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La polygamie des Mormons - Nocivité des religions

Sujet de discussion : La polygamie des Mormons - Nocivité des religions
  • sergeclimax69007 Membre suprême
    sergeclimax69007
    • 9 juillet 2012 à 22:04
    J'ai commencé une fiction, que certains d’entre vous ont eu la bonté de lire, et dont le héros principal est un petit enfant mormon : "Histoire de Steven".

    Voulant m'informer, avant d'aller plus avant, sur les croyances particulières de cette puissante Église (Église des Saints des Derniers Jours ; Latter Days Saints Church), je me suis astreint à regarder des vidéos - en anglais, sous-titrées en portugais - ; et ne voilà-t-il pas que je ne n'ai pas à me coltiner avec une Église un peu "folklorique", donnant lieu a des anecdotes piquantes et plaisantes, mais avec une Église - dont fait partie le probable candidat du Parti républicain aux prochaines élections présidentielles, aux États-Unis d'Amérique du Nord - peu ouverte au sentiment, humain, trop humain, de la joie et du bonheur.

    Joseph Smith, le fondateur, passe pour un prophète moderne au yeux des Mormons. Et même, il est pour eux LE prophète apportant à l'Amérique, cette nouvelle Sion, l'équivalent de la Bible hébraïque et des Évangiles, voire LE "Livre", bien supérieur à ces anciennes "révélations". Pour le moins, le Livre de Mormon apporte, à leurs yeux, un complément, et des correctifs, indispensables.

    Le Livre de Mormon lui aurait été révélé à travers la lecture - guidée par Dieu et ses anges - de plaques d'or écrites en "égyptien réformé" (alors que, vers 1830, Champollion n'avait même pas déchiffré la pierre trilingue de Rosette, découverte scientifique qui donna le départ du déchiffrement de toutes les inscriptions égyptiennes, qu'elles soient hiéroglyphiques ou démotiques !!!)

    Le Livre de Mormon est censé nous raconter comment des Hébreux navigant vers les Amériques donnèrent lieu à des Empires, des batailles, entre le Bien et le Mal, les Amérindiens n'étant que les descendants de ces Hébreux ; or, aucune preuve, ni archéologique, ni géographique, ni linguistique, ni génétique - le séquençage de l'ADN des Amérindiens montrant indubitablement leur ancienne migration depuis l'Asie du Centre et du Nord - n'a pu établir, ni la réalité de cette migration hébraïque, ni aucun des "faits" rapportés par le Livre de Mormon : pas une seule narration du "Livre de Mormon" ne se trouve avérée par des preuves externes de cette sorte, PAS UN !!!

    Les batailles, les villes, les Empires laissent des traces ; la Bible, malgré son caractère religieux et donc quelque peu mythique, se trouve en concordance avec des lieux, des noms de peuples, des villes, des installations portuaires, des établissements commerciaux ou militaires ; par exemple, des ruines et des restes témoignent - en abondance - de l'existence des Cananéens que mentionne la Bible hébraïque. Quant au Livre de Mormon, ce n'est pas le cas : RIEN, ZÉRO !!! Et ce n'est pas faute d'avoir déployé des efforts !!!

    De plus, de nombreux anachronismes émaillent ce Livre de Mormon, et l’invalident, si on désire SIMPLEMENT le considérer (comme on peut le faire avec la Bible pour le Moyen-Orient) comme une source écrite de l'histoire des Amériques, à vérifier par les témoins archéologiques : les batailles à cheval (le cheval a été introduit par les Conquistadors !!!), en armure d'acier (mais l'acier est un produit du dix-neuvième siècle), mettant en jeu des dizaines de milliers d'hommes (aucune trace de cadavres, nulle part).

    La géographie mormone ne concorde avec aucune des régions de l'Amérique du Nord, du Centre ou du Sud !!!

