L'immeuble transparent lève une jetée vers la clarté, Illumine des parois blanchies et élargit ses espaces ; La porte coulissante, avec ses senseurs, détecte le vent, Et détaille des reflets, obscurcis ; le passant se distingue Comme un reflet de rêve, mince comme une lamelle Effacée dans l'épaisseur des verres superposés ; Je détermine à peine le tracé de ma silhouette, comment Sentir la présence diffuse du fantôme que je porte, le linge Vide de tout homme vivant, le visage dépouillé de ses traits, Les épaules engoncés dans l’inexistence, l'insistance effarante Du thorax mangé par l'absence ? Comment discerner Ta substance, espérer voir tes yeux bruns, ta maraude de mâle, Tes cheveux alourdis par la négligence, ton regard de frayeur Et de lassitude ? Le va-et-vient des portes coulissantes Épargne une errance fantomatique à mon œil endoctriné de réel !
Climax, le Seize Septembre Deux Mille Dix-Sept.
climax007
Membre élite
19 septembre 2017 à 19:41
L'immeuble transparent élève une jetée dans la clarté,
Pose la chaux sur les parois lisses, matérialise un espace ;
La porte, ressentant les vents avec les senseurs, coulisse
Et décompose les reflets obscurcis multipliés ; le passant
Est un portrait comme un dépôt du rêve, comme une lamelle
Prise entre des verres parallèles ; je détermine à peine
Le tracé de ma silhouette, où est porté la présence
Diffuse de mon fantôme fraternel : l'habit cintrant la silhouette
Du vent, un visage portant ses traits effacés, les épaules
Engoncés dans les flottements, l'intermittence du thorax
Mangé par l'absence ? Comment discerner ta substance,
Espérer voir tes yeux bruns, ta maraude mâle, ton regard
De supplique fière et de lassitude ? Le va-et-vient de la porte
Coulissante épargne une voyance à mon œil endoctriné
Par les réels tangibles !
Texte révisé le Mardi Dix-Neuf Septembre Deux Mille Dix-Sept, Climax007.
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