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Le syndrome de Diogène.

Sujet de discussion : Le syndrome de Diogène.
  • anariondu77 Membre occasionnel
    anariondu77
    • 15 septembre 2011 à 21:13
    A l'EHPAD où je travail en tant qu'aide soignant, il y a quelques patients ayant le syndrome de Diogène. Je me suis alors demandé ce que c'était, puis m'y suis intéressé un peu plus en ргоfопԁеuг. Ce syndrome est un trouble du comportement chez la personne âgée - mais parfois également chez les personnes jeunes. Il se caractérise par six grands points.


    - Une mauvaise hygiène corporelle et domestique.

    - Un déni de son comportement qui entraîne la disparition de toute honte.

    - Un isolement social.


    - Une accumulation d'objets - appelé syllogomanie.


    - Un refus d'aide car ce dernier est vécu comme une intrusion.


    - Une personnalité soupçonneuse, distante, déformant la réalité.


    Vous devez vous demander comment cet état psychologique, entraînant un comportement bien particulier, peut arriver ? La solitude, subie ou voulue, semble être l'élément déclencheur. La solitude après la mort d'un conjoint ou d'un parent proche.
  • electriksmile Membre expérimenté
    electriksmile
    • 15 septembre 2011 à 21:14
    A l'EHPAD où je travail en tant qu'aide soignant, il y a quelques patients ayant le syndrome de Diogène. Je me suis alors demandé ce que c'était, puis m'y suis intéressé un peu plus en ргоfопԁеuг. Ce syndrome est un trouble du comportement chez la personne âgée - mais parfois également chez les personnes jeunes. Il se caractérise par six grands points.


    - Une mauvaise hygiène corporelle et domestique.

    - Un déni de son comportement qui entraîne la disparition de toute honte.

    - Un isolement social.


    - Une accumulation d'objets - appelé syllogomanie.


    - Un refus d'aide car ce dernier est vécu comme une intrusion.


    - Une personnalité soupçonneuse, distante, déformant la réalité.


    Vous devez vous demander comment cet état psychologique, entraînant un comportement bien particulier, peut arriver ? La solitude, subie ou voulue, semble être l'élément déclencheur. La solitude après la mort d'un conjoint ou d'un parent proche.

    Intéressant ... enfin si je puis dire. J'aurai appris quelque chose, merci à toi
  • anariondu77 Membre occasionnel
    anariondu77
    • 15 septembre 2011 à 21:17
    Oui je trouve cela intéressant, peut-être parce que je suis aide soignant en gériatrie et que cela me concerne. Mais j'aime mon métier, je le vis très bien, un peu plus de reconnaissance professionnellement serait le bienvenu tout de même
  • romantiquedu14 Membre élite
    romantiquedu14
    • 15 septembre 2011 à 21:22
    Oui,j'admets que c'est intéressant...,dieu merci je souffre pas de ce syndrome...
    D'autres surement!!
    Mais pour conclure,pour les malades,les familles....,et le personnel des établissements de santés et retraites...,c'est vraiment pas évident!!
  • sergeclimax69007 Membre suprême
    sergeclimax69007
    • 15 septembre 2011 à 21:26
    Mais le sentiment de la perte, surtout d'un proche, tandis que s'entame avec difficulté la vie sans lui, sans ce disparu qui hante nos pensées et nos nuits pleines de rêves,
    est maladroititant en soi-même par la douleur extrême (voire la mélancolie lorsque le deuil, et son travail, ne s'élaborent pas)
    si bien que le survivant - plein de la mort de l'autre et identifié à ce mort qui n'a plus que l'accueil de sa mémoire -
    se retrouve boursouflé de remords, du fait de SURVIVRE, et ainsi ne peut-il, dans cette figure pathologique (dont tu m'apprends l'expérience vécue par bien des être humains sous la forme du "syndrome de Diogène")
    que s'expatrier de la société, dégrader son corps et le laisser puer comme les morts, s'abandonner comme les morts sont abandonnés.

    Celui qui se fait Diogène se donne la mort physiologique et social, par le fait de ne pouvoir surmonter & laisser à distance la mort de l'autre familier, dont il perpétue - imaginairement - la présence par sa dégradation personnelle.

    Voilà ce que je crois comprendre de ce que tu nous racontes de ton expérience de soignant.
  • anariondu77 Membre occasionnel
    anariondu77
    • 15 septembre 2011 à 21:26
    Oui romantique, tu fais bien de le souligner que ce n'est pas évident à gérer pour tout le monde finalement. Même pour les voisins de chambre ce n'est pas cool...
  • anariondu77 Membre occasionnel
    anariondu77
    • 15 septembre 2011 à 21:30
    Mais le sentiment de la perte, surtout d'un proche, tandis que s'entame avec difficulté la vie sans lui, sans ce disparu qui hante nos pensées et nos nuits pleines de rêves,
    est maladroititant en soi-même par la douleur extrême (voire la mélancolie lorsque le deuil, et son travail, ne s'élaborent pas)
    si bien que le survivant - plein de la mort de l'autre et identifié à ce mort qui n'a plus que l'accueil de sa mémoire -
    se retrouve boursouflé de remords, du fait de SURVIVRE, et ainsi ne peut-il, dans cette figure pathologique (dont tu m'apprends l'expérience vécue par bien des être humains sous la forme du "syndrome de Diogène")
    que s'expatrier de la société, dégrader son corps et le laisser puer comme les morts, s'abandonner comme les morts sont abandonnés.

    Celui qui se fait Diogène se donne la mort physiologique et social, par le fait de ne pouvoir surmonter & laisser à distance la mort de l'autre familier, dont il perpétue - imaginairement - la présence par sa dégradation personnelle.

    Voilà ce que je crois comprendre de ce que tu nous racontes de ton expérience de soignant.

    Oui je pense que tu n'as pas tort dans ta description et dans l'explication de tes ressentis. C'est aussi la continuité d'une grande dépression. Ces gens qui ont le syndrome de Diogène sont tellement déprimé qu'ils n'ont même plus l'епvіе de se laver, de plaire, de sortir de chez eux. Ils ne pensent qu'à une chose, conserver, conserver et conserver des objets (parfois sans aucune valeur) peut-être pour combler le manque de la personne décédé...
  • geromepx Membre élite
    geromepx
    • 15 septembre 2011 à 21:43
    En tout cas vous devez voir des chose pas drôles.Je vous tire mon chapeau(même si j en ai pas).
  • anariondu77 Membre occasionnel
    anariondu77
    • 15 septembre 2011 à 21:48
    En tout cas vous devez voir des chose pas drôles.Je vous tire mon chapeau(même si j en ai pas).

    Tu n'as pas l'air d'avoir de chapeau mais une casquette... Merci en tous cas pour les gens comme moi qui faisons ce métier avec passion.
  • jigglypuff Membre confirmé
    jigglypuff
    • 15 septembre 2011 à 21:48
    Je connais à peu près ça. Mais le mieux serrait de savoir si ça se soigne et comment... TU le sais?

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