Connexion :

Les RaeRae et Mahu : troisième sехе polynésien

Sujet de discussion : Les RaeRae et Mahu : troisième sехе polynésien
  • rrt01 Membre pionnier
    rrt01
    • 11 février 2026 à 23:09

    Dans la société polynésienne/tahitienne, il existe une condition sociologique et anthropologique appelée RaeRae ou Mahu. Un RaeRae est un homme se comportant et se considérant comme une femme. Les RaeRae et Mahu sont des bons exemples de transsexualisme ou de transvestisme liés à la culture. Être Mahu a une signification culturelle, reconnue dans l’histoire de la société polynésienne, et n’est pas le synonyme d’une condition médicale ou psychiatгіԛuе. Être RaeRae, c’est pousser la transformation jusqu’à l’éventuelle hormonothérapie et la chirurgie, en conservant le rôle social traditionnel du Mahu mais en étant susceptible d’être influencé par les rencontres avec les phénomènes de ргоstіtutіоп et d’homosexualité à risque.


    Revue de la documentation scientifique et méthode Recherche dans différentes sources (MedLine, PsycINFO, google scholar), y compris les thèses universitaires (source DUMAS) avec 20 références françaises et anglophones au total.


    Résultats et contenus Nous décrivons le phénomène, le contextualisons et décrivons les hypothèses socioculturelles. Nous retenons une référence liée à une connaissance implicite des rituels polynésiens en particulier sur les sacrifices : ce qui permettait aux Mahu de ne pas subir le sacrifice dont les victimes étaient des hommes. Une discussion générale doit être envisagée autour du DSM-5 avec l’entité du transgenre. La description contribue à une réflexion sur les limites qu’il y a à considérer le genre comme binaire plutôt que comme un continuum non régi par la médicalisation et la psychologisation d’un élément de culture, identifiable d’ailleurs dans d’autres espaces culturels, dont ceux des Amérindiens.


    Mots-clés : transgenre, RaeRae, Mahu, culture polynésienne, identité de genre

  • yannboy2.0 Membre suprême
    yannboy2.0
    • 11 février 2026 à 23:36

    et donc ???

  • rrt01 Membre pionnier
    rrt01
    • 11 février 2026 à 23:39
    En réponse au message de yannboy2.0 :

    et donc ???


    Juste pour présenter Merci !!!

  • pourlemeilleur Membre habitué
    pourlemeilleur
    • 12 février 2026 à 00:02

    En Polynésie, un Mahu est un homme efféminé qui s’habille en homme. Il peut se marier et avoir des enfants.

    Il participe aux activités des hommes et des femmes.

    Il a une façon un peu précieuse pour s’habiller, il porte des bijoux et s’exprime de manière très douce et chantante.

    Attention à ne pas confondre Mahu et homosexuel. Traditionnellement, il n’est pas attiré par le même sехе que lui.


    Un RaeRae est un homme qui se considère comme une femme, s’habille en femme, se laisse pousser les cheveux, utilise les toilettes des femmes. Il choisit un prénom féminin et se fait appeler ELLE.

    Le RaeRae aspire à se mettre en couple avec un hétérosexuel non efféminé et peut éventuellement adopter un enfant de la famille.

    À la maison, elle participe aux activités féminines, telles que le tressage, la fabrication de cosmétiques etc…


    Je pense avoir résumé la différence entre un Mahu et un RaeRae.


    N’hésite pas, cher Philippe, à me dire si je me trompe.



  • rrt01 Membre pionnier
    rrt01
    • 12 février 2026 à 01:59
    En réponse au message de pourlemeilleur :

    En Polynésie, un Mahu est un homme efféminé qui s’habille en homme. Il peut se marier et avoir des enfants.

    Il participe aux activités des hommes et des femmes.

    Il a une façon un peu précieuse pour s’habiller, il porte des bijoux et s’exprime de manière très douce et chantante.

    Attention à ne pas confondre Mahu et homosexuel. Traditionnellement, il n’est pas attiré par le même sехе que lui.


    Un RaeRae

    ...

    Très bonne analyse, c'est exactement cela ! Merci beaucoup, je ne savais pas quoi donner comme problématique !! Moi je me considère un peu, mais vraiment très peu mahu. Mauuruuru Pourlemeilleur !!! T'es fort !!! 🥰😘

  • sim.s-heart Dieu tout puissant
    sim.s-heart
    • 12 février 2026 à 05:23

    Cool 👍

  • rrt01 Membre pionnier
    rrt01
    • 12 février 2026 à 07:25

    Voici les fa'afine de Samoa.


