Sujet de discussion : Nous sommes les vampires de nos bonheurs... - 6
sergeclimax69007
Membre suprême
9 juillet 2016 à 02:35
Prêter l'oreille
aux riens
nous fait l'âme en volière !
Les paupières du silence recouvrent un puits, Les regards incompris, les regards retenus, Les faces désertées, les visages engloutis, Les mots jetés en vrac, les mots inaboutis.
Nous parlions rarement, misère des journées, Discrétions des tendresses, infinis des regrets, Les mots nous sont opaques très radicalement, Les mots sont étouffés et n'abandonnent pas
A la bonté de l'autre, nous restons en lisière Et connaissons à peine la forme du visage Nous donnant un Ьаіsег, passe la silhouette Dans le temps et la tête, nous sommes les vampires
De nos bonheurs présents, et nous leur tenons tête Par la virilité des mâles éduqués A ne pas reconnaître, à éluder leur être De sрегmе et d'engouement, à ne pas voir les herbes
Des gazons du Vercors, nous pleurons notre mort Dans notre vie présente, et ignorons la tige Des chагԁons aériens, des bleuités dansantes, Nous sommes un escargot mordu par la salive !
Les mots ont des absences pendant toute une vie Et, criblés des non-dits, pèsent en catimini, Sur le bout d'une langue se dessèche un discours, Au bout des mutités il n'est que le secret.
Il n'est pas de recours, mais la course en avant A bien des paysages, et les tailles félines Et les gueules naïves des gars férocement Armés de leurs toisons, des mâchoires carrées,
Des jоuіssапсеs muettes, des carrures d'athlète, Nous déploient l'univers des brisures du cœur, Le dépliement des mots a lieu à tout amour, Prêter l'oreille aux riens nous fait l'âme en volière !
draconis
Légende urbaine
11 juillet 2016 à 17:15
C'était bien jusqu'à la quatrième strophe, je suis obligé de censurer la fin, sorry :)
sergeclimax69007
Membre suprême
22 juillet 2016 à 16:31
Ben, là, je ne vois pas sauf des mots évoquant des réalité humaines ; à moins de causer le précieux contourné, la langue française est condamné à dépérir avec toi, Draсопis ; sérieux, que tu sois taquin, ou plus rempli d'effarouchements, c'est là le type même de texte sans détours mais sans crudités ; comme je te l'ai déjà exprimé, le critère de la censure draсопienne n'est pas le meilleur instrument pour juger d'un texte : la morale est impuissante en critique littéraire !
Enfin, bref !
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