"provient du fait qu'il croit que chaque homme peut changer d'essence et devenir un Dieu, par une assomption à travers "le mariage plural", le mariage avec plusieurs femmes, pour peupler infiniment, en dieu accompagné de déesses, des planètes nouvelles."
C'est pas tellement le faît de se marier, mais ce que tu décris là ressemble étrangement à "la transcendance par le sехе", c'est du mysticisme qui se retrouve dans diverses sectes esotériques. Et qui implique en effet, des rites sехuеls incluant divers partenaires.
C'est pourquoi ils sont souvent dégénérés. Par exemple, il y a dans cette communauté de nombreux faîts de рéԁорhіlіе, et de faîts іпсеstuеuх.
Il ne faut en aucun cas les confondre avec le Christianisme ou en tout cas le catholicisme ( les protestants m'intéressent peu), pour qui le dogme mormon, s'apparenterait au satanisme.
Ps : Je ne suis pas catho.
"Nocivité des religions". Il faudra des arguments un peu plus constructifs et concrêts, que de prendre en exemple une petite secte se trouvant dans le tгоu du c** de l'Amérique puritaine.
Sache par exemple que ce que tu crois comme allant de soit, comme le faît de ne pas tuer, est hérité du christianisme. Auparavant, si tu étudies l'Antiquité, il y avait de nombreux cultes dédiés aux sacrifices humains.
Ensuite je vois venir les gens "La religion provoque la guerre". Mouai, aujourd'hui que l'Europe est dechristianisée, on la fait au nom de ce nouvel ordre moral : les droits de l'homme. Tout ceci n'est que prétexte.
Bref un peu d'objectivité fait pas de mal parfois, surtout que frapper sur les religions en 2012, c'est de la fausse subversion.
Mais l’Église des Saints des Derniers Jours ("les Mormons"), hélas, n'est pas une petite dénomination religieuse : elle est en pleine ascension.
Et je ne crois pas que "taper sur les religions",
dans un monde où il y a des Églises d’État (Grande-Bretagne, pays scandinaves),
dans un monde où des ayatollahs "guident" le peuple iranien et se placent à la source des lois civiles,
dans un monde où la France verse à l'école privé catholique des milliards chaque année aux dépens des fonds publics (ce qui est une vіоlation répétée de la loi de séparation des Églises et de l’État, de 1905, celle que l'on veut toujours réviser et assouplir) et où un concordat avec le Vatican régit l'Alsace-Lorraine (ce qui fait que des curés, et des pasteurs, et des rabbins sont salariés par l’État),
dans un monde où des islamistes se mettent complaisamment au service des forces les plus réactionnaires (ils en font partie) pour - par exemple - que l'Assemblée Constituante en Tunisie avorte et que l'ordre soit préservé sans Ben Ali,
dans un monde où les présidents des USA font allégeance dans tous leurs discours à une entité qu'ils appellent "Dieu",
dans un monde où la révérence envers cette chose indéfinie qu'est "Dieu" FAIT FLORES,
je ne crois pas que DANS UN TEL MONDE le combat contre les religions soit superflu, dépassé, ni qu'il devrait ralentir, ni que l'on pourrait s'en dispenser.
Je vois, au contraire, bien du pain sur la planche, quant à la séparation entre la sphère religieuse et la sphère politique, pour les partisans de la laïcité.
Tout comme il y a matière à combat philosophique, pour les athées, et les matérialistes, et les libres-penseurs, ou les simples agnostiques.
Quant aux vertus civilisatrices des religions, je tente de les découvrir.
Le christianisme devenu religion d’État, avec l'Empereur Constantin, en 380, fut tellement respectueux de la vie, qu'il détruisit toutes les écoles philosophiques antiques, qu'il fit brûler et les temples et les lieux d'étude et les personnes. Devenu religion d’État, le christianisme s'employa à utiliser ce qui dans le legs antique pouvait le servir (ne serait-ce que l'art oratoire), et pour le reste, combien de manuscrits brûlés : c'est ainsi que de la grande philosophie matérialiste d’Épicure et de Démocrite, il ne nous reste que des fragments.
Par ailleurs, tenant à cet absolu qu'est Dieu, le christianisme mit en tutelle et sous éteignoir toutes les sciences, servantes de la théologie ; la curiosité ne put s'exercer que dans les limites où les observations ne remettaient pas en cause le dogme, et "Dieu" ; tenus de croire à ce fondement dernier, incréé, les esprits s'habituèrent à l'irrationnel, prirent le questionnement pour une faute, et la croyance pour une vertu.
Dans un sujet que j'ai posté précédemment "Religions et science - darwinisme versus créationnisme", le plus grand reproche que fait l'athée Dawkins (qui vit aux USA où l'on veut introduire dans les programmes le créationnisme à égalité avec le darwinisme, c'est-à-dire une croyance que l'on ressent à égalité avec une explication scientifique du cours de la vie sur cette planète) est cette stérilisation des esprits par le recours à un mot, vide de sens, rempli d'affects, qui n'explique rien, qui se refuse d'ailleurs à l'explication, puisque le principe est infondé, incréé, éternel, bien retranché par ces qualités du reste, et la stérilisation des esprits par l'habitude instillée de ne pas TOUT questionner, de faire des quartiers réservés à la croyance, à l'adhésion sans questionnement.