    Le mot fa'afafine comprend le causal préfixe fa a–, qui signifie « à la manière de », et le mot fafine, qui signifie « femme »[1]. Il est apparenté linguistiquement avec des mots dans d'autres langues polynésiennes, comme le tongien fakafefine (également fakaleiti), le wallisien fakafafine, le maori whakawahine, le maori des îles Cook akava'ine, et est semblable au concept hawaïen de māhū[2].


    Le mot d'argot samoan mala (« dévastation » dans le samoan) est moins fréquemment utilisé pour fa'afafine.[réf. nécessaire]


    Les fa'afafine tombent dans la catégorie floue qu'est la transidentité, qui recouvre une large gamme d'identités de genre trouvées partout dans le monde, et dont le flou est utile pour capter les grandes variations d'identité sехuеllе qui se trouvent selon les personnes et les cultures.[réf. nécessaire]


    Cette identité de genre/rôle de genre est reconnue depuis au moins le début du XXe siècle dans la société de Samoa, et certains[Qui ?] avancent l'hypothèse qu'elle fait partie intégrante de la culture samoane traditionnelle.


    Les fa'afafine sont assignés au sехе masculin à la naissance et incarnent explicitement à la fois les traits du genre masculin et du genre féminin. Leur comportement varie généralement d'une féminité extravagante à une masculinité traditionnelle[3].


    Ce troisième genre est si bien accepté dans la culture samoane que la plupart des Samoans affirment qu'ils ont des relations d'amitié avec au moins une fa'afafine; il n'est cependant pas totalement accepté dans d'autres collectivités, comme certains groupes catholiques et par des chefs traditionnels[4].


    Les attitudes de leurs familles diffèrent, certains parents soutenant leurs enfants fa'afafine, particulièrement parce qu'ils sont plus susceptibles de prendre soin d'eux dans leur vieillesse, n'ayant généralement pas formé de famille.

    Enfance et éducation

    modifier

    Assignation par la famille

    modifier

    La fa'afafine est souvent un garçon élevé en tant que fille dans une famille avec trop d'enfants mâles, les parents choisissant des enfants de sехе masculin pour les aider aux tâches ménagères. Puisque faire le ménage est strictement « travail de femmes », ces garçons accomplissant ce « travail de femmes » sont élevés en tant que fa'afafine[5].


    Il y a peu de preuves empiriques pour soutenir cette hypothèse, que ce soit historiquement ou dans la société samoane d'aujourd'hui[réf. nécessaire].


    Les fa'afafine sont parfois simplement des garçons qui ne suivent pas les règles samoanes de la masculinité, qui peuvent être exigeantes, et sont donc vite identifiés en tant qu'efféminés. Leur identité est un mélange complexe de leur propre identité de genre et du rôle sехuеl qui leur est attribué par les autres.

    Traditionnellement, la fa'afafine reçoit l'éducation des femmes dans un Aiga (groupe familial Samoan)[4].


    Les fa'afafine disent qu'elles trouvent qu'être une fa'afafine est agréable et sont nombreuses à affirmer qu'elles « adoraient » participer aux activités des femmes quand elles étaient enfants, comme jouer avec les filles, jouer des personnages féminins au cours de jeux de rôle, s'habiller avec des vêtements féminins et de jouer avec les jouets typiques féminins. Ceci contraste avec les femmes qui ont déclaré qu'elles n'ont qu'« aimé » participer dans ces activités quand elles étaient enfants.


    Certains fa'afafine se souviennent d'avoir cru qu'elles étaient des jeunes filles dans l'enfance, et qu'elles le savaient mieux que les adultes.


    Le fait d'être poussé au rôle de genre masculin est en train[Quand ?] de bouleverser de nombreuses fa'afafine. Un nombre significatif d'entre elles ont déclaré qu'elles « détestaient » les comportements masculins, tels que les jeux et les sports, même plus que les femmes lorsqu'elles étaient enfants


    Rôle dans la famille

    modifier

    Les fa'afafine sont connues pour leur travail et leur dévouement à la famille, dans la tradition samoane de tautua (en). L’idée de famille à Samoa et en Polynésie est nettement différente de celle de l'Occident et inclut tous les membres de sa (la famille communale) au sеіп de la fa'amatai (le système de la famille)[6].


    À Samoa, il y a rarement des moqueries ou des actes déplaisants envers un enfant biologiquement de sехе masculin qui affirme qu'il est une fille. Par exemple, une étude a montré que seule une minorité de parents (20 %) ont essayé d’empêcher leurs enfants fa'afafine d'adopter des comportements féminins.


