Sujet de discussion : Si Dieu existait, il faudrait s'en débarrasser
sergeclimax69007
Membre suprême
3 mars 2013 à 16:27
Abolissant par sa seule existence le simple рlап égalitaire humain, et le relativisant par rapport à un douteux et invisible et inventé absolu, Dieu n'est pas admissible, et il n'est pas supportable, au cas improbable de sa vie en un coin indéfini de l'univers : oui, "Si Dieu existait, il faudrait s'en débarrasser" (Mikhaïl Bakounine, qui précisait : "Même si Dieu existait, il faudrait s'en débarrasser").
Loin d'aider à penser, Dieu cristallise des dogmes, Dieu rend servile les pensées, Dieu les rend répétitives et surannées au fil des siècles de croyances, s'entrechoquant et se croisant pour les grands massacres et s'annulant réciproquement dans leurs affirmations hautaines, absolues, sans répliques.
La pensée humaine a dû s’émanciper des présupposés dictatoriaux de la pensée scolastique (une faillite) pour se figurer le cosmos, pour se représenter l'évolution de la vie, pour soigner les êtres humains (rappelons les temps où toucher un cadavre, et l'ouvrir pour l'observer, était porter atteinte à l'image de Dieu, à la semblance duquel l'espèce humaine était censée avoir été faite), pour penser le temps (pensons à ces fondamentalistes américains pour lesquels le monde remonte à sept mille ans et pour qui les os des dinosaures ne sont que des parties du рlап de Dieu destiné à éprouver la foi des croyants).
La pensée humaine a dû s'émanciper du finalisme, inhérent à la croyance en un Dieu, pour se mettre à envisager la contingence de nos situations historiques, sociales, économiques ; pour sortir de la crainte révérencielle de bousculer l'ordre établi par un Dieu (qui saurait mieux que nous le bien) et éЬгапlег, puis jeter à bas, des régimes, des institutions qui se paraient des vertus de l'éternité sanctifiée par Dieu.
La pensée humaine à dû s'émanciper de cette fausse réponse, de ce mot creux, rempli d'affects, d'illusions et d'impostures ; elle a dû renvoyer, comme un boxeur renvoie son adversaire, Dieu dans les cordes, pour donner la primauté, l'effectivité, la pleine existence au monde dans lequel nous sommes, sans mystérieux arrière-fonds le fondant et le confondant dans sa nullité.
La pensée humaine a dû se détacher de cet absolu impensable pour sortir des jeux alambiqués de la scolastique explorant les abords d'une réalité inconnaissable afin de proclamer la qualité connaissable en droit de tout donné réel, matériel ou spirituel ; elle a dû se séсulariser pour évacuer "l'hypothèse Dieu" et, enfin, se consacrer aux choses elles-mêmes, dans leur dignité de choses pleines, entières, sensibles, explicables, réelles.
La pensée humaine a dû s'affranchir de la prédominance totalitaire de Dieu, et de ses dogmes, pour cesser de réserver à la croyance un coin où la réflexion ne devrait pas s'immiscer (ainsi, pour le pape, est-il interdit de porter le désir de connaissance au-delà du big-bang, en cosmologie, car, là, nous toucherions au domaine de l'acte divin créateur).
La pensée humaine a dû se délivrer des articles de foi pour proclamer que ses recherches n'avaient pas de réponses préalables auxquelles aboutir de toute nécessité, pour ouvrir le champ infini de ses interrogations, de ses recherches, de ses réponses et de ses progrès.
Oui, "Même sii Dieu existait, il faudrait s'en débarrasser" (citation de Bakounine) : ce serait une mesure de salubrité publique.
Et comme nombre de croyants n'ont de cesse de nous bassiner avec leur absolu, il nous faut, athées, agnostiques, indifférents, sceptiques (multiples sont les figures du refus des dogmes religieux), en pratique, dans nos vies et publiquement, comme ici sur ce forum, rappeler combien est prophylactique l'exclusion de l'existence possible de quelque Dieu ; combien, au cas où celui-ci existerait, il nous appartiendrait pour affirmer notre humanité, de le détrôner de ses assises hautaines ; et combien, au cas où il s'opiniâtrerait, après notre mort, à nous réclamer des comptes, avec son trébuchet, il nous reviendrait de lui jeter en pleine face la simple affirmation : "Je suis un homme, et partant de là, je ne dépends pas de toi."
Dans tous les cas de figure : "Même si Dieu existait, il faudrait s'en débarrasser."