    Même l'ultime bataille au pied du Mont Сumorah (dans l’État de Washington), Mont où Joseph Smith dit avoir trouvé les plaques d'or de la révélation n'a laissé aucun bouleversement humain, et pourtant cette bataille fut titanesque, et ce lieu saint des Mormons, ne croyez pas qu'ils soient avides de le faire explorer, fouiller, serait-ce par les méthodes de l'archéologie aérienne (ainsi procède-t-on en France pour trouver les traces d'établissements gallo-romains ou gaulois), NENNI, surtout pas, en aucune manière, pas de précipitation, on freine des quatre sabots, CAR IL N'Y A RIEN A TROUVER !!!

    ---- Là, nous restons dans le domaine de la croyance, qui pour moi - à l'instar de Jorge Luis Borges - est le "domaine le plus accompli du genre fantastique".

    --- Mais, lorsque j'en arrive à la POLYGAMIE MORMONE, QUI EST UN COMMANDEMENT DE L’ÉGLISE MORMONE, fermement établi dans la cent trente-deuxième section de leurs "Covenants", j'ai comme une lassitude, et un serrement de cœur.

    Le Mormon ne croit pas en un Dieu unique, il croit en une multiplicité de dieux, et cette dernière affirmation (qui contredit tous les efforts des Mormons qui veulent passer pour une branche du christianisme) provient du fait qu'il croit que chaque homme peut changer d'essence et devenir un Dieu, par une assomption à travers "le mariage plural", le mariage avec plusieurs femmes, pour peupler infiniment, en dieu accompagné de déesses, des planètes nouvelles.

    SEULE LA LOI CIVILE DES USA, QUI INTERDIT LA POLYGAMIE, A CONTRAINT L’ÉGLISE MORMONE OFFICIELLE A RENONCER A CETTE PRATIQUE ; CE QUI N’EMPÊCHE PAS DE MULTIPLES GROUPES MORMONS, DISSIDENTS ET CLANDESTINS, RÉPANDUS A TRAVERS TOUS LES USA, DE LA PRATIQUER, DANS L'HYPOCRISIE DU SECRET.

    Et lorsque je vois et entends des femmes (surtout des femmes, à peine trois hommes) qui racontent :

    - combien on leur a enfoncé et persuadé, au plus ргоfопԁ d'elles-mêmes, qu'elles devaient obéir à leurs pères, et être mariées, sans qu'elles aient leur mot à dire, à des hommes qui ont une trentaine d’années de plus qu’elles ;

    - comment elles ont dû accepter ce déchirement du cœur de partager un époux, jamais présent ni pour elles, ni pour leurs enfants dont il ignore ou confond le plus souvent les prénoms ;

    - comment leur vie sentimentale a dû être un mensonge dans cette acceptation apparemment souriante de « sœurs épouses », en faisant l'impasse sur leurs justes jalousies et leurs frustrations ;

    - comment chacun et chacune, hormis le patriarche autour de qui tout est en orbite, se trouve esseulé(e), perdu(e), sans repères fixes, sans filiation solide pour les enfants, dans ce magmas qu'est la famille mormone avec plusieurs épouses ;

    - comment elles ont été amenées à rompre avec ce milieu et à affronter un sentiment vertigineux de vide, sinon elles auraient dû vivre avec le sentiment croissant d'un mensonge infiltrant leur vie entière ;

    - comment on les a menacées de l'"Enfer", si elles n'aidaient pas leur homme à se hisser au statut de "Dieu", j'ai de la colère et un sentiment de compassion, de grande compassion (la compassion n'est pas la vile pitié !!!)

