Pour ma part, j’ai peut-être une approche un peu particulière de la politesse…
J’ai appris, lors de certaines missions militaires, qu’on pouvait parfois pratiquer une forme de « politesse inversée » : penser très fort une chose… et en exprimer une autre, avec calme, maîtrise et courtoisie.
Ce n’est pas forcément de l’hypocrisie. C’est parfois simplement une façon de garder le contrôle de soi, de ne pas offrir à l’autre la réaction qu’il attend… et, accessoirement, de le déstabiliser quelque peu.
Car face à quelqu’un qui cherche la provocation, l’agacement ou l’affrontement, rester parfaitement calme, poli et presque aimable peut devenir assez redoutable. Celui qui attend une réaction vive se retrouve soudain sans prise.
Avec le temps, j’en ai retenu que la politesse pouvait être bien davantage qu’un simple code social : elle peut aussi être une discipline, voire parfois une véritable stratégie de communication.
Et finalement, il faut quelquefois beaucoup plus de maîtrise pour rester courtois que pour dire franchement tout ce que l’on pense !
Alors entre politesse, hypocrisie et polissage… la frontière est peut-être mince, mais tant qu’on garde son calme et son humour, on conserve généralement l’avantage. 😄