Connexion :

SALUT

Sujet de discussion : SALUT
  • phil0214 Membre occasionnel
    phil0214
    • 27 octobre 2010 à 18:09
    On parle de société de consommation, mais ne serait-ce pas plutôt de société de compensation dont on devrait parler?
  • milkia Membre élite
    milkia
    • 27 octobre 2010 à 18:55
    Pourquoi?
  • sergeclimax69007 Membre suprême
    sergeclimax69007
    • 27 octobre 2010 à 19:48
    Le terme "société de consommation" a été inventé par des sociologues qui ont bien voulu se laisser abuser par les apparences d'un niveau de vie s'améliorant pour tous, ce qui leur a permis de nier l'existence de classes sociales ayant des intérêts antagonistes.

    Ces sociologues ont voulu nous faire croire à une généralisation du bien-être, à travers la consommation, en présentant cet acte comme la caractéristique de l'époque (Pour la littérature, on se référera au roman de Georges Pérec : "Les choses") alors qu'il s'agit, dans la sphère marchande, de réaliser la valeur de la plus-value ajoutée par le producteur dans et par son travail, et de la réaliser au profit des capitalistes.

    Maintenant que Sarkozy et ses alliés et ses commanditaires veulent nous faire revenir en arrière d'un siècle, plus ou moins, quant à l'aisance, tout le vide de ce terme "société de consommation" apparaît.

    Tout étant marchandise, les hommes (leur force de travail), les choses, le temps, les risques, les services (d'où la volonté politique de briser les services publics), la "nature", et à un stade où le capitalisme détruit les forces productives (et, au premier chef, les hommes et les femmes, à travers un chômage massif et des guerres sans fin sur toute la planète) , je suggère, plutôt que le fadasse et abusif "société de consommation", le terme de "capitalisme omnivore", comme les porcs, ou "société de l'exploitation généralisée". Ce serait plus juste comme caractérisation.
  • sergeclimax69007 Membre suprême
    sergeclimax69007
    • 27 octobre 2010 à 19:55
    Quant à la compensation, ma foi, elle n'apparaît que dans l'ordre de la psychologie, sous la forme d'achats (on parle même dans les cas les plus graves de "compulsion de répétition"), qui nous satisfont, à défaut de pouvoir atteindre des bonheurs plus substantielles.

    C'est un troc, de l'ordre du symbolique (mais d'un symbolique raté et biaisé) entre un objet possédé et la poursuite d'un objet de relation, qui n'est pas à notre portée, que nous ne pouvons ni posséder, ni manipuler : ainsi y a-t-il une piètre "compensation", une piètre mise en équivalence de deux termes qui sont bien loin de s'équivaloir.

    Me semble-t-il.
  • phil0214 Membre occasionnel
    phil0214
    • 27 octobre 2010 à 21:34
    Pourquoi tout ramener à la politique.
    De plus, je pense que pas plus Sarkosy que les autres dirigeants ont à voir dans ce qu'est devenu la société.
    Si le monde est ce qu'il est ça n'est sûrement pas la faute à Sarkosy ( et c'est un mec de gauche qui parle là ) mais bien à ceux qui la compose.
  • neant Membre pionnier
    neant
    • 27 octobre 2010 à 22:14
    Pourquoi tout ramener à la politique.
    De plus, je pense que pas plus Sarkosy que les autres dirigeants ont à voir dans ce qu'est devenu la société.
    Si le monde est ce qu'il est ça n'est sûrement pas la faute à Sarkosy ( et c'est un mec de gauche qui parle là ) mais bien à ceux qui la compose.

    Là je suis d'accord, la politique n'a rien à voir la dedans... la société reste un phénomène de mаssе...
  • sergeclimax69007 Membre suprême
    sergeclimax69007
    • 27 octobre 2010 à 22:40
    Pourquoi tout ramener à la politique.
    De plus, je pense que pas plus Sarkosy que les autres dirigeants ont à voir dans ce qu'est devenu la société.
    Si le monde est ce qu'il est ça n'est sûrement pas la faute à Sarkosy ( et c'est un mec de gauche qui parle là ) mais bien à ceux qui la compose.

    Mais , je ne ramène pas, par un biais réducteur, tout à la politique.

    J'essayais de faire la "généalogie" de cette "expression "société de consommation", et d'en indiquer le rôle sociologique : une arme pseudo-scientifique, qui présente bien, et qui sert à récuser l'analyse sociologique qui reconnaît l'existence de classes sociales, distinctes et antagonistes, qui d'ailleurs n'ont pas les mêmes budgets, ni les mêmes habitudes de consommation.

    Je ne partage nullement cette vision de la société, à laquelle tu sembles accorder du crédit et ta créance, selon laquelle l'atomisation actuelle de la société n'aurait rien à voir avec les attaques contre tout ce qui fait lien social, à savoir les services publics, les retraites par répartition, les conventions collectives, les statuts collectifs, etc., et qu'il n'y aurait pas des causes politiques à l'état des choses actuel.

    L'histoire sociale existe. Et les individus se définissent les uns par rapport aux autres ; il n'y a pas de "moi" absolu, accolé auprès d'autres égos absolus qui détermineraient, souverainement, d'après des règles morales intangibles, leurs besoins et leur consommation, quant à eux et pour eux ; tout cela est étroitement lié à la place qu'ils occupent, en tant qu'individus et en tant qu'appartenant à des groupes sociaux, dans les processus de production.

    Extirper l'individu, comme tu le fais, de son environnement social, de ses appartenances, de sa place et de son statut dans les processus de production est un pur artifice et un tour de passe-passe.

    Alors, ensuite, on peut certes aller à des réflexions sur le fait "qu'on en a plein nos armoires" (Alain Souchon), et sur la compensation (l'objet au lieu de l'objet de relation)... Bon.
  • so18 Membre élite
    so18
    • 27 octobre 2010 à 23:29
    La société est de fait une société de consommation puisque tout est marchand, échange monétaire. Je pense que nous consommons effectivement plus que nécessaire, mais compenser quoi? Sans doute quelques vides dans nos vies, oui, je pense que les deux ne sont pas indissociables, loin de là...
  • phil0214 Membre occasionnel
    phil0214
    • 28 octobre 2010 à 09:30
    Le moi n'as pas tjs été absolu, ça c'est une vérité indéniable, mais j'utilise le passé, pas le présent. Il n'y a qu'a voir comment se sont comportés la GRANDE MAJORITE des gens dans les stations services pour " ne pas manquer d'essence. Et c'est un exemple parmi bcp d'autres.
  • so18 Membre élite
    so18
    • 28 octobre 2010 à 11:49
    Le moi n'as pas tjs été absolu, ça c'est une vérité indéniable, mais j'utilise le passé, pas le présent. Il n'y a qu'a voir comment se sont comportés la GRANDE MAJORITE des gens dans les stations services pour " ne pas manquer d'essence. Et c'est un exemple parmi bcp d'autres.

    Ton exemple aux stations essences ne me semble pas correspondre à la définition du terme de compensation mais plus de "prévision à l'extrême". Si on pousse encore plus loin l'observation, chez moi du moins, la majorité des gens qui faisaient des réserves de carburant sont âgés, ont-il connus des restrictions quelconques??? A voir, ou pas.

Pas encore inscrit ? Crée ton profil en quelques clics seulement !