    Je mets ici le lien vers le quinzième épisode (sur vingt, de trois à cinq minutes chacun) de " Mórmons - Levantando o véu da poligamia" ["Les Mormons - En levant le voile de la polygamie"] : ces femmes et ces hommes témoignent en anglais, et c'est sous-titré en portugais, sans doute en vertu du fait que le Brésil, ce très vaste pays qui fait quinze à vingt fois la surface de la France et qui compte cent quatre-vingt millions d'habitants, outre les cultes afro-brésiliens, est une foire d'empoigne entre l’Église catholique et toute la variété des dénominations religieuses émanant des USA (baptistes, pentecôtistes, presbytériens, évangélistes, mormons, témoins de Jéhovah, et j'en passe).

    Alors je ne sais pas si je vais avoir le cœur de terminer ma fiction !!!


    Voici le lien que j'ai été pêcher avec "google", parce qu'avec "mozilla firefox" je n'obtiens que du noir :




    Mon athéisme ne me rend pas insensible à ce que ces hommes et ces femmes vivent dans leur univers religieux que je ne partage pas, mais qui n'est pas d'une étrangeté incompréhensible ; bien au contraire, je ne trouve pas ridicule ce pathos, ces larmes, ces appels véhéments à communiquer avec un "Dieu" plus clément, dont je nie l'existence ; ce qui me touche est que ces hommes et ces femmes, qui souffraient dans leur fondamentalisme mormon, aient pu trouver une relation apaisée avec un "Dieu" mieux disposé à leur égard ; et quand bien même je sais, quant à moi, à propos de ce "Dieu", qu'il s'agit d'un dialogue avec soi-même, projeté sur une entité supra-terrestre, objectivement inexistante, et n’ayant qu'une consistance subjective, celle que façonne leur esprit, il ne m'est pas indifférent que ces personnes-là, qui ont tant souffert, souffrent moins, serait-ce dans une sphère religieuse.

    Il y a en moi le triptyque : mon semblable - mon ennemi - mon frère.
  • marco06400 Membre confirmé
    marco06400
    • 10 juillet 2012 à 08:52
    Bonjour à toi ! ( j'allais dire mon frère ! )
    je te remercie pour cette intervention, je suis athée comme toi et je partage entièrement les tenants et les aboutissants de ton texte.
  • arabina Membre confirmé
    arabina
    • 11 juillet 2012 à 02:15
    "provient du fait qu'il croit que chaque homme peut changer d'essence et devenir un Dieu, par une assomption à travers "le mariage plural", le mariage avec plusieurs femmes, pour peupler infiniment, en dieu accompagné de déesses, des planètes nouvelles."

    C'est pas tellement le faît de se marier, mais ce que tu décris là ressemble étrangement à "la transcendance par le sехе", c'est du mysticisme qui se retrouve dans diverses sectes esotériques. Et qui implique en effet, des rites sехuеls incluant divers partenaires.
    C'est pourquoi ils sont souvent dégénérés. Par exemple, il y a dans cette communauté de nombreux faîts de рéԁорhіlіе, et de faîts іпсеstuеuх.

    Il ne faut en aucun cas les confondre avec le Christianisme ou en tout cas le catholicisme ( les protestants m'intéressent peu), pour qui le dogme mormon, s'apparenterait au satanisme.

    Ps : Je ne suis pas catho.

    "Nocivité des religions". Il faudra des arguments un peu plus constructifs et concrêts, que de prendre en exemple une petite secte se trouvant dans le tгоu du c** de l'Amérique puritaine.
    Sache par exemple que ce que tu crois comme allant de soit, comme le faît de ne pas tuer, est hérité du christianisme. Auparavant, si tu étudies l'Antiquité, il y avait de nombreux cultes dédiés aux sacrifices humains.
    Ensuite je vois venir les gens "La religion provoque la guerre". Mouai, aujourd'hui que l'Europe est dechristianisée, on la fait au nom de ce nouvel ordre moral : les droits de l'homme. Tout ceci n'est que prétexte.
    Bref un peu d'objectivité fait pas de mal parfois, surtout que frapper sur les religions en 2012, c'est de la fausse subversion.
  • sergeclimax69007 Membre suprême
    sergeclimax69007
    • 12 juillet 2012 à 20:01
    "provient du fait qu'il croit que chaque homme peut changer d'essence et devenir un Dieu, par une assomption à travers "le mariage plural", le mariage avec plusieurs femmes, pour peupler infiniment, en dieu accompagné de déesses, des planètes nouvelles."

