Pourquoi tout ramener à la politique.
De plus, je pense que pas plus Sarkosy que les autres dirigeants ont à voir dans ce qu'est devenu la société.
Si le monde est ce qu'il est ça n'est sûrement pas la faute à Sarkosy ( et c'est un mec de gauche qui parle là ) mais bien à ceux qui la compose.
Mais , je ne ramène pas, par un biais réducteur, tout à la politique.
J'essayais de faire la "généalogie" de cette "expression "société de consommation", et d'en indiquer le rôle sociologique : une arme pseudo-scientifique, qui présente bien, et qui sert à récuser l'analyse sociologique qui reconnaît l'existence de classes sociales, distinctes et antagonistes, qui d'ailleurs n'ont pas les mêmes budgets, ni les mêmes habitudes de consommation.
Je ne partage nullement cette vision de la société, à laquelle tu sembles accorder du crédit et ta créance, selon laquelle l'atomisation actuelle de la société n'aurait rien à voir avec les attaques contre tout ce qui fait lien social, à savoir les services publics, les retraites par répartition, les conventions collectives, les statuts collectifs, etc., et qu'il n'y aurait pas des causes politiques à l'état des choses actuel.
L'histoire sociale existe. Et les individus se définissent les uns par rapport aux autres ; il n'y a pas de "moi" absolu, accolé auprès d'autres égos absolus qui détermineraient, souverainement, d'après des règles morales intangibles, leurs besoins et leur consommation, quant à eux et pour eux ; tout cela est étroitement lié à la place qu'ils occupent, en tant qu'individus et en tant qu'appartenant à des groupes sociaux, dans les processus de production.
Extirper l'individu, comme tu le fais, de son environnement social, de ses appartenances, de sa place et de son statut dans les processus de production est un pur artifice et un tour de passe-passe.
Alors, ensuite, on peut certes aller à des réflexions sur le fait "qu'on en a plein nos armoires" (Alain Souchon), et sur la compensation (l'objet au lieu de l'objet de relation)... Bon.