La voiture: symbole de liberté ou plutôt symbole d'addiction?
Je remarque que tu poses, si je ne me trompe, sur ta photographie, juste à côté d'une voiture, qui doit te permettre bien des promenades, libres, et je ne sais pas si tu la bichonnes en la traitant comme un chien que l'on brosse et passe au shampooing le ouiquende.
--- Pour ma part, je n'ai pas de voiture ; pas les moyens ; et pas les réflexes suffisants pour conduire.
--- Des régimes (fascistes) ont voulu en faire un symbole d'accession à la liberté de mouvements : exemple, la Volkswagen, en Allemagne hitlérienne. L'Amérique, des années cinquante et soixante, dans ses films, en a fait un personnage à part entière, parcourant les grandes étendues de ce vaste pays-continent. Et la mythologie s'est emparé de ce moyen de transport, très coûteux, pour l'exalter ; pour exalter sa mâle puissance ou sa finesse toute féminine ; pour nous la faire imaginer comme une extension de la vie familiale ; pour nous la vепԁге comme la clé de la libération spatiale.
--- Lorsqu'un produit est investi, à la fois en termes d'argent et de sentiments à ce point, et qu'on lui fait cette place extravagante dans les villes (oh, parce qu'une politique des transports digne de ce nom serait contraire à toutes "les lois de la concurrence, libre et non faussée"), je ne crois pas qu'il s'agisse d'une dépendance maladive, mais plutôt d'un signe quant au triste état d'une société où -malheureusement- le prix des loyers chassent les gens du centre des villes et les contraint à des embouteillages monstres pour venir y travailler -prenons en compte cela, SVP.
--- Alors, un peu de poudre de rêve, comme il faut de la poudre de riz aux vieux travestis, pour nous maquiller tout cela en liberté, tandis que migrent et refont le parcours en sens inverse, chaque jour, les plus démunis, dans LEUR voiture relèvent du mensonge mythologique et publicitaire nécessaire comme moyen symbolique de maintien de l'ordre social.