    C'est pas tellement le faît de se marier, mais ce que tu décris là ressemble étrangement à "la transcendance par le sехе", c'est du mysticisme qui se retrouve dans diverses sectes esotériques. Et qui implique en effet, des rites sехuеls incluant divers partenaires.
    C'est pourquoi ils sont souvent dégénérés. Par exemple, il y a dans cette communauté de nombreux faîts de рéԁорhіlіе, et de faîts іпсеstuеuх.

    Il ne faut en aucun cas les confondre avec le Christianisme ou en tout cas le catholicisme ( les protestants m'intéressent peu), pour qui le dogme mormon, s'apparenterait au satanisme.

    Ps : Je ne suis pas catho.

    "Nocivité des religions". Il faudra des arguments un peu plus constructifs et concrêts, que de prendre en exemple une petite secte se trouvant dans le tгоu du c** de l'Amérique puritaine.
    Sache par exemple que ce que tu crois comme allant de soit, comme le faît de ne pas tuer, est hérité du christianisme. Auparavant, si tu étudies l'Antiquité, il y avait de nombreux cultes dédiés aux sacrifices humains.
    Ensuite je vois venir les gens "La religion provoque la guerre". Mouai, aujourd'hui que l'Europe est dechristianisée, on la fait au nom de ce nouvel ordre moral : les droits de l'homme. Tout ceci n'est que prétexte.
    Bref un peu d'objectivité fait pas de mal parfois, surtout que frapper sur les religions en 2012, c'est de la fausse subversion.

    Mais l’Église des Saints des Derniers Jours ("les Mormons"), hélas, n'est pas une petite dénomination religieuse : elle est en pleine ascension.

    Et je ne crois pas que "taper sur les religions",
    dans un monde où il y a des Églises d’État (Grande-Bretagne, pays scandinaves),
    dans un monde où des ayatollahs "guident" le peuple iranien et se placent à la source des lois civiles,
    dans un monde où la France verse à l'école privé catholique des milliards chaque année aux dépens des fonds publics (ce qui est une vіоlation répétée de la loi de séparation des Églises et de l’État, de 1905, celle que l'on veut toujours réviser et assouplir) et où un concordat avec le Vatican régit l'Alsace-Lorraine (ce qui fait que des curés, et des pasteurs, et des rabbins sont salariés par l’État),
    dans un monde où des islamistes se mettent complaisamment au service des forces les plus réactionnaires (ils en font partie) pour - par exemple - que l'Assemblée Constituante en Tunisie avorte et que l'ordre soit préservé sans Ben Ali,
    dans un monde où les présidents des USA font allégeance dans tous leurs discours à une entité qu'ils appellent "Dieu",
    dans un monde où la révérence envers cette chose indéfinie qu'est "Dieu" FAIT FLORES,
    je ne crois pas que DANS UN TEL MONDE le combat contre les religions soit superflu, dépassé, ni qu'il devrait ralentir, ni que l'on pourrait s'en dispenser.

    Je vois, au contraire, bien du pain sur la planche, quant à la séparation entre la sphère religieuse et la sphère politique, pour les partisans de la laïcité.
    Tout comme il y a matière à combat philosophique, pour les athées, et les matérialistes, et les libres-penseurs, ou les simples agnostiques.

