Voici un petit texte à ne lire qu'avec une certaine parcimonie de rationalisme... Regardons-le, soit comme un simple poème soit, pour les plus téméraires, comme un petit koan Zen...
L'obéissance est-elle un signe de faiblesse, lors qu'obéir à soi-même comporte toujours une forme de résistance, où le contenu de l'ordre est déjà vіоlеmment refoulé ?...
C'est alors qu'il convient de :
Savoir faire Silence,
Et ne plus rien regretter ;
Le Présent est Là !
yoomii
Membre suprême
20 septembre 2026 à 14:03
Ton texte fonctionne justement dans cette zone où la logique cesse d’être un instrument de démonstration pour devenir une expérience. Le point le plus intéressant me semble être le paradoxe initial : "obéir à soi-même comporte toujours une forme de résistance" x
Obéir à soi-même paraît, à première vue, être l’absence de résistance : je veux, donc je fais. Mais tu introduis une fissure dans cette évidence. Qui est ce "soi" auquel j’obéis ? Et si l'ordre intérieur est déjà constitué de contraintes, d'interdits, d'habitudes ou de désirs refoulés, alors "m'obéir" peut effectivement être une manière très subtile de résister à une partie de moi-même. Le mot "vіоlеmment" accentue encore cette idée : le contenu de l'ordre n'est pas simplement oublié ou inconscient ; il est refoulé. L'obéissance pourrait alors être le théâtre d'un conflit intérieur dont le sujet ne perçoit plus nécessairement les acteurs x
Et puis survient la rupture : Savoir faire Silence, Et ne plus rien regretter ; Le Présent est Là ! C'est presque une sortie du problème plutôt qu'une solution au problème. Le texte ne tranche finalement pas entre obéissance et résistance. Il suspend la dialectique x
Le "Silence" n'est donc peut-être pas seulement l'absence de parole : c'est l'interruption momentanée du commentaire intérieur qui veut déterminer qui obéit à qui. Et "ne plus rien regretter" ne signifie pas forcément approuver tout ce qui a été fait ; plutôt cesser de demander au passé d'être autre qu'il n'a été.
Quant au dernier vers — "Le Présent est Là !" — il possède quelque chose d'assez zen dans sa simplicité presque tautologique. Le présent n'a pas besoin d'être démontré : il est là avant même que nous commencions à en parler.
On pourrait presque lire l'ensemble comme un petit mouvement en trois temps : Je me questionne - je me tais - je constate. Et dans le dernier temps, il n'y a plus grand-chose à "résoudre". Le paradoxe n'est pas vaincu ; il devient silencieux x
C'est peut-être là que ta "parcimonie de rationalisme" est la plus pertinente : dès qu'on veut trop expliquer le koan, on risque précisément de manquer ce qu'il cherche à faire éprouver x
JulienModérateur
20 septembre 2026 à 15:17
Le tout est de faire en sorte d'obéir à ce qui nous fait рlаіsіг 😉
titus.emile
Membre pionnier
20 septembre 2026 à 15:35
En réponse au message de yoomii :
Ton texte fonctionne justement dans cette zone où la logique cesse d’être un instrument de démonstration pour devenir une expérience. Le point le plus intéressant me semble être le paradoxe initial : "obéir à soi-même comporte toujours une forme de résistance" x
Obéir à soi-même paraît, à première vue, être l’absence de résistance : je veux, donc je fais. Mais tu introduis une fissure dans cette
...
Bravo! Un très grand merci pour cette analyse apportant l'éclairage de mon petit texte : je n'aurais pas su l'expliquer de manière aussi analytique et exhaustive...
De fait, et peut-être est-ce dû à mon âge avancé, ma tête est bien souvent précédée par ma plume : si je continue ainsi, un jour, j'essayerai de concurrencer les Shadocks ...
yoomii
Membre suprême
20 septembre 2026 à 15:37
gill92
Légende urbaine
20 septembre 2026 à 19:37
En réponse au message de yoomii :
Ton texte fonctionne justement dans cette zone où la logique cesse d’être un instrument de démonstration pour devenir une expérience. Le point le plus intéressant me semble être le paradoxe initial : "obéir à soi-même comporte toujours une forme de résistance" x
Obéir à soi-même paraît, à première vue, être l’absence de résistance : je veux, donc je fais. Mais tu introduis une fissure dans cette
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Whoa !!
C'est quoi un koan ?
yoomii
Membre suprême
20 septembre 2026 à 19:39
En réponse au message de gill92 :
Whoa !!
C'est quoi un koan ?
Tu n'es pas bouddhiste toi apparemmentx
gill92
Légende urbaine
20 septembre 2026 à 19:40
En réponse au message de yoomii :
Tu n'es pas bouddhiste toi apparemmentx
Ben non, tu le sais bien.
blue-art
Membre élite
20 septembre 2026 à 19:56
En réponse au message de yoomii :
Ton texte fonctionne justement dans cette zone où la logique cesse d’être un instrument de démonstration pour devenir une expérience. Le point le plus intéressant me semble être le paradoxe initial : "obéir à soi-même comporte toujours une forme de résistance" x
Obéir à soi-même paraît, à première vue, être l’absence de résistance : je veux, donc je fais. Mais tu introduis une fissure dans cette