifounet
    • 15 mai 2013 à 13:51


    Après réflexion, la définition du mot "antinomie", telle que je l'ai trouvée dans le Larousse et Le Robert, ne correspond pas à l'idée que tu en donnes. Même dans une perspective étymologique, "nomos", en grec, signifie la loi, le droit, ...

    En fait, une "antinomie", comme figure de style, est plutôt une opposition entre deux idées ou entre deux thèses au sеіп d'une phrase ou d'un discours et non dans un même syntagme.

    Merci pour ces (tes) commentaires.
    Que l'opposition de sens se manifeste au niveau sémantique (comme tu le dis à juste titre) ou au niveau des idées ou des thèses, nous retombons sur nos pieds à savoir la juxtaposition de deux notions opposées donc incompatibles.

    Oui, on pourrait le voir comme un euphémisme ce qui serait impardonnable car on enjoliverait une situation catastrophique, la présentant sous un jour plus favorable. On ne se tiendrait pas alors dans la vérité économique, tendant de ce fait vers la manipulation.
  • johnstan Membre habitué
    johnstan
    • 15 mai 2013 à 14:25
    Merci pour ta réaction ...

    Impardonnable ? Je pense que c'est un peu facile.

    Ne faut-il pas nous-mêmе ргепԁге un peu de recul et de hauteur par rapport au jeu politique et à la communication qui en découle ?. Et simplement développer notre esprit critique.

    En politique, les mots ont leur importance dans la lutte d'influence et de conquête du pouvoir. Mais ils ont aussi leur sens auprès de l'opinion. Combien d'hommes politiques ne se sont-ils pas retrouvés brûlés en place publique après avoir appelé "un chat, un chat" (et je ne parle pas des extrêmes) ? La société française est si réactionnaire (et c'est aussi une qualité !) qu'une communication mal maîtrisée peut vite devenir un handicap pour un homme public (et ça dépasse le monde politique). On tire un mot d'une phrase, une phrase d'un contexte ... Et votre vie publique devient vite impossible. La faute aux médias ? Pas spécialement davantage. Non, je pense que tout le monde est responsable. Les politiciens veulent trop plaire, les médias veulent trop de sensationnel (et ça fait vепԁге) et le peuple veut les avantages d'une solution sans les inconvénients et veut surtout des résultats rapides (tout, tout de suite). Mais peut-on vraiment reprocher à quiconque d'être un peu égoïste avant d'être altruiste ? Combien de personnes connaissez-vous dans votre vie privée qui placent en toutes circonstances l'intérêt de tous avant le leur ? On attend des hommes publics une attitude irréprochable, et c'est surement normal ... mais, dans le fond, nous sommes à la recherche d'un idéal qui n'existe pas et que ne nous serions même pas capables de réaliser nous-même. Et puis l'être humain, quelle que soit sa fonction, n'est-il pas simplement rempli de paradoxes et de contradictions ? Dès lors, il me semble absurde de considérer un homme politique comme étant seulement un carriériste égoïste ... Ils le sont sûrement tous un peu, mais cela ne les empêche sûrement pas non plus d'essayer d'améliorer la vie de leurs concitoyens ... Par ailleurs, dans un système politique où chacun peut faire carrière, dans un système politique où les mandats sont relativement courts, est-il encore possible d'avoir des hommes politiques qui ont une vision de la société à plus longue échéance que le prochaine élection ? Et, nous, que ferions-nous à leur place ?

    Mais qu'on me comprenne bien, mon propos n'est en rien un renoncement, c'est juste du réalisme ... Alors après, ça n'empêche pas la critique, ça n'empêche pas d'avoir епvіе de faire évoluer les mentalités et les pratiques ! Evidemment ! Bien sûr, on peut reprocher aux hommes politiques d'être devenus des experts en communication au lieu d'être des experts en "chose publique (res publica ...). On peut crier à la manipulation, on peut crier au "tous pourri" ... mais il n'y a pas d'un côté les mêchants d'en haut qui nous asservissent, les martyrs d'en bas qui se révoltent et les petits gentils qui subissent sans rien dire ... Tout est beaucoup plus nuancé ....

    Pour revenir au point de départ, quel que soit le vocabulaire utilisé, quelle que soit la stratégie de communication, ce qui importe vraiment, c'est la politique qui découle du constat qui est posé (et non l'inverse) ... A chacun de faire preuve d'esprit critique et de prendre du recul par rapport à ce qui nous parvient comme information ...

    Et n'oublions jamais que les hommes politiques sont élus ... par le peuple. Encore un paradoxe.
  • just_somebody_toy Membre expérimenté
    just_somebody_toy
    • 15 mai 2013 à 17:40
    Une évolution négative est une dépression. La rescision est un ralentissement de la croissance. Cher monsieur l'économiste.

Pas encore inscrit ? Crée ton profil en quelques clics seulement !