    Relations sехuеllеs

    modifier

    Les catégories « gay » ou « homosexuel » n'existent pas dans les croyances samoanes. Les fa'afafine, en tant que troisième genre, ont des relations sехuеllеs presque exclusivement avec des hommes qui ne s'identifient pas comme fa'afafine, et parfois avec des femmes, mais apparemment pas avec d'autres fa'afafine[7]. Elles sont généralement sехuеllеmепt attirés par les hommes, mais certaines se marient à des femmes (elles peuvent être socialement contraintes à le faire).


    Nombre

    modifier

    Il a été estimé que 1 à 5 % des Samoans s'identifient comme fa'afafine[8]. L'Encyclopédie de la Nouvelle-Zélande Te Ara estime qu'il y a 500 fa'afafine à Samoa, et le même nombre dans la Samoa de la diaspora en Nouvelle-Zélande[9]. Selon SBS World News (en), en 2013, il y a jusqu'à 3 000 fa'afafine qui vivent actuellement dans des Samoa.

  • rrt01 Membre pionnier
    rrt01
    • 12 février 2026 à 07:32

    Voici les Fakafine du Royaume des îles Tonga.

    Les fakaleiti (ou leiti, lady) et les fakafefine[1] désignent des personnes des Tonga assignées homme à la naissance qui ont une expression de genre féminine.

    Bien qu'une personne fakaleiti dans les Tonga n'est pas nécessairement associé aux identités transgenres ou gays et lesbiennes du monde occidental, les personnes qui grandissent dans des communautés de migrants des Tonga en Nouvelle-Zélande, Australie et aux États-Unis peuvent trouver davantage d'affinités avec ces identités LGBT qu'un fakaleiti dans le royaume insulaire


    Le terme fakaleiti est composé du préfixe tongien faka- (« à la manière de ») et de leiti, emprunt à l'anglais lady (dame). Le terme fakafefine (« à la manière des femmes ») est également présent. Les deux mots désignent des réalités différentes : les personnes fakafefine sont une figure plus ancienne et classique d'hommes se livrant aux activités traditionnelles féminines, tandis que la figure des fakaleiti, plus récente et davantage controversée, désigne des personnes assignées homme à la naissance s'identifiant avec le genre féminin et cherchant à imiter les femmes occidentales[2].


    Les personnes fakaleiti elles-mêmes préfèrent s'appeler leiti ou ladies. On retrouve une distinction similaire en Polynésie française parmi les « hommes-à-la-manière-des-femmes » entre les mahu (plus classiques) et les rae rae (apparus plus récemment)[3].


    En anglais, le terme fakaleiti est parfois traduit par « male effeminates » (« hommes efféminés »)

    Les fakafefine sont des personnes anatomiquement masculines, mais qui endossent les rôles de genre traditionnellement dévolus aux femmes et réalisent les tâches réservées aux femmes : s'occuper du foyer et des enfants, confectionner des nattes et des tapas[2]. S'habillant comme les femmes et passant la majorité de leur temps avec elles, les fakafefine cherchent toutefois à ne pas mettre en avant leur féminité et leur sехuаlіté[2]. Ces personnes s'identifient donc à un modèle féminin tongien traditionnel. Les fakafefine peuvent néanmoins fréquenter des groupes d'hommes - ce qui n'est pas envisageable pour les femmes, et historiquement, certains fakafefine ont été appelés à la guerre[2]. Il s'agit pour Françoise Douaire-Marsaudon de « figures appartenant au répertoire historique local »[2]. La population tongiennes estime même qu'être fakafefine est héréditaire et se transmet en famille, « ce qui veut dire que les fakafefine ne sont pas responsables per se de leur transformation de genre et, du coup, celle-ci n'est pas stigmatisée »[5]. L'intégration sociale de ces personnes n'est pour autant pas toujours évidente, et les enfants fakafefine font face aux moqueries de leurs pairs

    La figure du fakaleiti est apparue plus récemment dans la société tongienne et est beaucoup plus controversée[7]. En effet, ces personnes assignées homme à la naissance ont une expression de genre se rapprochant du modèle de la femme occidentale, à la manière d'une lady : maquillage, tenue vestimentaire et comportement mettant en avant la sехuаlіté féminine, ce qui est « tout à fait contraire aux canons de la féminité traditionnelle »[7]. Les fakaleiti sont beaucoup moins acceptées que les fakafefine et sont souvent perçues comme le résultat d'une occidentalisation néfaste. Ces personnes sont associées aux métiers du tourisme ou du spectacle, mais également à la ргоstіtutіоп[7]. Certaines fakaleiti sont rejetées par leurs proches et victimes de violence[7].


