Souvent la question se pose...
Et moi, je ne sais trop quoi répondre.
Mais, je m'y colle !!!
Pourquoi donner de faux espoirs ?
L'amour ne vit pas de courants d'air, d'idéalisations à distance, de séparations après deux semaines de vacances dont on essaie de réchauffer les bons souvenirs, de visites éclairs le temps d'une fin de semaine : situations infiniment précaires !! et douloureuses !! qui ne durent qu'un temps !! à moins que l'on opte pour ce mode de contacts épisodiques, mais qui doit laisser un goût de cendres.
L'amour s'éprouve, se construit et s'abîme aussi, se détériore ou/et s'affermit à partir de présences bien visibles, bien ressenties, l'un(e) avec l'autre ; et seul des moines, des désincarnés, peuvent vouer un culte idéal à l'être la plupart du temps loin, absent, et -qu'on le veuille ou non- s'effaçant ou devenant une hantise - voici une alternative guère souriante.
Non, l'amour ne peut pas vivre en restant en suspens, en reprenant son cours, en se donnant à fond, puis se retenant pour des retrouvailles toujours trop lointaines.
L'amour ne vit pas d'HALLUCINATIONS maintenues à toute force, contre la cruauté de l'absence - même si je sais que les modes de la présence peuvent être variés. L'amour a besoin d'une palpable réalité charnelle et affective.
M'est avis.


