Nous avions, mon Portugais et moi, un cahier de liaison journalière, pour les petits mots du matin. Il y envisage sa mort, et son dernier message est : "Je t'aime et je t'aimerai toujours (...) quelles que soient les circonstances (...) Сâlіпs (...)".
C'est vrai que de laisser des mots d'amour posthumes c'est superbe, c'est une trace écrite et qui deviendra intemporelle car tu pourras la relire à chaque fois et la ressentir avec la même émotion comme si elle venait d'être écrite.
sergeclimax69007
Membre suprême
7 février 2015 à 17:21
Draсопis,
Serais-tu bassement matérialiste ?
Jiminy, je dois avouer que j'ai dû dépasser l'aspect apparemment trivial de la contribution de Draсопis, pour me rendre compte que léguer est aussi envisager sa mort et laisser à l'autre la liberté de survivre.
sergeclimax69007
Membre suprême
7 février 2015 à 17:26
"C'est vrai que de laisser des mots d'amour posthumes c'est superbe, c'est une trace écrite et qui deviendra intemporelle car tu pourras la relire à chaque fois et la ressentir avec la même émotion comme si elle venait d'être écrite." (Greenary)
C'est une trace d'amour, qui passe de son support matériel à ma mémoire, et me permet d'intégrer en moi l'image de mon S. comme une espèce de dieu lare [les dieux lares veillant sur le foyer des Latins anciens] ; c'est un legs persistant, et qui m'émeut beaucoup.
greenary2
Membre élite
7 février 2015 à 17:43
"C'est vrai que de laisser des mots d'amour posthumes c'est superbe, c'est une trace écrite et qui deviendra intemporelle car tu pourras la relire à chaque fois et la ressentir avec la même émotion comme si elle venait d'être écrite." (Greenary)
C'est une trace d'amour, qui passe de son support matériel à ma mémoire, et me permet d'intégrer en moi l'image de mon S. comme une espèce de dieu lare [les dieux lares veillant sur le foyer des Latins anciens] ; c'est un legs persistant, et qui m'émeut beaucoup.
yggdrasil
Membre élite
7 février 2015 à 17:47
Parce que je ne galvaude pas ce verbe ; parce qu'il a pour moi un sens viscéral ; parce j'ai besoin de le ressentir vraiment avant de l'exprimer, je considère que la plus belle preuve d'amour est d'avoir dit « je t'aime ».
En outre, il m'est arrivé de parcourir plusieurs milliers de kilomètres, afin de retrouver un garçon... parce que je l'aimais !
Enfin, je me rappelle cette réflexion faite par un garçon : « Je vois que je commence à compter pour toi, non pas parce que tu as vidé une étagère pour mes affaires dans ton placard, mais parce que tu as laissé une place pour mes livres dans ta bibliothèque. » C'était tellement bien me connaître...
sergeclimax69007
Membre suprême
7 février 2015 à 17:55
Oui, prononcer "Je t'aime" engage ; et, quand on sait le poids des mots, entendre "Je t'aime" est un bouleversement.
Comme les livres peuvent se partager, se mélanger, se marier, marquant que des affects sont communs ! Un espace commun : ça, c'est une grande marque d'amour.
yggdrasil
Membre élite
7 février 2015 à 18:01
Oui, prononcer "Je t'aime" engage ; et, quand on sait le poids des mots, entendre "Je t'aime" est un bouleversement.
C'est vrai ! Et c'est aussi un bouleversement de le dire ; même si ce bouleversement est libérateur.
sergeclimax69007
Membre suprême
7 février 2015 à 18:09
Oui, Yggdrasil, quelquefois, soi-même on se trouve bien étonné, tellement c'est abrupt, inattendu, et donnant une autre qualité à une relation, que d'avoir prononcé "Je t'aime" !