Sujet de discussion : Quand je serai bien vieux, rendu à l'amertume
sergeclimax69007
Membre suprême
30 mai 2014 à 01:18
Quand je serai bien vieux, rendu à l'amertume, Il s'éteindra un monde et le tien soutenu Par mon souvenir seul ; quand je serai chenu, En déroute, et perclus, et pris dans le bitume
Caoutchouteux du monde ; dans la toison obscure Des hivers éclipsés avant d'être advenus, Tes souvenirs viendront, en petits rien grenus Me donner à foison cette infinie blessure
De réveiller le temps quand tu étais vivant, Ma foi et ma torture, ma brisure et ma joie, Mon serment et mon rien, mon tout et mon frisson,
Ma peine et mon tourment ; mon âme se clivant Du temps fort languissant et de l'absente soie Retournera vers toi dans un bel unisson.
Climax69007, le Vendredi 30 Mai 2014.
jmtiti13
Membre élite
30 mai 2014 à 14:47
Attend encore un peu tu n'est pas vieux !!!
jean-marie
tom.pillibi
Membre émérite
21 juillet 2016 à 14:19
Serge,
Je t'apporte toute la jeunesse que tu mérites !
sergeclimax69007
Membre suprême
21 juillet 2016 à 19:21
Tu l'as donc, ressuscité, ce texte ! Je pensais, alors, très fort à Simon, à être le seul à porter son souvenir : à ses côtés diaboliques et à sa souffrance d'être inachevé (il savait ses limites) ; et, déjà, à le bercer en moi !
Est-ce que je l'écrirais
toujours et encore
de la même manière ?
Voyons !!!
sergeclimax69007
Membre suprême
21 juillet 2016 à 19:36
Quand mon être en mourant, teinté de l'amertume,
Basсulera un monde portant le tien, inclus
Dans mes souvenirs seuls ; quand je serai reclus
A la fin du sentier, dissout dans le bitume
Omniprésent du siècle ; par la nature obscure
Des hivers terminés avant d'être advenus,
Ma mémoire viendra, des petits riens grenus,
Constamment ranimer mon acide blessure
Me plaçant au moment quand tu étais vivant,
Ma croyance et mon doute, ma brisure et ma joie,
Ma quiétude et ma rage, mon froid et mon frisson,
Mon souffle et mon tourment ; mon âme, se clivant
De ce temps lambinant, de cette absente soie,
Fera retour vers toi pour un bel unisson.
Voilà ce que j'écris à présent,
en reprenant le même schéma !
Le 21 Juillet 2016.
tom.pillibi
Membre émérite
21 juillet 2016 à 21:03
Comme il peut te manquer Simon !
Une belle preuve d'Amour .....
Félicitations
sergeclimax69007
Membre suprême
21 juillet 2016 à 22:07
Tom, Simon me manque, oui ; Simon était un être complexe, fragile, et aussi de ce fait même très troublant ; il a droit, à la fois, à mon amour et à ma compassion ; il s'est suicidé d'anorexie, je ne m'en suis même pas avisé à temps ; voilà aussi la vérité !
L'autre vérité est que je veux aimer follement, tendrement, passionnément ! Un autre homme !
tom.pillibi
Membre émérite
21 juillet 2016 à 22:16
Je suis heureux d'entendre que tu veuilles aimer un autre homme.
Mais qu'attends-tu pour aimer cet homme et nous le présenter!
sergeclimax69007
Membre suprême
22 juillet 2016 à 16:08
La réponse, Tom, t'est apportée par l'existence de Ton Gay.
Elle t'est apportée par la réalité non pliable à me désirs.
Elle t'est apportée par me recherche qui est mais qui ne rencontre pas le mâle sensible, aimant faire l'amour, me prenant dans ses bras, tendre et viril, amoureux des langues et lusophone ou arabophone ou hispanophone ou italophone.
Ne serait-il qu'un mâle sensible, quelle classe !
sergeclimax69007
Membre suprême
24 juillet 2016 à 00:15
Le temps est une dentelière ; le temps est, Certes il n'est pas donné, il n'est pas une essence, C'est une fuite en avant, et nous sommes en instance De jugement par lui , le temps est notre aîné
Mais hors de la famille, le temps un pied-de-nez A nos structures, à nos blessures, à l'insolence De l'immortalité souhaitée à la cadence De chaque instant passé ; le temps est évasé,
Il n'a aucune forme, il est une avancée Effaçant le passage où il est moins que rien ; Mon souvenir collecte la trace oblitérée
De la tendresse infime et du quotidien soin Pour dire "Agasalha-te bem !", et ma saudade Te veille à ton cercueil : il chante ailleurs l'aubade !
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