    Quant aux vertus civilisatrices des religions, je tente de les découvrir.
    Le christianisme devenu religion d’État, avec l'Empereur Constantin, en 380, fut tellement respectueux de la vie, qu'il détruisit toutes les écoles philosophiques antiques, qu'il fit brûler et les temples et les lieux d'étude et les personnes. Devenu religion d’État, le christianisme s'employa à utiliser ce qui dans le legs antique pouvait le servir (ne serait-ce que l'art oratoire), et pour le reste, combien de manuscrits brûlés : c'est ainsi que de la grande philosophie matérialiste d’Épicure et de Démocrite, il ne nous reste que des fragments.

    Par ailleurs, tenant à cet absolu qu'est Dieu, le christianisme mit en tutelle et sous éteignoir toutes les sciences, servantes de la théologie ; la curiosité ne put s'exercer que dans les limites où les observations ne remettaient pas en cause le dogme, et "Dieu" ; tenus de croire à ce fondement dernier, incréé, les esprits s'habituèrent à l'irrationnel, prirent le questionnement pour une faute, et la croyance pour une vertu.

    Dans un sujet que j'ai posté précédemment "Religions et science - darwinisme versus créationnisme", le plus grand reproche que fait l'athée Dawkins (qui vit aux USA où l'on veut introduire dans les programmes le créationnisme à égalité avec le darwinisme, c'est-à-dire une croyance que l'on ressent à égalité avec une explication scientifique du cours de la vie sur cette planète) est cette stérilisation des esprits par le recours à un mot, vide de sens, rempli d'affects, qui n'explique rien, qui se refuse d'ailleurs à l'explication, puisque le principe est infondé, incréé, éternel, bien retranché par ces qualités du reste, et la stérilisation des esprits par l'habitude instillée de ne pas TOUT questionner, de faire des quartiers réservés à la croyance, à l'adhésion sans questionnement.

    Ne serait-ce que pour cela, oui, je tiens toutes les religions avec leur Dieu Un, ou leurs dieux multiples pour des appareils idéologiques, contraires à l'humanisme (qui met l'homme au centre), contraires à l'égalité humaine (il faudrait révérer des dieux), contraires à la dignité humaine (les hommes devraient chercher ailleurs, bien ailleurs le sens de leurs vies), perfides (toute théologie est un appareil explicatif qui veut justifier ce qui, en définitive, DOIT être CRU), des appels à l'ignorance par la révérence devant un Inexplicable érigé en Principe.

    Voilà en bref mes reproches. Mais je pourrais bien entendu en trouver d'autres. Si nécessaire. Tu vois que mon athéisme, pour être véhément, n'en est pas moins une pensée, et une attitude devant le monde, et un ensemble cohérent de sentiments et de ressentiments.

    Crois-tu que je sois ignorant de l'histoire, longue et clandestine pour cause de répression, de l'athéisme ; et de Spinoza, qui réduit Dieu à la Nature ; et du curé Meslier, qui s'employa toute sa vie à rédiger dans sa cure une réfutation de l'existence de Dieu, que Voltaire - ce déiste - édita de manière tronquée ; ou du superbe livre de Ginzburg, "Le meunier et les vers", où l'on voit d'après des procès-verbaux de l’Inquisition qu'un simple meunier au XVe siècle pouvait imaginer la venue à la vie comme un immense processus de germination, de pullulement, de fermentation, serait-ce pour le corps de Dieu et des anges ; et des anarchistes et des poumistes et des simples paysans espagnols de 1936, qui eurent à se battre contre les fascistes mais aussi contre la première propriétaire terrienne en Espagne, l’Église catholique, pour créer des communautés paysannes autogérées ; .... ?

    Alors, mon athéisme est réfléchi, coordonné, relié à cette longue tradition (et soit dit en passant, je trouve mon combat d'autant plus fondé que des olibrius veulent faire inscrire aux sources de leur Europe à eux la tradition chrétienne, de manière préférentielle).

    Et j'estime abusif qu'encore et toujours l'on ramène la couverture vers la christianisme à propos de vertus qui se pratiquèrent couramment bien avant son avènement.

