Par expérience personnelle, je sais que les biologistes auront beau localiser des aires du cerveau spécialisées dans tel type d'activité, ils auront beau identifier tous les neurotransmetteurs possibles (les substances chimiques), la pensée restera irréductible à son fondement physiologique.
----- Ainsi pendant des années, j'aurai absorbé de la sérotonine ; en vain.
---- Les recherches sur la physiologie du cerveau ont sans aucun doute leur utilité, mais elle ne permettent pas de "modéliser" l'activité de la pensée, avec ses affects, ses souvenirs (plus ou moins présents), ses chaînes de pensées, ses atmosphères (joie, tristesse, ...), ses idées, ses confusions, ses représentations, et de plus, le fait que la pensée peut se prendre elle-même pour objet (c'est d'ailleurs ce recul et cette capacité d'observation de nous-mêmes, "la pensée auto-réflexive", qui nous singularise chacun).
--- Ne confondons, donc, pas les fondements physiques de la pensée et la pensée elle-même : ce sont deux niveaux bien distincts.
------ La révolution introduite par Freud, qui a décroché l'âme des sphères immatérielles et a promu les processus inconscients à la place première du fonctionnement psychique, au détriment d'un moi toujours mаîtге de soi, clairvoyant, et transparent à lui-même, a toujours à s'accomplir. Pour tout un chacun.
---- Je m'arrête là. Hughhh



C'est ce que m'inspire ce sujet
[Et je peux dire à notre modératrice belge qui s'inquiète -voir un autre "post"- du fait de sa "belgitude" wallonne d'être incomprise que, probablement, il y aura malentendu quant à ce message ; non pas qu'il soit écrit en wallon ; mais parce que le sujet est complexe, qu'il réclame des développements, mais aussi -en partie- un vocabulaire spécialisé, qui demanderait bien des définitions. Du moins, j'aurai essayé de lier quelques idées.]