Sujet de discussion : Les enfants sont parfois cruels...
etiaw
Membre élite
2 août 2012 à 14:24
Mis à part le texte "Lexomil" du milieu, je suis entièrement d'accord avec vous tous.
Disons que le "Lexomil" tenait en 10 lignes.
sergeclimax69007
Membre suprême
2 août 2012 à 20:01
-- A propos de la notion de "genre " : un colloque organisé par l'Association Française des Professeurs de Sciences de la Vie et de La Terre (AFPSVT) en a traité au début de juillet 2012.
Vous verrez que les enseignants chargés de parler de sехuаlіté aux adolescents sont soucieux de ne la réduire ni à une mécanique, ni à l'attraction hétérosexuelle, et de souligner qu'elle est une construction complexe, progressive, irréductible à l'identité sехuеllе physique. C'est là un progrès à mettre au compte des enseignants, qui ne se montrent ni rétifs, ni opposés, mais consciencieux et sérieux en s'interrogeant sur comment enseigner cela. Par contre, l'AFPSVT souligne combien, quant au "genre", les polémiques des moralistes de droit divin, qui voudraient légitimer le désir dans sa seule version hétérosexuelle, viennent mettre en difficulté la pertinence d'un contenu d'enseignement qui n'est pas abracadabrantesque. VOILA DONC CE QUE PEUT FAIRE L’ÉDUCATION NATIONALE CONTRE L'HOMOPHOBIE : DIRE LA VÉRITÉ SUR LA CONSTITUTION DU DÉSIR SЕХUЕL CHEZ LES ÊTRES HUMAINS !
JE VOUS LAISSE LIRE LE TEXTE D'INVITATION A CE COLLOQUE CI-DESSOUS.
"Colloque de l’AFPSVT
mardi 3 juillet 2012
« Sехе, genre et enseignement des SVT »
Les nouveaux programmes de SVT en classe de Première demandent de traiter dans la partie « Féminin /masculin » une sous-partie nouvelle intitulée « Devenir homme ou femme ».
Elle comporte, à côté de l’étude des déterminismes biologiques du sехе, et de façon plus marquée pour les filières ES et L que pour les sections S, la présentation différenciée de l’identité sехuеllе (qui se construit au sеіп de l’espace social) et de l’orientation sехuеllе (relevant de la sphère privée). Il s’agit là d’éclairages nouveaux sur le grand thème de la sехuаlіté à présenter aux élèves, aussi bien par rapport aux objectifs d’éducation qu’aux objectifs en termes de savoirs.
Les enseignants de SVT peuvent se sentir démunis face à ces questions qui touchent au "genre" (même si ce terme issu des sciences sociales ne figure pas dans les programmes publiés au Bulletin Officiel), alors que leur formation les rend plus familiers de la notion de "sехе", qu'il soit chromosomique, gonadique ou phénotypique.
La polémique récente sur "la théorie du genre à l'école", quelles que soient ses motivations, a pu accroître leurs craintes à enseigner cette partie de programme.
Nous souhaitons par cette journée d’étude apporter des avis d’experts scientifiques qui couvrent largement le champ des savoirs liés à ce thème, et nous entendrons des biologistes et des chercheurs en sciences humaines et sociales nous parler de leurs pratiques scientifiques, différentes mais toujours complémentaires.
Lieu : IUFM Paris – amphi 2 10 rue Molitor 75016 PARIS"
gerarbouchar
Membre habitué
2 août 2012 à 20:17
Léducation des enfants reflettent juste le milieu dans lequel ils évoluent ! Navré , mais quand j entends des gosses insulter des personnes et que j aperçois aprés les parents suis pas trés surpris de leur langage! les enfants entre eux comme l 'écris l un d entre nous sont impitoyables ! en parler a l'école ! je ne sais pas! en famille oui , si les parents sont 'une ouverture d'esprit ! mais pas tout les adultes hélas!
EXACTEMENT. L'attitude des enfants n'es que le reflet de ce que pensent les parents, et s'ils se gardent de propos homophobes en public, il n'en est pas de même à la maison. Les mentalités ont encore beaucoup besoin d'évoluer, et lorsque l'homosexualité sera mieux perçue, surtout dans les villages et les petites villes de province, les enfants seront peut-être un peu moins bellicistes sur le sujet.
sergeclimax69007
Membre suprême
2 août 2012 à 23:37
Ce qu'écris Naka Ankh est d'une grande justesse, réfléchie, pertinente. Ce qui me fait revenir (encore) est sa remarque à propos de la violence de l'homophobie masculine.
Oui, pourra-t-il jamais se construire une identité hétérosexuelle qui ne se fonde pas sur le rejet de l'orientation homosexuelle et sa représentation comme sale et vulgaire et anormale et à dissimuler ?
Pourra-t-il jamais se construire des identités personnelles, englobant les préférences sехuеllеs, qui ne soit pas fondées sur l'exclusion d'un "autre" ?
Pour ma part, je crois que seuls des dispositifs sociaux, comme l'éducation disant la vérité sur la maturation des affectivités (en ne posant pas celles-ci comme des essences données, définitives, et sans mélange) ainsi que des interdits sociaux institués (ni insultes, ni discriminations, ni rejets sournois) peuvent refréner et canaliser et civiliser les sentiments violents qui sont en œuvre, en chaque adolescent, pour cerner et conforter son identité affective et sехuеllе.