Je ne pense pas que tu puisses dire que si tu étais homo se serait pareil pour toi parce que ce n'est pas le cas, tu ne peux donc pas savoir. Je te rejoins dans le fait qu'il est bien de s'assumer sauf que moi ma famille ne le sait pas parce que je ne suis pas prête. J'ai peur de leur réaction, peur de perdre ma mère et je défie quiquonque de me dire que j'ai tort ou que je dois faire ceci ou cela, personne n'est dans ma tête ni dans mon coeur ni dans ma vie. J'en ai un peu marre des messages qui disent qu'on se sentira mieux en s"assumant". Dire ou ne pas dire qu'on est homo n'a rien à voir avec le fait de s'assumer. Je vis mes histoires avec discrétion, voilà tout, après tout ceux qui ont besoin de s'assumer ont peut-être aussi et surtout des choses à se prouver? Dire tout haut qu'on est homo ça avance à qui plus qu'à soi-même? Certains n'en ont peut-être pas besoin et puis surtout, va donc dire à tous les homos qui se sont suicidés parce que leur entourage les a rejetté qu'ils se sentent mieux hein!
Calme, posé, tout est dit.
Ma mère a souffert lors de mon coming out, mais je ne pouvais pas lui mentir, pas à elle, elle ne m'a pas rejeter pour autant, mais personne comme tu dis peut savoir ce qui se passe dans mes tripes. Et j'ai souffert de l'avoir fait souffrir. Si jamais ces frères ( type beaux fachos de base ) l'avaient su, elle aurait été coupable d'avoir un enfant anormal.
Le jour de son enterrement, j'ai pris la décision qu'ils ne le sauraient jamais en accord avec mes freres et ma soeur, pour elle, pour sa mémoire. Parce que même ce jour-là, on a eu le droit à leurs relents fétides assimilant l'homosexualité et la рéԁорhіlіе. Alors bonjour le "assumez vous".
Mes proches, tous ceux que j'ai choisi, et même à mon boulot, le savent, mais je sais que là, je ne crainds rien.
Merci de parler de s'assumer, encore faut-il revenir au début, s'accepter comme homosexuel(le), en fonction de son propre esprit, ses propres questions, son environnement, et j'en passe.
Mes freres et ma soeur lorsqu'on en parle, assez fréquemment d'ailleurs, me disent qu'eux en tant qu'hétérosexuel(le)s n'ont pas eu à se remettre en question d'aucune manière.