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Le Golem - Gustav Meyrink

Sujet de discussion : Le Golem - Gustav Meyrink
  • volodia Membre habitué
    volodia
    • 22 décembre 2010 à 18:25
    [Image introuvable]
    Editions : NCC fantastique/Stock - Prix 70 Frs à l'époque (1977)
    ISBN 2 7256 0083 9

    Ce roman fantastique étrange et inquiétant a pour toile de fond les vieilles légendes des juifs kabbalistes de Prague.

    Le golem est une figure d'argile animée magiquement, un automate qui personnifie les automates humains que crée la société moderne, avec ses impitoyables contingences. Pas plus que le Golem, l'homme moderne ne choisit son action. Il exécute, comme malgré lui, les ordres qui lui sont donnés par la Société.

    Cependant, par-dessus ces exigences, le Divin vient s'inscrire comme une réalité agissante : "la Ьоuсhе de tout homme devient la Ьоuсhе de Dieu, si vous croyez qu'elle est la Ьоuсhе de Dieu" : vision grandiose de la condition humaines. Ce roman devient ainsi l'expression même de la conditions humaire avec ses misères et sa grandeur.

    Mon avis :

    Ce livre est un classique de la littérature juive, on le lit, le relit sans fin, car au travers de cette histoire, se dresse ce que tout juif attendait à cette époque, un être divin capable de les défendre contre les injustices et les exactions subient par leur communauté. Ce livre nous fait рéпétгег dans le quartier juif de Prague fermé le soir et ouvert le matin à une certaine heure. Il nous fait participer à la vie (parallèle) de de tout un peuple, ргоstіtué, mauvais garçon, étudiant hassidique, rabbi miraculeux qui doivent se "débrouiller pour survivre" dans l'attente de ...
  • sergeclimax69007 Membre suprême
    sergeclimax69007
    • 23 décembre 2010 à 23:35
    -- Dans le domaine fantastique, le Golem, qui tire son existence, sa force et sa puissance d'un écrit, inscrit sur lui, est la transposition laïque de la croyance et de la fidélité juive à la lettre de la thora, au iota près ; cette thora qui transmet des commandements, mais qui -comme le souligne Volodia- est aussi une suite de mots réduits, par les techniques de la kabbale, à des équivalences de chiffres et de nombres, supposés contenir, percer et transmettre des secrets ayant trait à l'univers, à la création vivante de Dieu.

    Je crois qu'il est difficile pour tout non-juif de se représenter ce que comporte le mot écrit, le verbe, à un iota près, pour un juif pratiquant ; n'étant pas Juif, je ne peux que l'imaginer.

    Mais je suis heureux que cette "obsession" juive de la formule écrite ait pu donner lieu à ce roman qui nous restitue une ville de Prague (la ville de Kafka !) que le génocide des Juifs d'Europe aura bouleversée et comme défaite d'une grande part d'elle-même au vingtième siècle.

    --- Et un roman, lu il y a longtemps, à relire !



    -- Vraiment un classique, à préférer à "Frankenstein"-à tout prendre un divertissement de l'épouse du poète Shelley et le résultat d'un pari portant sur l'écriture d'une histoire étrange- pour le lieu de l'intrigue, pour ses sources juives, pour son mystère plus prenant, pour ses implications métaphysiques, pour son atmosphère : "Frankenstein" n'est, après tout, qu'un roman du scientisme triomphant, sans grands rebondissements ; et je n'ai jamais tellement cru à la nature tourmentée de la créature créée et à ses dilemmes, ni à son éloignement définitif et sacrificiel hors de tout contact humain.

    -- Merci Volodia !

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