    Aux Tonga, la masculinité est souvent définie comme étant le contraire de la féminité, et les fakaleiti peuvent constituer un exemple de ce qu'il ne faut pas être en tant qu'homme[4]. Toutefois, la perception des fakaleiti varie souvent au sеіп des familles tongiennes.

  • rrt01 Membre pionnier
    rrt01
    • 12 février 2026 à 07:44

    Voici les mahu de Hawaï !!!


    [Image introuvable]

    Dans son film Kumu Hina, Hinaleimoana Wong-Kalu explore ses identités māhu et de femme trans et l'impossibilité de les assimiler l'une à l'autre.


    La majorité d'entre-eux sont dotés de talents innés pour l'éducation, la médecine, la cuisine, la sехuаlіté, la mémoire et les beaux-arts (chants, danses, poésies, confections de bijoux et de textiles en fibres végétales.)


    Chaque Ari'i et Pōmare (chef, roi et reine) possédait leurs propres Māhū.

    Dans le Rēo Mā'ohi, la langue traditionnelle Tahitienne, Māhū signifie « ceux qui émanent des savoirs pures ». Il est composé de la racine du mot « pureté » avec MĀ, et « faire sortir » avec HŪ. Sa définition s'était retrouvé modifiée de l'originale peu de temps après l'arrivée des colons-européens et missionnaires en « Homme Efféminé » ; ce qui est une erreur monumentale de transliteration puisque dans la langue Tahitienne, le mot Efféminé n'existait jamais.


    Le Mémorial polynésien, un ouvrage de référence, ignore les Māhū et dans son Dictionnaire de la langue maorie, édition 1949, Monseigneur Tepano Jaussen, alors vicaire apostolique de Tahiti, ignore même le sens du terme Māhū en tant qu'homme efféminé.


    L'identité Māhū, connotée comme traditionnelle et autochtone, est fréquemment opposée en Polynésie à l'identité rae rae, péjorativement associée à la ргоstіtutіоп et au maquillage, ainsi qu'à l'identité trans essentiellement caractérisée à travers la pratique de la transition médicale[3]. Toutefois, selon Serge Tcherkézoff, cette distinction est trop souvent présentée comme une vérité naturellement enracinée dans les cultures autochtones, en ignorant les nuances et surtout le rôle que joue l'histoire coloniale dans l'auto-identification et l'assignation des identités sехuеllеs.


    Selon la kumu hula (professeure de hula) contemporaine Kaua'i Iki[4]:


    « Les mahu sont particulièrement respectées en tant qu'enseignantes, généralement de chant et de hula. Dans les temps pré-contact, elles jouaient le rôle des déesses dans les danses hula qui avaient lieu dans des temples interdits aux femmes. Elles ont également été considérées comme les gardiennes des traditions culturelles, telles que la transmission des généalogies. Traditionnellement, les parents demandaient aux mahu de nommer leurs enfants. »

    À l'époque des rois Pōmare, elles étaient surnommées arii oi. L'une d'entre elles[réf. nécessaire] fut le conseiller et le confident de la reine Pōmare IV.


    Les premiers navigateurs européens à avoir abordé les îles de l'archipel signalaient déjà leur présence[5], comme William Bligh, le capitaine du HMS Bounty ou James Cook. Plus âgés, ils s'occupent du foyer, ils mangent à l'écart des hommes et dansent et chantent avec les femmes. Ils occupent souvent un poste de domestique auprès d'un noble.


    Un māhū était un homme aux manières très efféminées qui s’habille en Pare'o et ses postures et ses gestes étaient cependant féminins. Généralement, le māhū ne cherchait pas à réprimer ou à rectifier sa façon d’être.


    Plus tard, au XIXe siècle, Paul Gauguin en peint à plusieurs reprises.

    Les mahus sont respectés dans la culture polynésienne. Ils travaillent principalement dans le domaine du tourisme, de l’accueil et dans d’autres domaines relationnels.


    Actuellement, une des plus célèbres māhū est la kumu hula (« enseignante de hula ») Hinaleimoana Kwai Kong Wong-Kalu chanteuse de Cocoa Chandelier.


  • rrt01 Membre pionnier
    rrt01
    • 12 février 2026 à 08:02

    Kumu Hina de Hawaï, à reçu un prix spécial en 2015 au FIFO, Festival International du film Océanien !!




    Désolé c'est en Anglais !!! Soyez indulgent Merci !!!

Pas encore inscrit ? Crée ton profil en quelques clics seulement !