Sujet de discussion : Mon Dieu, de quel côté attaquer la pente ?
sergeclimax69007
Membre suprême
29 août 2015 à 15:59
Mon Dieu, de quel côté attaquer la pente... L'idée fusait en lui, heurtait les parois de son corps, et se trouvait tellement à l'étroit qu'elle jaillit ; il se forma un beau rétiсule de sang, s'échappant de l'emplacement de sa fontanelle, et cette manifestation prit les formes du point d'interrogation, lourd, massif, noir.
Mais de quel côté attaquer la pente ? Du fait que c'était un unijambiste et de plus un mot réduit à sa plus simple expression, soit la voyelle "A", certes les choses en étaient grandement simplifiées, mais pas au point qu'il n'ait pas à élire un côté, ce qui aurait été le cas si le mot avait appartenu à cette espèce toujours en lévitation, ayant au long des millénaires perdu l'usage de ses pieds et jusqu'aux organes même de la locomotion.
Oui, peut-être enlacer de toute la longueur de ses bras, saisir la chose avec cette tendresse jamais assez exprimée et ensuite pesant comme s'alourdit la cendre après une éruption volcanique.
Oui, avoir le bras assez long pour faire le tour du mot et l'enfermer, avec une сhаlеuг de fournaise, dans le cercle de son amour, et c'est ainsi qu'il prit le mot à bras le corps et au pied de la lettre.
Renoncer à l'escalade, se promener avec les yeux sur les pentes, imaginer ce qui serait une ascension, se voir plantant un drapeau au sommet en signe de propriété, et décidément ne point vouloir de cette victoire facile et tellement vaine : prendre le mot au pied de la lettre est une émotion qui tгапsperce toutes les limites, et vous nimbe d'un orangé ardent, comme si deveniez un arbre fruitier.
Climax, le Samedi 29 Août 2015.
draconis
Légende urbaine
29 août 2015 à 16:08
sergeclimax69007
Membre suprême
29 août 2015 à 16:14
Tiens le grand mаîtге de la normalité morale a approuvé de son sceau certificateur mon texte.
Grand bien lui fasse, de se croire investi d'un tel pouvoir qui le range au côté des papes, des ayatollahs et des autres prétendues sommités, qui seraient dignes d'adulation.
Enfin, si cela peut rassurer notre moinillon sur ses capacités de contrôle des choses, je n'y vois pas plus d'inconvénients que cela.
Ceci posé, la littérature, fondamentalement, ne relève pas, pour en juger, des catégories morales ; ou plutôt, l'esthétique se subordonne les catégories morales, qui interviennent très secondairement.
draconis
Légende urbaine
29 août 2015 à 16:25
Ce sceau et tu devrais t'en réjоuіг, mon petit Climax, démontre : 1) que j'ai lu ton chef d'œuvre. 2) que je n'y ai rien trouvé d'outrancier, le jeu des métaphores étant admis.
Pour ce qui est d'une critique plus approfondie du texte, je doute que tu acceptes mes arguments, tu es plutôt sectaire même en terme de littérature.
sergeclimax69007
Membre suprême
29 août 2015 à 16:38
Mais, Corypheus, reconnais que tu m'attribues un sectarisme avant même d'avoir émis quelques critiques d'ordre littéraire que ce soit ; comment veux-tu, en admettant que je sois effectivement sectaire, que je me corrige, si tu ne t'essayes pas à un échange ?
Comme si je ne savais pas que ce texte - travaillé en à peine une heure - peut être sоumіs à des critiques fondées, pour peu que l'on m'explique et le point de vue et les conclusions.
draconis
Légende urbaine
29 août 2015 à 16:51
Eh bien soit, je tenterai d'émettre une critique argumentée, et nous verrons quelle sera ta réaction, pour l'heure mes jeux m'attendent :)