En résumé : vive le tyrannicide !!!
boudu
Membre occasionnel
3 mars 2013 à 16:41
Thank you Satan :)
sergeclimax69007
Membre suprême
3 mars 2013 à 17:28
Constatant sur le sujet de Médiévale, à propos de la pensée, une volée de corbeaux croassant leur credo,
pour quelque peu rétablir une autre perspective que la mortifère sоumіssіоп aux "vérités révélées" qui sont un instrument décérébrant,
je suis contraint, histoire de prendre une bouffée d'air non pollué, de livrer, avec véhémence et en vrac, quelques avantages de la pensée dépourvue de Dieu, l'excluant, anéantissant ce présupposé - cet être de pensée -,
et je fais ce plaidoyer en faveur d'une pensée séсularisée, en montrant combien elle eut à lutter contre la scolastique ânonnant savamment les dogmes intangibles, combien elle a ainsi remporté de succès, combien elle s'est ouvert un champ libre à ses questions et à ses investigations.
Le jour où l'athéisme sera proclamé, sur ce forum, urbi et orbi, je commencerai alors à me faire l'avocat du Diable, et à montrer l'insuffisance théorique de la négation de Dieu, mais pas avant.
En attendant ce jour improbable où nous en serions à examiner les limites de l'athéisme, dans un esprit commun, partagé, je veux bien que l'on m'identifie à Satan.
Satan : être éminemment sympathique, car l'adversaire du potentat, car le ver dans le fruit de la "création", car par sa négativité advient le souffle et la bourrasque qui s'enflent contre Dieu.
Je rassure les croyants : pour moi, Satan ainsi que Dieu sont des figures et des symboles formés par nos esprits, et je ne voue aucun culte satanique à l'"Adversaire" !!!
A bas tous les tyrans !!!
weixing
Membre occasionnel
3 mars 2013 à 18:29
Dieu qu'il est barbant !
formid
Membre occasionnel
3 mars 2013 à 20:48
Vaste sujet
gentilcupidon
Membre habitué
3 mars 2013 à 21:02
Oui,vaste sujet....nous avons tous besoin de croire à quelque chose!!Alors pourquoi s'en débarrasser....?
lefablio
Membre élite
3 mars 2013 à 21:31
Oui,vaste sujet....nous avons tous besoin de croire à quelque chose!!Alors pourquoi s'en débarrasser....?
Malheureusement nécessité fait loi et _ça commence comme ça, voire quelles lois on a pondu ... et guerres en son nom
sergeclimax69007
Membre suprême
3 mars 2013 à 22:39
Dieu qu'il est barbant !
Ah, ça, le simple fait de réciter son credo est plus simple et n'exige aucune réflexion. Dans ces matières, on ne peut pas abréger, faire divertissant, complaire. J'ai fait ardent et passionné. Ce n'est déjà pas mal, non ????
Comme les phrases, courtes et expéditives, coûtent peu en réflexions à celui qui en écrit. Comme cette évanescence de la pensée est nulle et non avenue !!!
Je t'en foutrai, moi du "Dieu, comme il est barbant" ; il te faut un dessin animé pour t'expliquer les enjeux d'une pensée débarrassée de Dieu et de ses acolytes ? Eh bien, je ne sais pas faire !!!
--- De toute manière, ici, tout long texte - en général, sauf de rares exceptions - à moins que ce ne soit un épisode d'un roman à la guimauve, n'a jamais eu l'heur de plaire et a toujours reçu le coup de pied de l'âne de celui qui ne voulait pas se fouler les méninges !!!
--- Bon, tout ceci a tellement peu d'importance pour ce passant qui passe ; pourquoi prendre la mouche ?
sergeclimax69007
Membre suprême
3 mars 2013 à 22:45
Oui,vaste sujet....nous avons tous besoin de croire à quelque chose!!Alors pourquoi s'en débarrasser....?
Le fait de la croyance est des plus partagés : croire en des valeurs, et agir en fonction de celles-ci ; croire en un amour partagé et idolâtrer son ami ; etc. ; là n'est pas le problème ; le problème posé est celui de la pensée limitée par les crédos, les interdits, le manque de perspectives et le caractère figé des croyances religieuses.
Grande différence entre celui qui tient l'humanité pour son seul absolu et celui qui tient Dieu pour l'absolu que chacun doit reconnaître et révérer.
L'un place ses espoirs sur le seul рlап humain ; l'autre place les siens dans l'accomplissement d'une Jérusalem céleste.
weixing
Membre occasionnel
4 mars 2013 à 00:13
Barbant, triste et antipathique... pour nos enfants on souhaite qu'ils ne soient pas tous comme ça à l'éducation nationale. aucune pédagogie, juste le monologue creux et rasant d'un syndicaliste arrogant et prétentieux. combien de temps encore nous faudra t'il subir la logorrhée de ce fonctionnaire aigri ?
Pas encore inscrit ? Crée ton profil en quelques clics seulement !