Ne serait-ce que pour cela, oui, je tiens toutes les religions avec leur Dieu Un, ou leurs dieux multiples pour des appareils idéologiques, contraires à l'humanisme (qui met l'homme au centre), contraires à l'égalité humaine (il faudrait révérer des dieux), contraires à la dignité humaine (les hommes devraient chercher ailleurs, bien ailleurs le sens de leurs vies), perfides (toute théologie est un appareil explicatif qui veut justifier ce qui, en définitive, DOIT être CRU), des appels à l'ignorance par la révérence devant un Inexplicable érigé en Principe.
Voilà en bref mes reproches. Mais je pourrais bien entendu en trouver d'autres. Si nécessaire. Tu vois que mon athéisme, pour être véhément, n'en est pas moins une pensée, et une attitude devant le monde, et un ensemble cohérent de sentiments et de ressentiments.
Crois-tu que je sois ignorant de l'histoire, longue et clandestine pour cause de répression, de l'athéisme ; et de Spinoza, qui réduit Dieu à la Nature ; et du curé Meslier, qui s'employa toute sa vie à rédiger dans sa cure une réfutation de l'existence de Dieu, que Voltaire - ce déiste - édita de manière tronquée ; ou du superbe livre de Ginzburg, "Le meunier et les vers", où l'on voit d'après des procès-verbaux de l’Inquisition qu'un simple meunier au XVe siècle pouvait imaginer la venue à la vie comme un immense processus de germination, de pullulement, de fermentation, serait-ce pour le corps de Dieu et des anges ; et des anarchistes et des poumistes et des simples paysans espagnols de 1936, qui eurent à se battre contre les fascistes mais aussi contre la première propriétaire terrienne en Espagne, l’Église catholique, pour créer des communautés paysannes autogérées ; .... ?
Alors, mon athéisme est réfléchi, coordonné, relié à cette longue tradition (et soit dit en passant, je trouve mon combat d'autant plus fondé que des olibrius veulent faire inscrire aux sources de leur Europe à eux la tradition chrétienne, de manière préférentielle).
Et j'estime abusif qu'encore et toujours l'on ramène la couverture vers la christianisme à propos de vertus qui se pratiquèrent couramment bien avant son avènement.
Comme si, dans l'Antiquité, déjà, il n'y avait eu que le sentiment religieux, et point de réflexion pré-philosophique ou la philosophie, que nous pouvons faire débuter pour le Monde Grec avec le très grand Anaximandre de Milet, qui au sixième siècle av. J.-C., pensa la terre, EN SUSPENS DANS LE VIDE, ET NE DÉVIANT PAS DE SA PLACE PUISQU'IL N'Y AVAIT PAS DE HAUT NI DE BAS ABSOLUS, MAIS UN "APEIRON", UN ILLIMITÉ, UN OUVERT AVEC DES MONDES EN INFINITÉ, APPARAISSANT ET DISPARAISSANT SELON L'ORDRE DU TEMPS.
Sache qu'avant le christianisme, si nous traitons de cette injonction morale "ne pas tuer", il y a eu le sentiment stoïcien d'appartenir à un même monde, nous tous, tout un chacun ; sache que les fraternités épicuriennes admettaient - chose extraordinaire dans la Grèce antique misogyne ! - les femmes à égalité avec les hommes, et les еsсlаvеs, et que cette "philia", cette amitié s'étendait A TOUS (cf. les deux lettres AMICALES qui nous restent d’Épicure, deux lettres transmises par Diogène Laërce), A TOUS au point qu'à OENOANDA (dans la Turquie actuelle), un riche épicurien, dénommé Diogène d'Oenoanda, fit graver sur un très long portique des sentences d’Épicure, destinées au tout-venant, parce que pour les Épicuriens l'humanité était fondamentalement UNE, et que tout passant pouvait venir à la sagesse, laquelle n’était pas réservée à une élite ou aux seuls Grecs !
Et si Épicure, qui était matérialiste mais qui n'était pas athée, puisqu'il admettait dans les inter-mondes des dieux faits de matière subtile et indifférents à nos tracas humains - des dieux ni moteurs des mondes, ni gouverneurs, ni vindicatifs - fut tant traîné dans la boue (rappelez-vous l'expression "les pourceaux d’Épicure"), c'est parce que, ÉMANCIPÉ DE TOUTE TUTELLE DIVINE, UN DES TOUS PREMIERS, IL FUT UN MORALISTE, SE FONDANT SUR UNE REPRÉSENTATION DE LA STRUCTURE DE L'UNIVERS, REPRÉSENTATION NE SE RÉFÉRANT A AUCUNE TRANSCENDANCE COMME PRINCIPE NÉCESSAIRE A L'ORDRE DES CHOSES OU A LA DÉTERMINATION DES CONDUITES ET DES RÉFLEXIONS MORALES.
CELA, LES RATICHONS DU CHRISTIANISME NE POUVAIENT PAS LE LUI PARDONNER.
Et c'est pourquoi nous avons presque tous les dialogues (d'ailleurs très beaux) de l'idéaliste Platon, qui lui croyait à une Réalité plus réelle que la nôtre (à des "Formes"), Platon qu'à la Renaissance l'on a pu accommoder à la sauce chrétienne ; et si peu de choses d’Épicure.