    Comme si, dans l'Antiquité, déjà, il n'y avait eu que le sentiment religieux, et point de réflexion pré-philosophique ou la philosophie, que nous pouvons faire débuter pour le Monde Grec avec le très grand Anaximandre de Milet, qui au sixième siècle av. J.-C., pensa la terre, EN SUSPENS DANS LE VIDE, ET NE DÉVIANT PAS DE SA PLACE PUISQU'IL N'Y AVAIT PAS DE HAUT NI DE BAS ABSOLUS, MAIS UN "APEIRON", UN ILLIMITÉ, UN OUVERT AVEC DES MONDES EN INFINITÉ, APPARAISSANT ET DISPARAISSANT SELON L'ORDRE DU TEMPS.

    Sache qu'avant le christianisme, si nous traitons de cette injonction morale "ne pas tuer", il y a eu le sentiment stoïcien d'appartenir à un même monde, nous tous, tout un chacun ; sache que les fraternités épicuriennes admettaient - chose extraordinaire dans la Grèce antique misogyne ! - les femmes à égalité avec les hommes, et les еsсlаvеs, et que cette "philia", cette amitié s'étendait A TOUS (cf. les deux lettres AMICALES qui nous restent d’Épicure, deux lettres transmises par Diogène Laërce), A TOUS au point qu'à OENOANDA (dans la Turquie actuelle), un riche épicurien, dénommé Diogène d'Oenoanda, fit graver sur un très long portique des sentences d’Épicure, destinées au tout-venant, parce que pour les Épicuriens l'humanité était fondamentalement UNE, et que tout passant pouvait venir à la sagesse, laquelle n’était pas réservée à une élite ou aux seuls Grecs !

    Et si Épicure, qui était matérialiste mais qui n'était pas athée, puisqu'il admettait dans les inter-mondes des dieux faits de matière subtile et indifférents à nos tracas humains - des dieux ni moteurs des mondes, ni gouverneurs, ni vindicatifs - fut tant traîné dans la boue (rappelez-vous l'expression "les pourceaux d’Épicure"), c'est parce que, ÉMANCIPÉ DE TOUTE TUTELLE DIVINE, UN DES TOUS PREMIERS, IL FUT UN MORALISTE, SE FONDANT SUR UNE REPRÉSENTATION DE LA STRUCTURE DE L'UNIVERS, REPRÉSENTATION NE SE RÉFÉRANT A AUCUNE TRANSCENDANCE COMME PRINCIPE NÉCESSAIRE A L'ORDRE DES CHOSES OU A LA DÉTERMINATION DES CONDUITES ET DES RÉFLEXIONS MORALES.

    CELA, LES RATICHONS DU CHRISTIANISME NE POUVAIENT PAS LE LUI PARDONNER.

    Et c'est pourquoi nous avons presque tous les dialogues (d'ailleurs très beaux) de l'idéaliste Platon, qui lui croyait à une Réalité plus réelle que la nôtre (à des "Formes"), Platon qu'à la Renaissance l'on a pu accommoder à la sauce chrétienne ; et si peu de choses d’Épicure.
  • sergeclimax69007 Membre suprême
    sergeclimax69007
    • 12 juillet 2012 à 22:22
    Quant à mon "Histoire de Steven", plutôt que de l'abandonner, je crois que je vais faire table rase de la confession mormone de l'enfant et des parents, et comme les pentecôtistes me semblent des gens croyant à la continuité de la "révélation" (ce qui cadre bien avec mon histoire), et que mon Steven a bégayé des "arreuh, areuh", soigneusement notés, j'allais dire compilés par les parents dévots, et comme le sieur Joseph Smith, prophète des Mormons me semble un prophète un chouïa trop exclusif de "paroles divines" venant après lui, ou plutôt comme le don de prophétie est réservé dans cette Église à la série de ceux qui l'ont présidée et la préside, eh bien ILS NE SONT D'ORES ET DÉJÀ PLUS MORMONS !!! Voilà un "problème", à la fois théologique et narratif, qui est résolu. Mais ne croyez pas pour autant que je vais écrire de nouveau, pour mettre en conformité avec leur identité nouvelle, les précédents épisodes !!! Banzaï !! Il va vous falloir supporter Steven et ses aventures !
  • sergeclimax69007 Membre suprême
    sergeclimax69007
    • 12 juillet 2012 à 22:35
    "Le Mormon ne croit pas en un Dieu unique, il croit en une multiplicité de dieux, et cette dernière affirmation (qui contredit tous les efforts des Mormons qui veulent passer pour une branche du christianisme) provient du fait qu'il croit que chaque homme peut changer d'essence et devenir un Dieu, par une assomption à travers "le mariage plural", le mariage avec plusieurs femmes, pour peupler infiniment, en dieu accompagné de déesses, des planètes nouvelles."

