Mais les ĂȘtres humains partagent, tous, les mĂȘmes processus psychiques et nous sommes tous des ĂȘtres corporels, limitĂ©s, nĂ©s quelque part, dĂ©terminĂ©s, avec des parcours singuliers mais qui se ressemblent.
La singularité individuelle fait écho en chacun, en vertu de cette commune constitution, physique et psychique, des individus humains.
NĂ©cessairement, l'on part de ses pensĂ©es, de ses intuitions, de son expĂ©rience ; qu'il y ait une atomisation sociale en cours qui produit une exacerbation du "moi" est indĂ©niable ; tout aussi indĂ©niable sont les mouvements de rĂ©sistance, dans divers domaines, pour que les sociĂ©tĂ© humaines ne soient pas rĂ©gies par la loi de la jungle, oĂč chacun n'aurait que sa peau Ă sauver. Un site comme celui-ci est structurant, permet de se "frotter" aux autres, de dĂ©caper des rugositĂ©s (je parle de moi), d'ĂȘtre partie prenante de l'humanitĂ©, en ayant comme biais d'entrĂ©e notre orientation sĐ”Ń
uДllД.
Pour ma part, je trouve dans les forums une forme de socialisation.
Les échanges ne sont pas vains : les mots ont du sens.
--- Pour rĂ©sumer ma rĂ©ponse Ă la question : le rabattement sur le "moi" me semble ĂȘtre le fruit vĂ©nĂ©neux de la dĂ©composition sociale actuelle (disqualification massive de la force de travail ; destruction des solidaritĂ©s sociales conquises de haute lutte ; internationalisation exacerbĂ©e du capitalisme prĂ©dateur sous sa forme financiĂšre, spĂ©culative, boursiĂšre ; guerres de destruction des peuples menĂ©es au nom de la dĂ©mocratie).
Il est vrai que nos dialogues peuvent sonner creux, et j'ai souvent eu l'impression -dans ma brĂšve pratique de ce site- de parler Ă des sourds, qui jouaient Ă saute -mouton avec mes propos ; mais je vais persister Ă ĂȘtre moi : je ne peux faire court ; je ne peux effacer ce que je suis ; je suis qui je suis (mais nom de dieu, c'est une citation biblique, et mĂȘme la dĂ©finition que dieu donne de lui-mĂȘme, dans son dialogue avec MoĂŻse !!!



La boucle est bouclée !