Bonjour Sami,
Il est fort dommage que tu restes découragé depuis les nombreuses réponses et tous les encouragements que tu avais reçus lors de ta première annonce du 21 janvier dernier.
Que te dire de plus pour essayer de changer ton regard sur les autres et le monde autour de toi ?
En premier lieu, certes le monde n’est pas le village des Bisounours et les crapules ont encore de beaux jours devant elles. Par ailleurs, la bêtise est répandue, encouragée par de nombreux médias, et son corollaire, la méchanceté, en fait ses choux gras.
Cela étant dit, les gens, c’est aussi toi, moi et… tous les autres. Ainsi, il n’y a pas d’autre solution que faire avec. Toutefois, comme je te l’avais conseillé, il importe de savoir rester loin des gens toxiques et de travailler à constituer autour de ta vie un groupe (peut-être restreint) de personnes avec qui tu peux échanger : cependant, un tel échange suppose non seulement de recevoir mais aussi d’apporter quelque chose, ne serait-ce qu’un sourire. Il en est ainsi, il faut savoir donner, même si l’on ne reçoit que peu de chose en échange…
Maintenant, qui cherches-tu ? Ne cours-tu pas après un idéal purement imaginaire
?
Avec un physique d’Apollon, un cerveau d’Einstein, une force de lutteur, et une compassion de mère Theresa, un humain aurait toujours des défauts et ne plairait pas à tout le monde… En outre, muni de ces atouts, serait-il encore courageux ? Ne deviendrait-il pas narcissique ? Et pourtant, avec une seule de ces qualités, un être pourrait en développer d’autres et se révéler un ami fiable et très attachant
.
C’est pourquoi il importe de savoir faire le premier pas vers l’autre, ne pas craindre de se prendre des râteaux aux dents longues, et de lui présenter "bella figura". Bien sûr, un tel effort ne peut être maintenu en continu, mais c’est un ouvrage qui doit être 100 fois remis sur le métier.
Enfin, je ne souhaite pas pontifier en grand donneur de leçons (certes, bien difficiles à intégrer) : ici, je t’écris en connaissance de cause, pour avoir dû me battre toute ma vie contre mon état d’Asperger et je puis t’assurer que dans les années 70 la société n’était pas tendre avec les individus prostrés sur eux-mêmes et éprouvant les plus grandes difficultés à communiquer. Même maintenant je reste marqué par ces difficultés après plus de 45 ans passés auprès d’un public difficile. Ce que je peux te garantir, c’est que les efforts, s’ils sont authentiques, sont récompensés, et que l’on rencontre des gens exceptionnels (oui, il y en a, et de tous les âges !).
Ainsi, une fois de plus je t’envoie mes encouragements, en t’exhortant à sortir de la cage obscure que représente une vision totalement négative du monde. Ouvre les yeux, profite du temps printanier, tu es encore jeune et tu disposes certainement d’atouts qu’il te faut savoir présenter à bon escient.
Bien à toi, Titus