    Si Arabina - d'autant plus que ce qu'elle cite de moi est tout proche - avait pris garde à ce passage de ma - certes - longue communication, elle ne m'aurait pas mis en garde contre le fait de confondre les Mormons avec les chrétiens : bien que les Mormons affirment croire en la Bible, il est clair que ce "mariage plural" qui est censé les faire devenir des dieux et des déesses est une affaire qui contredit le monothéisme emberlificoté du christianisme (trois en Un, Un en trois).

    Mais plus c'est emberlificoté, plus ceux qui considèrent la théologie comme une partie du genre fantastique se régalent !!! Rendons grâce aux prophètes et aux théologiens, qui sont - à leur manière involontaire - de grands créateurs d'entités fantastiques !
  • sergeclimax69007 Membre suprême
    sergeclimax69007
    • 13 juillet 2012 à 20:27
    "provient du fait qu'il croit que chaque homme peut changer d'essence et devenir un Dieu, par une assomption à travers "le mariage plural", le mariage avec plusieurs femmes, pour peupler infiniment, en dieu accompagné de déesses, des planètes nouvelles."

    C'est pas tellement le faît de se marier, mais ce que tu décris là ressemble étrangement à "la transcendance par le sехе", c'est du mysticisme qui se retrouve dans diverses sectes esotériques. Et qui implique en effet, des rites sехuеls incluant divers partenaires.
    C'est pourquoi ils sont souvent dégénérés. Par exemple, il y a dans cette communauté de nombreux faîts de рéԁорhіlіе, et de faîts іпсеstuеuх.

    Il ne faut en aucun cas les confondre avec le Christianisme ou en tout cas le catholicisme ( les protestants m'intéressent peu), pour qui le dogme mormon, s'apparenterait au satanisme.

    Ps : Je ne suis pas catho.

    "Nocivité des religions". Il faudra des arguments un peu plus constructifs et concrêts, que de prendre en exemple une petite secte se trouvant dans le tгоu du c** de l'Amérique puritaine.
    Sache par exemple que ce que tu crois comme allant de soit, comme le faît de ne pas tuer, est hérité du christianisme. Auparavant, si tu étudies l'Antiquité, il y avait de nombreux cultes dédiés aux sacrifices humains.
    Ensuite je vois venir les gens "La religion provoque la guerre". Mouai, aujourd'hui que l'Europe est dechristianisée, on la fait au nom de ce nouvel ordre moral : les droits de l'homme. Tout ceci n'est que prétexte.
    Bref un peu d'objectivité fait pas de mal parfois, surtout que frapper sur les religions en 2012, c'est de la fausse subversion.

    Il y a un point, parmi d'autre sans doute, que j'ai négligé plus haut, c'est "la déchristianisation de l'Europe". Je comprends bien que certains peuvent être attachés, et tu n'en es que la porte-parole, à un ensemble de croyances, fondées sur un Dieu. Effectivement, ceux-là verront dans la montée de l'indifférence religieuse, dans la possibilité de vivre ouvertement sans Dieu ou en le niant ,une sorte de décadence, le contraire d'un progrès.

