En réponse au message de cro-mignon :
Suite a un sujet "controversé "...j'avais récemment entendu qu'une femme c'était mariée avec un personnage de manga....ils existent aussi des mariages avec des personnages virtuel....devons nous tous accepter au nom de la "tolérance"...devrions nous mettre des limites ...jusqu'où aller....
Merci....
Bonsoir à tous,
Un grand merci à Cro-mignon pour ce sujet fort intéressant qui interroge l’humanité depuis bien des siècles.
Dans l’antiquité, n’était-ce pas l’empereur Néron qui avait officialisé son propre (ou pas ?) mariage avec son cheval ?
Certes, lorsque l’on est en position de pouvoir, une volonté de provocation se développe, en vue de conforter sa force exercée envers l’avis des populations. En termes d’exemple impertinent, si notre Donald préféré (USA’s Big Boss), n’était pas affilié aux préceptes de la chrétienté, ne serait-il pas satisfait d’épouser un compte bien dodu de crypto monnaie ?
…
Pour évaluer, en termes de tolérance les conséquences d’un mariage hors normes (qui diffère aussi d’un PACS), seuls des repères d’éthique et d’objectivité peuvent nous guider.
Un mariage suppose une vie commune… là, tout est possible, même si l’on a épousé son piano ou sa poêle à frire (attention aux brulures
!)
Admettons qu’en toute circonstance, l’affaire, de la part du demandeur, ne relève que d’une pure illusion : mais là, n’en est-il pas souvent de même en certains mariages classiques ?
Si l’on envisage la volonté de faire du Buzz, faire parler de soi, même en mal, reste humain : cependant, pourquoi souhaiter déclencher des sentiments de haine ? Un risque bien vain…
Par ailleurs, Un mariage permet d’envisager la possibilité d’une descendance… Hormis les conséquences en termes de succession, l’aventure consistant à élever un petit être sera impossible pour qui a épousé son IA préférée (enfin… dans l’état actuel des technologies).
En outre, dès lors que le problème n’est pas traité par la légalité (trouble au regard des mœurs ou/et de l’ordre public), c’est le concept de légitimité qui prend le devant : cette dernière ressort d’une éthique, toute relative en fonction des sociétés (et de l’époque…).
En dernier ressort, tant qu’il n’y a pas nuisance (préjudice commis), vis-à-vis d’autres êtres humains, alors tout est possible et ne devrait a priori pas faire l’objet d’opprobre.
Enfin et au fond, si le ridicule devait tuer, n’assisterions-nous pas à de véritables massacres ?
…
Bien à tous,
Titus