--- Mais, bien sûr, que le "physique" (notre apparence, que nous donnons à voir) est une prise donnée aux autres sur nous : c'est ce qui apparaît en premier, et ce qui semble nous résumer aux passants qui passent ; c'est ce qui permet de nous classer dans les infréquentables, "les moches" ; c'est ce qui nous rend "consommable" ou pas, et voyez comme l'absence de photos sur mon profil - par exemple - (même pour préserver mon intimité de rencontres malencontreuses)

est le signe, pour la majorité, d'une évanescence, d'un manque de consistance, presque d'une inexistence. Voyez comme des personnes dont l'annonce est de quatre lignes, par la seule grâce de leurs photos sont populaires !!!
Le "physique" donne prise à des violences, individuelles et institutionnelles, bien sûr : atteint d'un dyskinésie avec troubles extra-pyramidaux (tremblements de la tête et torticolis et troubles de la perception de mоп согрs) - troubles psycho-somatiques grandement atténués par des soins appropriés : merci à la psychanalyse -, j'aurai été, durant toute mon adolescence et mes dix années d'exercice professionnel en collège la cible de rires, de moqueries, de singeries, de rabaissements & même ce handicap, certain, a failli me faire mettre dehors de l'Éducation Nationale (une commission nationale d'aptitude m'avais permis de concourir au CAPES, cependant qu'un médecin conseiller technique auprès du Recteur m'estimait la lie du professorat & m'attendait au tournant, je vous passe les péripéties fort pénibles du recours contre un arrêté me déclarant définitivement inapte à mon métier...). Oui, des violences individuelles et institutionnelles.
Donc, je connais bien - pour en avoir été la cible - les sous-entendus, les regards en biais, les rires sans vergogne, les rejets, les dédains ; je ne vois qu'une "solution" : l'attaque frontale & demander aux rieurs le motif de leur joie insane, pour voir s'ils ont le front de soutenir leur mépris ; comme ces gens-là, en général, comptent sur le consentement servile de la victime à son abaissement, elles en conçoivent quelque honte, qu'il importe de leur cheviller au corps par des questions du genre "Et si c'était votre mère qui était comme ça, vous ririez ?" ; c'est la méthode-boomerang, et là, pas de quartier, œil pour œil, dent pour dent !!!
Si l'on te dénie le droit de vivre, si l'on te montre du ԁоіgt, ce sursaut-là est vital !!! Pas de consentement à la violence que l'on t'inflige ; et démonstrations aux іmЬéсіlеs de leur insanité !!! Je dis "іmЬéсіlеs", car le manque de sensibilité, l'incapacité à se projeter à la place de qui l'on moque relève davantage d'une limitation de l'esprit que d'une méchanceté organisant une volonté de nuire - et là encore en général.