Oui oui, ce que tu dis et mélanger avec cette loi, pleins de points de vues ont été regroupés dans cette réforme, je te conseille d'aller jeter un coup d'œil sur le lien que j'ai mis au-dessus, tu verras
"La France ne peut pas accueillir toute la misère du monde" (Monsieur Rocard dans ses œuvres, sic de nouveau) :
"La France ne peut pas accueillir toute la misère du monde" (Monsieur Rocard dans ses œuvres, sic de nouveau) :
Si je puis me permettre, "LA FRANCE ne peut accueillir toute la misère du monde, mais elle doit savoir en prendre fidèlement sa part." plus exactement. Ca change tout, enfin, je trouve.
Et l'idée d'une vaste lutte des classes, je ne crois pas qu'aujourd'hui, elle soit encore d'actualité. Car lutte des classes implique conscience de classe, ce qui n'existe plus, dans le paradis sur terre de l'individualisme.
Sinon, si cette loi existe bel et bien, ca me choque. Ca me choque, comme ont pu me choquer les atteintes au droit de gréve, comme on put me choquer les tazers et autres flashball pointé droit sur des manifestants, comme à pu me choquer le déni de démocratie constaté dans la rue sur la réforme passée, comme à pu me choquer la circulaire presque condamnée par la commission Européenne, comme à pu me choquer les ordinateurs volés au "Monde", et la liste est encore longue, mais que voulez vous, c'est à la mode, et ça continuera tant qu'il n'y aura pas une prise conscience, une vraie ...
Mais j'ai le sentiment qu'aujourd'hui, tout le monde s'en fout. Qu'on pourrais demain, révéler un Watergate version française, que les tombes de Jaures, Blum et autres De Gaulles pourraient servir de ventilateurs à force qu'ils ne s'y retournent, on continuerait, par ce que les réserves de voix sont au FN et pas CNR ...
--- La "lutte des classes" est l'antagonisme inhérent à une société organisée en classes sociales selon un mode de production donnée ; nous la pratiquons chaque jour, d'un côté de la barrière ou de l'autre ; et pour qu'il y ait "classe sociale" pour soi, il importe à cette classe sociale (dans la diversité de ses stratifications, dans la multiplicité de ses métiers et professions) de s'organiser collectivement (syndicat, parti) ; la "conscience" vient avec l'organisation ; quant à moi, je me situe clairement dans la tradition du "vieux" mouvement ouvrier, qui se fixe le but de balayer le vieux monde, avant que ses ruines ne nous aplatissent dans un écroulement barbare généralisé.
-- Pour voir si cette loi existe ou pas, il suffit de se donner la peine d'aller sur le site internet de l'assemblée nationale, et de regarder quelles sont les lois en examen ; ainsi tu échapperas à toutes les supputations, et tu auras en main le texte en discussion qui est un amalgame de mesures autoritaires, avec suffisamment de vague pour en ouvrir largement le champ d'application.
-- Pour mesurer ce qui est possible, je crois qu'il ne suffit pas de se fier aux apparences que nous bâtit notre humeur, ou notre désillusion, ou notre désarroi ; sinon -à me fier à mon redoutable pessimisme- j'écrirais bien des choses sur la prétendue paralysie de mes contemporains, mais ce serait une pure projection (au sens psychologique) de ma part. - Sarkozy n'a dû son salut, lors des grèves contre la "réforme des retraites", qu'à l'axe formé par le sommet des appareils de la CGT et de la CFDT (l'axe Thibault-Chérèque), qui ont refusé, obstinément, malgré les millions de manifestants et de grévistes, d'appeler au "retrait de la loi" et, pour cela, d'appeler à la grève générale interprofessionnelle : telle est la réalité des forces sociales en présence, actuellement, en France.
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