    Pour moi, j'aimerais mettre en évidence qu'il s'agit là d'un long processus, qui a commencé avec le révolution d'Indépendance des États-Unis d'Amérique du Nord, qui certes ont des présidents avec Dieu à la Ьоuсhе à chaque discours, mais qui furent les premiers à élever un mur de séparation entre les croyances et le domaine politique, n'inféodant l’État à aucune confession.

    La Révolution française, en coupant la tête d'un roi, signifiait - oh, je ne suis pas partisan de la peine de mort, mais Louis s'était allié à toutes les puissances européennes contre le peuple français - que le temps du gouvernement de droit divin, le temps de la monarchie, pouvoir délégué à un homme par Dieu, était terminé. Et la Révolution française, qui en ses représentants de la Montagne n'était pas athée (cf. la tentative d'instaurer un culte déiste de l'Être Suprême) mais en d'autres si (les Montagnards les appelaient "les exagérés", ouvrit une époque où il n'y eut plus de Roi de France, mais des Rois ou des Empereurs des Français au dix-neuvième siècle : l'homme citoyen surgissait, sans référence à Dieu.

    Et la loi de séparation des Églises et de l’État, de 1905, sépara, définitivement, du moins dans la loi, les cultes et la sphère publique. "La loi reconnaît et garantit la liberté de conscience. La loi ne reconnaît, ne salarie et ne subventionne aucun culte." C'est cela la séсularisation : grand progrès qui permet à chacun de croire ou de ne pas croire, dans l'égalité des droits. Les croyants, de quelque culte qu'il soit, trouve dans cette loi de 1905 une garantie contre tous les abus de conscience que pourrait leur faire subir leur propre hiérarchie ; il n'y a plus de mise au pas possible ; par exemple, le Pape ne peut plus excommunier, c'est-à-dire mettre au ban de la société, et que cette excommunication fasse de vous un réprouvé, un être exécrable odieux à tous et à qui personne n'adresse la parole ; l'excommunication catholique n'a désormais de validité que dans le champ de la religion catholique, sans ses terribles conséquences sociales.

    Alors "déchristianisation", si tu veux, mais d'abord et avant tout une heureuse SÉСULARISATION.

    --- Par ailleurs, quant au "mariage plural", il y a sans doute des ressemblances avec des cultes mystiques orientaux où l'accession au statut divin se fait par la fusion sехuеllе, mais je pense qu'il s'agit d'une ressemblance purement occasionnelle, due à l'opportunisme d'un "prophète", Joseph Smith, qui voulait en bon macho jоuіг sans limites des possibilités du sехе en le couvrant du voile de la "révélation" : la théologie mormone me semble singulièrement manquer d'élan mystique
  • sergeclimax69007 Membre suprême
    sergeclimax69007
    • 16 juillet 2012 à 14:40
    Par ailleurs Arabina emploie l'expression, à propos des Mormons, de "petite secte perdue dans le tгоu du сul de l'Amérique".

    Renseignement pris, les Mormons sont plus de douze millions à travers les monde, ce qui, rapporté à la totalité de la population mondiale, fait peu, certes. Il n'empêche que cette dénomination religieuse n'est pas seulement cantonnée aux États-Unis d'Amérique de Nord ; que son prosélytisme est intense, et que chaque mormon y consacre une grande partie de son temps.

    De plus, dans le courant religieux du Parti républicain, celui qui s'est détaché, pour être, probablement le candidat de ce parti, s'appelle Mitt Romney, et il est de confession mormone. Cet événement-là marque, quand-même, que l’Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours (c'est son nom, en entier !!!) n'est pas un phénomène négligeable ; elle est une puissance religieuse, et non des moindres.

    Voilà pour l'aspect quantitatif, géographique et pour la force d'influence des Mormons.

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