Non ce n'est pas une provocation sехіste.
C'est une question "théologique"



et, aussi, une question de dignité des femmes et de parité des sехеs.
Qu'est-ce que j'apprends en lisant la pièce "Auto da barca do Inferno" (Auto sacramental de "La Barque de l'Enfer"), de Gil Vicente (15e-16e siècle), pièce publiée et traduite par Paul Teyssier, aux éditions Chandeigne, en 2000, dans la "Série lusitane" ?
Suivons les dialogues ATTENTIVEMENT.
- Le gentilhomme : Cette barque, où donc s'en va-t-elle,/toute prête ainsi pour sa route ?
- Le diable : Elle va dans l'île perdue/et doit partir à l'instant même.
- Le gentilhomme : C'est donc là que se rend madame ?
- Le diable ; "Monsieur", pour vous rendre service.
- Le gentilhomme : Dans quel pays vous rendez-vous ?
- Le diable : Je vais en enfer, monseigneur.
Le gentilhomme : C'est un pays peu ragoûtant.
OUI, VOUS AVEZ BIEN LU ; LE DIABLE EST OBLIGÉ(E) DE RECTIFIER. MAIS IL OU PLUTÔT ELLE A BEAU NIER, C'EST DU PIPEAU.
Voici la note à propos des salamalecs de ce passage :
" (...) il faut d'abord expliquer pourquoi le gentilhomme prend le diable pour une femme. Comme l'a montré Maria José Palla, c'est sans doute parce que le Diable, par son allure générale, ET EN PARTICULIER PAR LES SЕӏNS DONT ON L'AFFUBLAIT, PEUT EFFECTIVEMENT RESSEMBLER A UNE FEMME (...)" (page 23 du volume consulté)
Donc le Diable porte des lolos siliconés, des attributs féminins généreux, des mamelles qui peuvent se multiplier ; le Diable est trans-genre ; et même je dirai plus, le Diable est une femme.




Vous ne vous attendiez pas à cette promotion ce soir ?



Voilà l'égalité rétablie !
Femmes, il ne faut jamais désespérer !
